Le CIPP doit 700 354 $ à la Commission scolaire

L'édifice du CIPP sur le campus de l'UQTR.... (Photo: Stéphane Lessard)

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L'édifice du CIPP sur le campus de l'UQTR.

Photo: Stéphane Lessard

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) En plus des 2 millions $ qu'elle doit toujours à la Ville de Trois-Rivières pour des taxes impayées dans le dossier du CIPP, l'Université du Québec à Trois-Rivières doit aussi la somme de 700 354 $ à la Commission scolaire du Chemin-du-Roy, en date du 13 avril, sous forme de taxes scolaires et d'intérêts encourus.

En fait, selon le porte-parole de l'UQTR, Jean-François Hinse, «ce n'est pas là une dette de l'Université, mais bien une dette de l'OBNL (organisme sans but lucratif) qui était propriétaire du CIPP. En récupérant le CIPP, l'UQTR se retrouve à devoir régler les montants dus par l'OBNL», résume-t-il.

Le président de la Commission scolaire, Claude Lessard, estime que ce montant est important dans le budget de la Commission scolaire du Chemin-du-Roy qui, comme on le sait, a été soumise elle aussi à de très lourdes compressions budgétaires l'an dernier.

M. Lessard estime qu'un manque à gagner de 700 354 $ sur un budget de 220 millions $ a des conséquences. Cette année, dit-il, la Commission scolaire subira encore des compressions de 2 à 4 millions $. Quand les compressions «sont rendues à 10 millions $, 700 000 $, ça devient extrêmement important», fait-il valoir.

Du côté de la Ville de Trois-Rivières, on n'a toujours pas de nouvelles de l'UQTR, indique le porte-parole de la Ville, Yvan Toutant.

La direction des finances de la Ville avait fait parvenir une lettre à ce sujet à l'UQTR, en début du mois de mars.

La vice-rectrice à l'administration et aux finances de l'UQTR, Johanne Giguère, avait alors expliqué qu'elle était discussion avec le gouvernement du Québec et que le dossier connaîtrait son aboutissement à la fin du mois d'avril, c'est-à-dire à la fin de l'année budgétaire, dans deux semaines.

Jean-Françoias Hinse a réitéré, hier, que «d'ici le 30 avril, soit la fin de notre année financière, le dossier du CIPP va être réglé de façon définitive et c'est aussi vrai pour les taxes scolaires que les taxes municipales qui restent à régler.»

Selon M. Hinse, «régler les montants dus, ce n'est pas sortir de l'argent de notre budget pour le régler, mais trouver une façon, avec le gouvernement, pour régler cette situation-là.»

«Avant de procéder au paiement des taxes scolaires, on doit recevoir la réponse du ministère de l'Éducation qui travaille actuellement pour déterminer la période de prescription de ces taxes-là. Est-ce que c'est trois ans ou est-ce 7 ans?» Le réponse, dit-il, «change le montant.»

«On ne peut procéder à aucun paiement sans avoir cette validation-là du ministère. On ne l'a pas. Mais on me dit que le dossier va être réglé», dit-il.

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