«Les universités sont en train de devenir les parents pauvres»

Ismaïl Biskri, le nouveau président du SPPUQTR.... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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Ismaïl Biskri, le nouveau président du SPPUQTR.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le nouveau président du Syndicat des professeur(e)s de l'UQTR, Ismaïl Biskri, a réagi, lundi, à l'annonce de nouvelles compressions de 2,8 millions $ auxquelles devra s'astreindre son Université en plus de 7,5 millions $ de coupes déjà appliquées au budget de fonctionnement. «Les universités sont en train de devenir les parents pauvres en termes d'affectations budgétaires. C'est vraiment l'avenir qu'on est en train de mettre entre parenthèse», déplore-t-il.

Au cours d'une entrevue qu'elle nous accordait vendredi dernier, la rectrice, Nadia Ghazzali, a indiqué qu'en regard de ces nouvelles compressions, pour boucler le budget, il faudra possiblement aller jusqu'à des demandes de compressions salariales. Elle a aussi parlé de possibles abandons de programmes d'études, de suppressions d'emplois et d'embauches reportées ou annulées.«Il y a une convention collective qui a été signée et l'on ne peut pas revenir comme ça sur la convention collective pour dire qu'on va couper les salaires ou l'on va geler les embauches», a fait valoir de son côté le président du SPPUQTR.

M. Biskri fait valoir, toutefois, que «l'on n'a pas encore discuté. Je pense qu'il faut discuter d'abord au niveau des exécutifs. Il faut être contacté par Mme Ghazzali pour lancer les discussions. C'est à la suite des discussions que des décisions vont être prises parce que ces aspects-là sont concernés par la convention collective», dit-il.

«On avait des informations à l'effet que le gouvernement allait faire des coupes au niveau des subventions destinées aux universités. Par contre, on n'a pas vraiment discuté au niveau de coupes au niveau de la masse salariale», dit-il.

«Je pense que cette discussion-là, en ce qui concerne du moins les syndicats est prématurée, tout simplement parce que nous n'avons pas encore été saisis par ça officiellement», fait-il valoir.

«Quand on le sera, on va réagir. On va discuter avec nos membres», indique M. Biskri.

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