UQTR: élections à la présidence du Syndicat des professeurs en période difficile

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L'Université du Québec à Trois-Rivières

François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Jeudi et vendredi, les membres du Syndicat des professeurs et professeur(e)s de l'Université du Québec à Trois-Rivières seront appelés à voter pour un tout nouveau président. Cette élection survient dans un contexte difficile de restrictions budgétaires majeures et de climat organisationnel préoccupant.

Le Nouvelliste a rencontré les deux candidats qui s'affrontent à ce poste, Ismaïl Biskri du département de mathématiques et d'informatique, professeur depuis 1998, professeur titulaire depuis juin 2007 et membre de l'exécutif syndical depuis 2006 et Éric Chartier professeur au département des sciences comptables depuis 2004. Le résultat des élections sera dévoilé vendredi.

Le professeur Éric Chartier... (Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste) - image 2.0

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Le professeur Éric Chartier

Photo: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

Éric Chartier

Qu'est-ce qui vous motive à briguer la présidence?

«Il faut une voix qui va être modérée, mais pas faible, une voix qui va être déterminée, qui va être franche, qui va être directe pour protéger les droits des professeurs et travailler de concert avec la haute direction à améliorer les conditions de travail des professeurs et professeures de l'UQTR.»

Quel est l'enjeu le plus important de cette élection?

«La valorisation des professeurs et professeures à l'UQTR, la valorisation de l'importance de la qualité de nos enseignements. Les professeurs ont perdu beaucoup d'espace de terrain depuis les trois dernières années. Par exemple, notre Syndicat actuel a laissé la place aux chargés de cours au niveau des cours en appoint.»

Quels sont les autres enjeux principaux?

«La valorisation de la recherche et du transfert du savoir. Il y a 2,68 millions $ de moins en octrois de recherche et en subventions. Il faut utiliser davantage le service des communications pour faire rayonner les travaux. Il y a aussi le non renouvellement des ordinateurs ou des équipements de recherche depuis 2 ans et l'infantilisation des professeurs dans l'utilisation de leurs fonds de recherche.»

Quels objectifs vous fixez-vous pour ce mandat si vous êtes élu?

«C'est de notre responsabilité de s'assurer qu'il y ait un climat organisationnel sain et une saine gestion. Les membres du comité exécutif du Syndicat ne devraient pas être présents au conseil d'administration, et ce, afin d'éviter les conflits d'intérêts.»

Le climat organisationnel est-il un enjeu dans cette élection?

«Un des enjeux qui pourraient être discutés, c'est une attitude proactive du Syndicat envers ce climat organisationnel qui est malsain. C'est le devoir du Syndicat de protéger ses membres si le droit de gérance vient nuire à la réalisation de la mission de l'UQTR. Et je crois que souvent, on a fait de l'aveuglement volontaire.»

Comment entendez-vous réagir aux prochaines restrictions budgétaires de Québec?

«Selon l'analyse que j'ai faite, il existe à l'UQTR des sommes d'argent qui pourraient être disponibles. Je ne dis pas que ça ne sera pas difficile. Je parle de décisions d'aménagements de bureaux, de nombreux honoraires professionnels au niveau juridique. On pourrait améliorer la situation en mettant les bonnes personnes aux bons endroits. On connaît une explosion des coûts administratifs, peut-être qu'on devrait faire certaines compressions importantes au niveau de l'administration.»

Le professeur Ismaïl Biskri... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 3.0

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Le professeur Ismaïl Biskri

Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Ismaïl Biskri

Qu'est-ce qui vous motive à briguer la présidence?

«Il y a de nombreux défis à relever. Si quelqu'un ne se lève pas pour le faire, l'Université, en particulier l'UQTR qui est une université en région, finira par perdre ses repères et ce qui fait qu'elle est importante dans la région. Avec la mondialisation actuellement, l'économie, c'est l'économie du savoir. Il faut qu'il y ait du financement pour ça. Il y a un enjeu formidable là-dedans.»

Quel est l'enjeu le plus important de cette élection?

«Il n'y en a pas. Tous les défis se valent. Si je dis que la recherche est le défi majeur, je n'ai pas le droit de ne pas donner de l'importance à l'enseignement. Et il y a d'autres défis, par exemple, la saine gestion du budget de fonctionnement. Le Syndicat suit de très près ce dossier.»

Quels sont les autres enjeux principaux?

«Avec les restrictions budgétaires qu'il y a eu au niveau du financement des universités, il y a une pression qui est exercée indirectement sur la recherche et sur l'enseignement. Le financement pour la recherche, c'est vraiment le nerf de la guerre. Le Syndicat doit être vigilant.»

Quels objectifs vous fixez-vous pour ce mandat si vous êtes élu?

«Ce qui me tient à coeur, c'est de défendre le cadre professionnel des professeurs et je vais m'arrêter là. Avec les restrictions budgétaires et les coupes, je veux m'assurer que la priorité s'en va à l'enseignement, à la recherche et à l'encadrement des étudiants.»

Le climat organisationnel est-il un enjeu dans cette élection?

«Dans mon cas à moi, je ne veux pas en faire un enjeu. Je ne veux prendre position pour personne. La seule entité pour laquelle je veux prendre position, c'est les collègues, tous les professeurs qui font des efforts extraordinaires pour maintenir à flot cette université. Tout ce que je peux dire, c'est qu'il ne faut instrumentaliser ni l'Université, ni le Syndicat, ni la Ville de Trois-Rivières à des fins qui nuiraient à l'Université.»

Comment entendez-vous réagir aux prochaines restrictions budgétaires de Québec?

«On va suivre de très près ce que l'Université va faire et avec nos collègues des autres universités, on va faire des interventions auprès du ministère. Les choses vont être suivies de très, très près. Première chose, il faut connaître l'ampleur de ces restrictions.»

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