L'UQTR reporte ses projets de colisée et de football

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L'UQTR remet son projet de colisée à une «date ultérieure».

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Revirement de situation dans le dossier du projet de colisée de la Ville de Trois-Rivières. L'UQTR a en effet annoncé à la communauté universitaire, le 13 mars, que son projet de Centre d'excellence régional académique et sportif (CERAS) est sur la glace pour des questions de «conjoncture économique provinciale» et de «contexte budgétaire».

Le président du conseil d'administrations, Yves Tousignant, a confirmé au Nouvelliste, mardi, qu'il en est de même pour le projet d'une équipe de football universitaire. «Ce projet-là aussi, on veut y aller avec prudence. Il n'y a pas eu de discussions encore au conseil d'administration», dit-il. «Tous les projets d'envergure, à part celui de Drummondville, sont mis de côté pour le moment», dit-il.

Cette décision a été prise le 9 mars dernier par le Comité de régie universitaire qui regroupe la rectrice et les vice-recteurs.

C'est que l'UQTR, qui a encaissé des compressions de 7 millions $ l'an dernier, s'attend à subir de nouvelles coupes dans son budget pour 2015-2016. La direction n'a toutefois pas voulu commenter ce dossier hier.

Du côté de l'Intersyndicale, qui s'est opposée à deux reprises au CERAS pour des questions de capacités financières de l'Université, on estime que le communiqué émis par la direction à ce sujet n'est pas clair. «Les réflexions sont comme arrêtées au niveau du conseil d'administration, mais d'un autre côté, le projet est toujours là. Quel projet est toujours là? Est-ce que c'est le projet global avec la glace de 5000 places? On ne le sait pas», analyse la porte-parole de l'Intersyndicale, Denise Béland.

Cette dernière indique que l'Intersyndicale se réunira cette semaine pour déterminer si elle ira quand même de l'avant avec un sondage auprès de la communauté universitaire pour savoir si elle est en faveur ou non de la construction d'un colisée de 5000 places sur le campus.

De son côté, le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, a confirmé au Nouvelliste, mardi, qu'il «veut réaliser le projet le plus rapidement possible.»

«On est proche de la ligne d'arrivée. Il reste deux options, les terrains de la Ville ou le District 55, pour lesquelles on travaille en étroite collaboration avec le ministère des Affaires municipales pour en arriver à une conclusion le plus rapidement possible», dit-il.

À moins que la Ville de Trois-Rivières n'arrive vraiment pas à une entente avec le ministère des Affaires municipales et de l'Organisation du territoire (MAMOT), la page est donc tournée avec l'UQTR, reconnaît le maire.

Le projet de colisée que vise plus que jamais le maire Lévesque serait géré et administré par l'entreprise privée. La Ville détiendrait un bail emphytéotique et elle garantirait, en échange, un certain nombre d'heures de glace dans cette entente.

«Le scénario du District 55 va être moins dispendieux pour la même pièce d'équipement à cause des paiements ayant lieu de taxes. Avec un promoteur privé, l'avantage, c'est qu'il y a un retour sur les taxes municipales», précise le maire.

Le maire croit que le bail emphytéotique doit être toutefois le plus long possible. Si le ministère «nous oblige à avoir un bail sur 20 ans, il n'y a aucune rentabilité pour la Ville», plaide-t-il. «On négocie la durée de l'emphytéose», dit-il.

Le maire Lévesque ne veut pas faire affaires avec un organisme sans but lucratif (OSBL) dans cette affaire.

Le Groupe Robin possède les terrains que la Ville veut lui acheter.

La Ville devra aussi aller en appel d'offres auprès des entrepreneurs privés pour la construction du colisée, dit le maire. La Ville va louer de cette entreprise jusqu'à la fin de l'emphytéose. À la fin, la bâtisse appartiendra à la Ville.

«Le gouvernement veut qu'on ait un lien sur le bâtiment», d'où l'emphytéose, explique M. Lévesque.

La subvention de 26,8 millions $  pour ce projet est toujours là, a confirmé mardi Gabriel Fortin du cabinet du ministre Jean-Denis Girard.

Yves Lévesque préfère le partenariat, pour réaliser ce projet, car «partenariat équivaut à économie de coûts» à cause des paiements ayant lieu de taxes, plaide-t-il, d'où l'intérêt pour une entreprise privée au District 55.

Malgré ce qui se dessine, Yves Lévesque reconnaît qu'il rêve d'un tout autre scénario, beaucoup plus rentable pour la Ville, mais qui ne répond pas aux critères du ministère. «On est capable de démontrer que si l'on construit le projet et qu'on subventionne l'entreprise privée pour un projet dans lequel la Ville louerait pendant 25 ans des heures de glace et après ça, que ça reste une propriété privée (qui paie des en-lieu de taxes, précise-t-il), c'est le montage financier, pour la Ville, le plus intéressant. Après 25 ans, ça représente un gain de 500 000 $», plaide le maire. «Mais le ministère ne veut pas», dit-il.

Rappelons que l'UQTR avait toujours affirmé, encore tout récemment, qu'elle était en mesure d'aller de l'avant avec son projet de CERAS malgré les restrictions budgétaires auxquelles elle était confrontée et n'attendait que la décision de la Ville.

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