UQTR: Martin Gélinas parle maintenant de complot

L'ancien vice-recteur Martin Gélinas.... (François Gervais)

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L'ancien vice-recteur Martin Gélinas.

François Gervais

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'ancien vice-recteur aux ressources humaines de l'UQTR, Martin Gélinas, vient de déposer quatre nouvelles plaintes à la Commission des normes du travail contre l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Il indique à la Commission avoir «des motifs raisonnables et probables de croire» qu'il a été «victime d'un complot» qui a finalement mené à son congédiement, le 9 février dernier.

M. Gélinas croit que son congédiement est survenu «en représailles à [sa] plainte de harcèlement psychologique (...) ainsi qu'à [sa] plainte de congédiement sans cause juste et suffisante.»

Rappelons que M. Gélinas avait en effet déjà déposé des plaintes contre la rectrice, Nadia Ghazzali et l'ancien vice-recteur intérimaire Gilles Charland qui seront entendues, à la fin du mois, par la Commission des relations du travail.

L'ex-vice-recteur croit aussi que l'UQTR l'a congédié, le 9 février dernier, «en représailles à ma collaboration à une enquête faite en vertu de la Loi concernant la lutte contre la corruption.»

Rappelons que l'Unité permanente anticorruption a fait ou fait toujours enquête à l'UQTR et que plusieurs personnes ont été rencontrées par des enquêteurs au cours des derniers mois.

Finalement, Martin Gélinas indique qu'il a des motifs de croire qu'il a été remercié, en février, «afin de créer une situation qui rendra impossible à exécuter toute ordonnance de réintégration.»

L'ancien vice-recteur joint à sa plainte des lettres fort élogieuses à l'endroit de sa prestation de travail qui avaient été rédigées par l'ancien recteur de l'UQTR, Ghislain Bourque, en 2009 et 2011.

Au terme de trois années à son poste aux ressources humaines, le comité d'évaluation avait aussi octroyé la mention de «remarquable» à la performance de M. Gélinas dans son travail aux ressources humaines.

Le recteur à ce moment-là, Ghislain Bourque, avait accordé une prime au rendement de M. Gélinas pour son «sens aigu de la solidarité institutionnelle». Le recteur indiquait que M. Gélinas avait réussi, même, à provoquer «une diminution significative des griefs.»

M. Gélinas, rappelons-le, sera entendu à la fin du mois devant la Commission des relations du travail pour des plaintes de harcèlement psychologique et de congédiement sans cause juste et suffisante.

Dans les nouvelles plaintes qu'il vient de déposer à la CNT à la suite de son congédiement définitif, M. Gélinas dit détenir des preuves que l'UQTR avait annoncé son intention de le congédier avant qu'il soit trouvé coupable de harcèlement criminel envers la directrice des communications d'alors, Guylaine Beaudoin, en juillet 2014.

Rappelons que M. Gélinas a reçu une absolution conditionnelle d'une année, dans cette affaire. La juge qui avait entendu cette cause avait fait remarquer, dans son jugement, que «certains dirigeants de l'UQTR ont instrumentalisé ce conflit entre ces deux personnes et ont créé un build-up qui nous amène ici.»

L'avocat de Martin Gélinas. Me René Duval, explique que les nouvelles plaintes déposées par Martin Gélinas à la CNT sont «des plaintes de représailles.»

Les nouvelles plaintes sont déposées à ce stade-ci parce que M. Gélinas n'est plus suspendu. Il est congédié, explique Me Duval. «Et les motifs de la suspension ne sont pas les mêmes que les motifs pour le congédiement», dit-il, en ajoutant que cela est «préoccupant».

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