L'alcool s'invite aux Jeux de la communication à l'UQTR

L'administration de l'UQTR a été contrainte de bloquer... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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L'administration de l'UQTR a été contrainte de bloquer ses portes aux Jeux de la communication dès vendredi pour cause de «débordement», obligeant les 300 étudiants inscrits à se tourner vers l'hôtel Delta pour la poursuite de leurs activités.

Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'alcool aura causé bien des maux de tête aux organisateurs des Jeux de la communication 2015, tenus en partie à l'Université du Québec à Trois-Rivières. En effet, l'administration de l'Université a été contrainte de leur bloquer ses portes dès vendredi pour cause de «débordement», obligeant les 300 étudiants inscrits à se tourner vers l'hôtel Delta pour la poursuite de leurs activités.

«Les étudiants ont dû quitter le campus vendredi après-midi en raison du non-respect du contrat signé entre le comité organisateur et le Service aux étudiants de l'UQTR. L'entente stipule qu'il est interdit de consommer de l'alcool dans les locaux de l'UQTR, à défaut de quoi l'activité qui se déroule sur le campus prend fin», a confirmé Serge Boudreau, porte-parole de l'Université.

Ainsi, les gardiens de sécurité se sont vus dans l'obligation d'interdire l'accès de l'Université aux délégations estudiantines en provenance d'un peu partout au Québec, entre autres l'Université de Sherbrooke, l'Université Concordia, l'Université de Montréal, l'Université du Québec à Montréal, l'Université Laval, l'Université du Québec en Outaouais, l'Université d'Ottawa et, évidemment, l'Université du Québec à Trois-Rivières.

L'un des membres de la délégation trifluvienne indique que certains débordements étaient à prévoir. «C'est sûr que c'est quand même 300 personnes, 300 jeunes, des fois ça peut... surtout le soir, ça fête et tout.» Selon une autre organisatrice, Mélissa Doucet, c'est «à peine 10 % de personnes qui auraient causé quelques débordements». À son avis, si l'Université avait assuré une gestion plus serrée des allers et des retours des étudiants, toute cette histoire serait morte dans l'oeuf. «Ce n'était pas à nous à faire la sécurité. Quand les gens entraient, ils [les gardiens de l'UQTR] auraient pu vérifier les sacs, vérifier les gourdes pour s'assurer qu'aucun alcool n'entrait dans les lieux de l'établissement scolaire, mais ça n'a peut-être pas été fait.»

Selon la présidente des Jeux 2015, l'étudiante Cathy Simon, un manque de communication entre le comité organisateur et l'Université est à la source de cet imbroglio. Comme elle avoue ne pas savoir si de l'alcool a été consommé dans les locaux du campus, Mme Simon s'explique mal la décision de l'UQTR dont elle a pris acte vendredi soir à 23 h. Ne faisant ni une ni deux, le comité s'est aussitôt tourné vers l'hôtel Delta afin de compléter cette édition. Samedi matin, l'UQTR aurait signalé sa volonté de recevoir à nouveau les délégations étudiantes, mais trop tard, des arrangements ayant déjà été conclus avec le Delta.

Somme toute, sur le podium, la délégation de l'UQTR s'est particulièrement démarquée, remportant l'or dans la catégorie médias sociaux, l'argent en presse écrite et le bronze en relations publiques et en débats oratoires.

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