Colisée: un risque financier trop important, dit le Syndicat des professeurs

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Pour le syndicat des professeurs de l'UQTR, la construction d'un colisée de 5000 places représente des risques financiers trop importants dans le contexte actuel.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le Syndicat des professeurs de l'UQTR «croit toujours que la construction d'un colisée de 5000 places sur le campus représente des risques financiers beaucoup trop importants dans le contexte actuel.»

Un sondage sera d'ailleurs tenu auprès des professeurs à ce sujet, indique le Syndicat dans l'édition de mars de son journal interne, Le Point d'ancre, parue lundi.

«Les autres membres de l'Intersyndicale des personnels de l'UQTR soumettront également un sondage auprès des professionnels, des employés de soutien et des chargés de cours», signale le document. L'Association générale des étudiants se joindra à l'Intersyndicale dans le cadre de ce sondage, précise le journal interne.

On se souviendra qu'en décembre dernier, l'Intersyndicale et l'AGÉUQTR avaient demandé au conseil d'administration del'UQTR de ne pas aller de l'avant avec le projet du CERAS ou Centre d'excellence régional académique et sportif qui comprend la construction d'un colisée sur le campus trifluvien.

Le Syndicat des professeurs rappelle que les universités québécoises font face à des compressions sans précédant, incluant l'UQTR qui a dû faire des coupes de 7 millions $.

Selon le Syndicat, «la direction n'ayant pu ou voulu faire la démonstration d'une répartition équitable des compressions envisagées à titre d'objectifs pour tous les services à l'Université et présenter le détail, le Syndicat l'a invitée à respecter intégralement la convention collective sur le plancher d'emploi et sur le renouvellement des ordinateurs pour les professeurs», peut-on lire dans le journal interne du Syndicat. Un grief a d'ailleurs été déposé sur cette question.

La vice-rectrice aux finances et à l'administration, Johanne Giguère, a réitéré, lundi, la grande importance qu'elle accorde à l'adhésion de la communauté universitaire au projet du CERAS.

«On est toujours en attente de la Ville de Trois-Rivières». explique Mme Giguère, c'est-à-dire qu'il faut attendre ce qui va se passer avec la subvention promise par l'ancien gouvernement.

«On a eu un changement de gouvernement. C'est possible que les subventions ne soient plus au rendez-vous ou soient le double de ce qu'on s'attendait», dit-elle. «Peut-être que le montage financier pourrait inclure des subventions du fédéral», fait-elle valoir.

Mme Giguère estime qu'il faut s'assurer que la communauté universitaire soit au rendez-vous. S'il faut tâter son pouls, «il faut le faire au bon moment», propose-t-elle, c'est-à-dire au moment où «un projet structuré et mobilisateur» sera présenté, estime-t-elle.

Élections au Syndicat

D'autre part, le Syndicat des professeurs connaîtra d'importants changements au sein de son organisation lors des élections qui se tiendront à la fin du mois.

Le président par intérim, le vice-président aux affaires syndicales et le secrétaire ne solliciteront pas de renouvellement de leur mandat. En fait, cinq des sept postes d'officiers du comité exécutif du Syndicat devront être comblés à l'occasion des élections qui se tiendront les 26 et 27 mars.

Le professeur Ismaïl Biskri, qui est actuellement vice-président aux affaires universitaire depuis 2007, a fait connaître son intérêt pour la présidence, indique Le Point d'Ancre.

Le périodique interne du Syndicat ne mentionne toutefois pas l'intérêt du professeur Éric Chartier de présenter lui aussi sa candidature, intérêt qu'il a fait connaître il y a quelques mois déjà en lien avec le climat qui règne présentement à l'UQTR. Le Syndicat, indique M. Chartier, «a été informé depuis plusieurs semaines de mes intentions.»

On se rappellera que le président du Syndicat, Pierre Baillargeon, avait démissionné l'automne dernier, avant la fin de son mandat, «pour des raisons personnelles». Il fut remplacé par intérim par Alain Chalifour. Or, après 12 années d'implication au sein du Syndicat, M. Chalifour annonce que non seulement il ne briguera pas la présidence, mais qu'il se retire complètement des activités syndicales. «Il peut apparaître surprenant que mon départ concorde avec les événements actuels», écrit-il en qualifiant lui aussi ses raisons pour partir de «personnelles». M. Chalifour explique qu'il entend, en fait, se recentrer sur ses activités professionnelles. Il ajoute que «les membres du comité exécutif avaient pour objectif d'encourager la venue d'une relève au Syndicat.»

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