UQTR: Gabias pourrait témoigner

Me André Gabias... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Me André Gabias

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Me André Gabias compte bien se garder de tout commentaire à la suite du passage de l'ex-directeur des équipements de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Alain Fournier, devant la Commission des relations du travail (CRT) vendredi dernier. Du moins, il s'accorde «une obligation de réserve»... temporaire.

«Je peux en retour comprendre qu'avec ce que j'ai lu [dans Le Nouvelliste de samedi], je peux être appelé à témoigner [devant la CRT]», signale l'ancien secrétaire général qui, dans le cadre de ses fonctions, devait veiller à la saine gouvernance de l'Université.

Ainsi, «en tout respect pour la procédure légale et de par la nature du poste que j'occupais, j'ai une obligation de réserve», avoue M. Gabias. «Deuxièmement, à partir du moment où j'ai été mentionné dans une procédure, c'est possible que je sois appelé à témoigner. Dans les circonstances, j'ai deux bonnes raisons de ne pas pouvoir commenter quoi que ce soit.»

Rappelons que M. Fournier a déclaré la semaine dernière que la vice-rectrice à l'administration et aux finances, Johanne Giguère, avait reçu le «mandat» de se débarrasser de Me Gabias d'une manière ou d'une autre, directement ou indirectement, voire en lui retirant les outils dont il avait besoin pour accomplir avec efficience les tâches inhérentes à ses fonctions de Secrétaire général de l'institution. Entre autres, la vice-rectrice aurait demandé à ses collègues de faire parvenir à Me Gabias les dossiers dont il avait besoin à la dernière minute afin qu'il n'ait pas la latitude nécessaire pour en décortiquer le contenu.

En décembre 2013, un rapport rédigé par la firme Raymond Chabot Grant Thornton signalait justement des délais et des retards dans la prestation de service offerte par le Secrétariat général. En mai 2014, Me Gabias quittait son siège au Secrétariat général et se voyait octroyer par l'Université une année de congé de perfectionnement, tout en bénéficiant du programme de mobilité des cadres en vigueur à l'Université du Québec qui rembourse, généralement, 100 % du salaire et des avantages sociaux du cadre supérieur.

Dans son témoignage, M. Fournier parle ni plus ni moins de «vendetta» contre celui qui était alors «le gardien de l'ordre et de la moralité des contrats» octroyés par l'administration universitaire et qui devait s'assurer du respect des règles contractuelles.

Notons par ailleurs que Me Gabias siégeait d'office sur le comité d'éthique et de déontologie des membres de la commission des études, instance qui, en mai 2013, recommandait ni plus ni moins la destitution de la rectrice Nadia Ghazzali pour des irrégularités administratives en lien avec sa propre chaire de recherche. Le conseil d'administration de l'UQTR avait alors, malgré tout, décidé de maintenir en poste Mme Ghazzali.

Quant au «climat de terreur» qui semble gangrener de l'intérieur l'administration universitaire depuis plusieurs mois et qui refait jour à la CRT, Me Gabias entend réserver ses commentaires.

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