Problèmes à l'UQTR: les médias et un petit groupe blâmés

La rectrice de l'UQTR, Nadia Ghazzali, blâme les... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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La rectrice de l'UQTR, Nadia Ghazzali, blâme les médias et un petit groupe de personnes pour les problèmes qui persistent dans son institution.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Il y a des problèmes, on ne va pas le nier», a reconnu mardi la rectrice Nadia Ghazzali en parlant de ce qui se passe à l'Université du Québec à Trois-Rivières.

Ces problèmes proviennent des médias ainsi que de deux dossiers de ressources humaines, a expliqué Mme Ghazzali alors qu'elle s'adressait, mardi, à la communauté universitaire.

«Toute cette saga-là médiatique, elle provient essentiellement de deux types de problématiques. Des problématiques qui émanent de certains projets immobiliers», dit-elle «et de deux dossiers de ressources humaines», a-t-elle précisé.

«C'est un petit groupe de personnes ayant une démarche organisée, structurée qui veulent déstabiliser la direction. On a reçu des menaces. On a reçu des lettres d'intimidation. Les lettres d'intimidation ont été envoyées à la police. Nous ne céderons pas à la pression», a-t-elle affirmé.

Relativement aux dossiers de ressources humaines, Mme Ghazzali a précisé qu'il n'est «pas question qu'on étale quoi que ce soit sur la place publique si ce n'est pas du domaine public.»

Quant à la mise en demeure reçue par le président de l'UQTR, Yves Tousignant, relativement à des propos qu'il a tenus dans Le Nouvelliste au sujet de la tentative de Me René Duval de le faire déclarer inhabile à siéger, le vice-recteur Olivier Malo a fait valoir: «Quand on regarde ce que M. Tousignant a dit, si vous relisez Le Nouvelliste de la fin de semaine versus tout ce qui a été insinué à l'endroit de l'Université et ses administrateurs, il y a très loin de la coupe aux lèvres.»

«Comme vous le savez, on a un petit problème avec les médias», a poursuivi la rectrice. «Ce que vous devez savoir, c'est que dans la majorité des articles qui sortent, des reportages, des interventions, on ne nous demande pas notre avis», indique-t-elle. «Ce qui est véhiculé, c'est une version des choses. Et même lorsque ça nous arrive de donner notre avis, il n'est pas pris nécessairement en totalité», dit-elle. «Nous avons un problème avec les médias et nous essayons de tout faire pour essayer de remédier à ce problème-là», dit-elle.

Après avoir abondamment vanté les vertus de son équipe de direction, Mme Ghazzali a tenu à remercier les membres du conseil d'administration. «Je dois vous l'avouer, ils ne l'ont pas facile. Les pressions sont fortes», a-t-elle souligné.

Vantant la tenue exemplaire de son conseil d'administration, Mme Ghazzali assure que dans certains dossiers, «on a informé le ministère parce qu'on avait des malaises par rapport à certains projets et bien sûr, tout ça a été remis au Vérificateur général, comme vous le savez, qui est chez nous depuis septembre dernier. Là, il complète l'information. Il ratisse très large», dit la rectrice en précisant que le rapport sera déposé à l'Assemblée nationale en mai.

La rectrice a aussi parlé du dossier de la visite de l'Unité permanente anticorruption. «C'est sûr qu'on n'est pas toujours très rassuré lorsque l'UPAC vient nous voir», dit-elle en rappelant que «l'UPAC est venue rencontrer notre président en juin 2014. Ça fait plus de six mois. Ils nous ont demandé un certain nombre d'informations qu'on a remises. Ils ont rencontré un certain nombre de personnes dans certains dossiers, surtout des dossiers immobiliers. C'est ce qui fut fait et la vice-rectrice administration et finances a répondu déjà aux questions au mois de juillet 2014. Ce qu'ils nous ont dit: Ce n'est pas une enquête. Ils n'ont pas le mandat, ils ne font pas de perquisition. Ce qu'ils font, c'est de ramasser l'information parce qu'il y a, on ne va pas se le cacher, des plaintes et des plaintes de l'interne qui ont été transmises à l'UPAC. Si l'on est fautif, les gens vont débarquer chez nous», dit-elle. «Vous le saurez très vite. Mais jusqu'à preuve du contraire, les choses vont bien», assure Mme Ghazzali.

La rectrice a rappelé que l'UQTR est devant la Commission des relations du travail pour deux dossiers. Nous n'allons pas traiter ça avec les médias sur la place publique parce qu'il y a de l'information qui est confidentielle», dit-elle.

«Lorsqu'il y a lieu d'avoir la confidentialité, nous respectons ça. On sait très bien que ça coule par la suite dans les médias, mais on a pu remarquer quand même depuis au moins un an, les choses s'améliorent», dit-elle.

Personne dans l'assistance n'avait de questions à poser malgré une période réservée à cet effet à la fin des interventions de la rectrice et du vice-recteur Olivier Malo.

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