UQTR: des échos à l'Assemblée nationale

L'Université du Québec à Trois-Rivières.... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La situation qui prévaut au niveau de la haute administration de l'UQTR a eu des échos jusqu'à l'Assemblée nationale, mardi.

La députée caquiste Sylvie Roy a pris la parole durant la période de questions dans le dossier de l'UQTR. Elle a d'abord indiqué que le rapport rédigé par la firme Raymond Chabot Grant Thornton et commandé par le conseil d'administration, au début du mandat de la rectrice Nadia Ghazzali, «conclut à plusieurs lacunes dans la gouvernance et la gestion. Le rapport recommande qu'un accompagnateur soit mandaté pour aider la rectrice dans sa gestion», a rappelé la députée Roy.

Cette dernière a demandé si «le ministre de l'Éducation a pris connaissance de ce rapport» et ce qu'il entendait faire «pour ramener l'ordre à l'Université du Québec à Trois-Rivières».

Le ministre Yves Bolduc a répondu ceci: «Nous avons été informés qu'il y avait des problématiques à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Nous avons demandé au Vérificateur général de faire une vérification et nous attendons le rapport. Je n'ai pas pris encore connaissance du rapport. Avant de commencer, j'ai l'intention vraiment de prendre connaissance et, à ce moment-là, j'aurai l'occasion de laisser savoir à la députée ce que nous ferons.»

La députée d'Arthabaska a ensuite tenté de savoir si Patrick Lahaie, ancien conseiller de Pauline Marois et mandaté pour diriger le Bureau de la rectrice ainsi que Danielle St-Amand, ancienne députée libérale, sont les personnes qui vont «accompagner et remettre de l'ordre dans la gouvernance de l'Université».

Le ministre Bolduc s'est limité à dire que «ce qui est important à ce moment-ci, c'est qu'on prend au sérieux la situation de l'Université du Québec à Trois-Rivières. Nous savons qu'il y a eu des problématiques de dénoncées. Nous avons, je pense, été prudents. Nous avons également demandé au Vérificateur général de faire rapport. Nous allons entendre le rapport du Vérificateur général et, en temps et lieu, les décision seront prises», a déclaré le ministre.

Mme Roy a répliqué en rappelant que «le comité d'éthique et de déontologie de l'UQTR recommande, lui, dans son rapport, la destitution de la rectrice pour plusieurs raisons. La rectrice a rapatrié sa chaire de recherche à l'UQTR sans que cette demande soit soumise au conseil d'administration», a indiqué la députée Roy en ajoutant: «pourtant sa nomination à la tête de cette chaire aurait dû être approuvée. Comment le ministre de l'Éducation peut-il laisser aller une telle situation?», a-t-elle questionné.

Sur ce point, le ministre Bolduc a répliqué: «Nous sommes des gens responsables. En personnes responsables, on va aller chercher les faits, on va prendre les... On va aller cherche les informations et en temps et lieu, on va prendre des décisions.»

Le ministre a accusé la CAQ de vouloir «qu'on agisse en éliminant complètement les principes de justice. Il y a des principes de justice à faire dont, entre autres, aller chercher les faits et la bonne information», a plaidé le ministre de l'Éducation.

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