Le congédiement de Martin Gélinas confirmé

L'ancien vice-recteur aux ressources humaines de l'UQTR, Martin... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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L'ancien vice-recteur aux ressources humaines de l'UQTR, Martin Gélinas, à droite et son procureur, Me René Duval.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'UQTR a confirmé par voie de communiqué, mardi, que Martin Gélinas n'était plus à son emploi. De son côté, l'ancien vice-recteur aux ressources humaines a fait savoir qu'il entendait poursuivre ses démarches juridiques, tant du côté de la cour d'appel que du côté de la Commission des relations du travail (en mars) et de la Commission des normes du travail contre l'UQTR.

«Hier midi (lundi), on a pris la décision de congédier [M. Gélinas]», a confirmé le président du conseil d'administration, Yves Tousignant. «C'est sûr que ça n'a pas été une décision facile. On a fait toutes les tentatives pour s'arranger à l'amiable et ça n'a pas été possible», dit-il. «La décision a été unanime», ajoute-t-il.

Le procureur de M. Gélinas, Me René Duval, avait tenté de prévenir le congédiement, rappelons-le, en faisant d'abord une requête d'injonction provisoire à la cour supérieure qui lui a finalement été refusée. Par la suite, Me Duval a aussi fait une requête d'ordonnance à la Commission des relations du travail.

Lundi, la CRT a indiqué qu'il lui était impossible de donner suite à cette demande.

«Je suis particulièrement outré du fait qu'ils ont pris une décision sans m'entendre», fulminait hier Me Duval. «Il y a une règle qui dit: on ne rend pas une décision sans entendre les deux parties. Or, je n'ai pas été entendu», déplore-t-il.

La décision de congédier M. Gélinas, lundi, repose «sur le non-respect de l'entente qu'on avait avec lui du 1er février 2013», explique M. Tousignant sans toutefois vouloir préciser, quelle était la nature de cette entente. «C'est un dossier assez complexe», dit-il.

«Notre décision, on était prêt à la prendre le 15 décembre, mais c'est sûr qu'on souhaitait une entente avec lui à l'amiable. C'est pour ça qu'on a ajourné deux ou trois fois. On a passé une quinzaine d'heures sur ce dossier-là depuis le 15 décembre. Comme il n'y a pas eu d'entente, on n'a pas le choix de couper le lien d'emploi avec M. Gélinas», dit-il.

«Je suis renversé que le président du CA tienne ce discours-là», a fait savoir mardi Me Duval. «Je m'étonne un peu qu'on tente de justifier à posteriori une décision en disant: il y avait des offres qui n'ont pas été acceptées. En tous cas, ça ne semble pas être une des raisons pour le congédiement. Que les offres ne soient pas acceptées, ça le rendrait encore plus illégal qu'il ne l'est déjà», estime-t-il.

Me Duval dit envisager «différents recours, mais il est trop tôt pour vous dire lesquels. Je suis toujours à étudier la situation.» Me Duval a répété à quelques reprises qu'il poursuivrait les membres du CA s'ils congédiaient M. Gélinas. Ce projet «est loin d'être exclu», a-t-il réitéré hier.

Rappelons que l'avocat de M. Gélinas, Me René Duval, soutient que son client a été suspendu parce qu'il a dénoncé les pratiques de gestion de la rectrice, Nadia Ghazzali en novembre 2012.»

Dans un affidavit recueilli par le procureur auprès d'un témoin par Me Duval, on apprend que l'UQTR aurait eu l'intention de le congédier bien avant que n'aient été déposées contre lui des accusations de harcèlement criminel impliquant Guylaine Beaudoin.

Ce témoin, le professeur Éric Chartier, a entendu le vice-recteur intérimaire Gilles Charland, le 1er février 2013, dire «J'te jure qui va crisser son camp de l'UQTR, Martin Gélinas, comme tous les autres ostie de trous de cul de la boîte.»

Le 14 juillet 2014, Martin Gélinas était suspendu de ses fonctions avec solde.

Yves Tousignant croit que «ça a été un dossier tellement long et complexe que M. Charland s'est emporté. C'est sûr que ce n'est pas une raison. Je ne connais pas le contexte dans lequel il s'est emporté», dit-il.

M. Tousignant assure que M. Charland n'est plus à l'UQTR depuis le 15 octobre dernier. «On n'a plus de lien d'emploi avec M. Charland», dit-il, en ajoutant toutefois qu'il «travaille encore sur une couple de dossiers avec le vice-recteur aux ressources humaines, à tarif horaire comme consultant», dit-il.

Le président du CA indique que, dans cette affaire, il «est en contact avec le nouveau vice-recteur, Olivier Malo (...) et l'avocat au dossier parce qu'on sait que la rectrice fait l'objet d'une plainte de harcèlement psychologique par M. Gélinas, donc elle ne peut pas s'impliquer dans le dossier».

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