Une trentaine de cours annulés à l'UQTR

L'Université du Québec à Trois-Rivières.... (Photo: Sylvain Mayer Le Nouvelliste)

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L'Université du Québec à Trois-Rivières.

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(Trois-Rivières) Les compressions budgétaires imposées par Québec aux universités ont forcé l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) à annuler une trentaine de cours à sa présente session d'hiver. Alors que de nouvelles coupes menacent toutes les universités de la province, la direction de l'UQTR avoue être inquiète et espère ne pas être obligée de fermer des programmes d'études.

Le vice-recteur aux études et à la formation... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste) - image 1.0

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Le vice-recteur aux études et à la formation de l'UQTR, Sylvain Delisle. 

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

L'UQTR affirme que ces annulations s'intègrent dans le processus permanent de révision de l'offre de cours qui a lieu à chaque session. Les restrictions budgétaires demandées par Québec ont toutefois grandement teinté cette année ce processus mené conjointement avec les départements.

«Dans le contexte des compressions que subissent les universités, il est certain que l'optimisation de l'offre de cours a été faite de façon beaucoup plus serrée que par les années passées», avoue d'emblée le vice-recteur aux études et à la formation de l'UQTR, Sylvain Delisle, qui précise que cet exercice a entraîné l'annulation d'une trentaine de cours sur les quelque 1700 offerts à la session d'hiver 2015 - ce total inclut toutes les activités pédagogiques des trois cycles - par l'institution d'enseignement.

«Une trentaine sur 1700, cela ne représente même pas 2 %», ajoute le vice-recteur.

Le réaménagement de l'offre de cours est un exercice complexe pour l'UQTR. Certains cours sont obligatoires pour l'obtention d'un diplôme alors que d'autres sont préalables à la poursuite du cursus scolaire. De plus, plusieurs formations se donnent dans des laboratoires. La direction doit composer avec toutes ces réalités ainsi qu'avec les horaires des professeurs, pour qui l'enseignement s'ajoute aux tâches de recherche et d'encadrement des étudiants de deuxième et de troisième cycle.

«Nous tentons d'annuler les cours où il y a très peu d'étudiants», précise M. Delisle.

Bien que les cours annulés touchent particulièrement le premier cycle, la majorité des étudiants de l'UQTR sont au baccalauréat, des formations données à la maîtrise et au doctorat sont également affectées. La direction de l'université souligne que plusieurs cours annulés à l'actuelle session d'hiver se donnent aussi à la session d'automne.

«Ces cours seront offerts qu'une fois dans l'année académique», soutient M. Delisle qui ajoute que «ces annulations se font conjointement avec les départements» et que les étudiants ne sont pas pénalisés par ces annulations.

«Oui, il y a des activités de moins, mais cela ne nuit pas au parcours où à la diplomation des étudiants. Il n'y a pas d'étudiants pénalisés parce que nous annulons un cours. On s'assure que cela ne se produise pas.»

Malgré l'annulation d'une trentaine de cours à l'UQTR, la direction assure qu'il n'est aucunement question de fermer des programmes d'études, du moins pour l'instant. «Il n'est aucunement question pour le moment de fermer des programmes», soutient M. Delisle. «J'espère que le gouvernement ne nous amènera pas là.»

Rappelons que l'UQTR doit composer avec des compressions de 7 millions $. Pour faire face à cette réalité, l'offre des services professionnels, dont les services d'orientation et de soutien psychologique, a dû être diminuée ces derniers mois. De plus, cinq postes d'ouvrier ont été coupés l'automne dernier.

«On attend impatiemment les informations sur la prochaine année financière. Ça nous inquiète beaucoup étant donné les compressions très importantes qu'on a déjà dû faire», avoue Sylvain Delisle.

Par ailleurs, la direction de l'UQTR affirme qu'aucun poste de professeur n'est coupé à la suite de l'annulation d'une trentaine de cours. Sylvain Delisle indique toutefois, au même titre que le Syndicat des chargés de cours, que quelques chargés de cours ont certainement perdu des responsabilités. On ne sait toutefois pas combien de ces chargés de cours ont une tâche réduite.

La présidente du syndicat, Carole Neill, indique que les chargés de cours, par la nature de leur statut d'emploi, écopent normalement davantage que les professeurs lorsqu'il y a des annulations d'activités de formation. «C'est régulier les annulations de cours. On ne sait pas si les présentes annulations sont les frais des compressions budgétaires ou si c'est en raison de faibles inscriptions», précise Mme Neill qui partage toutefois les inquiétudes de la direction quant aux éventuelles nouvelles coupes demandées par Québec.

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