L'UPAC à l'UQTR: «Ces personnes-là devront rendre des comptes»

Éric Chartier, candidat à la présidence du Syndicat... (Photo d'archives: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Éric Chartier, candidat à la présidence du Syndicat des professeurs de l'UQTR.

Photo d'archives: Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le candidat à la présidence du Syndicat des professeurs de l'Université du Québec à Trois-Rivières s'inquiète et s'indigne de l'ombre qui plane sur la venue de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) dans l'enceinte de l'université.

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Denise Béland, présidente du Syndicat des employés de soutien.

Selon Éric Chartier, la présence des enquêteurs s'ajoute à l'interminable liste d'on-dit et d'accrocs à la saine gestion qui accable depuis deux ans et demi l'institution universitaire.«L'UPAC est une autre chose qui découle probablement des problèmes de gouvernance et de saine gestion. Ce sont beaucoup de faits, depuis les derniers mois, qu'on mentionne dans les médias», mentionne M. Chartier en rappelant que le vérificateur général du Québec table en ce moment sur les finances de l'université. Pour ce professeur au Département des sciences comptables, ce supplice de la goutte n'est «pas rassurant». «Si l'UPAC est dans les murs de l'UQTR, c'est qu'elle a des motifs de croire qu'il y a soit de la collusion, soit de la corruption, soit de la mauvaise gestion.» Plus positive, la présidente du Syndicat des employés de soutien voit plutôt d'un bon oeil l'arrivée de l'UPAC.

Sur cette note, Denise Béland appelle de ses voeux des réponses aux nombreuses interrogations qui entourent la gestion financière de l'institution, d'autant plus dans l'actuelle période de restriction budgétaire. En tout cas, les conclusions des enquêteurs lui donneront l'occasion de se faire une tête plus éclairée sur les défis à relever.

«À l'UQTR, il y a beaucoup de rumeurs, assez que c'en est tannant. Si l'UPAC vient, eh bien tant mieux, on aura peut-être des éclaircissements sur des choses qu'on n'aurait pas pensé demander. Je ne suis pas contente, mais je ne suis pas choquée non plus», admet celle qui siège comme observatrice au conseil d'administration. «Je suis satisfaite, ça ne me dérange pas que l'UPAC soit là, pas plus que le vérificateur général.»

De l'avis de M. Chartier, l'administration universitaire devrait mettre un holà à ses chantiers de développement, entre autres le CERAS, du moins jusqu'à ce que ce florilège d'imbroglios soit élucidé.

«On devrait faire de la consolidation et non pas des projets de béton risqués», insiste-t-il. Selon lui, la Ville de Trois-Rivières fait fausse route en considérant toujours le Centre d'excellence régional académique et sportif (CERAS) comme une option valable dans la construction d'un nouveau colisée. «Monsieur le Maire perd son temps», laisse-t-il tomber sans ambages.

À ce propos, le maire Yves Lévesque, qui ne souhaite pas commenter directement le dossier, estime que le projet du CERAS est «toujours travaillé en parallèle avec celui du District 55. Ce sont deux projets intéressants», estime le premier magistrat. «L'université a du plomb dans les ailes depuis un bout de temps. De notre côté, il y a l'option du District 55 que l'on regarde, on a fait une proposition au ministère et on attend une réponse par rapport à la structure qu'on propose.»

Enfin, M. Chartier estime que l'administration universitaire devra un jour vider ces querelles et ne perd rien pour attendre. «L'administration fait de l'ombre aux belles réalisations qui sont mises sur pied à l'UQTR. Ces personnes-là devront rendre des comptes. Si le conseil d'administration ne voit rien, possiblement qu'il pourrait faire l'objet de poursuites personnelles pour des erreurs lourdes.»

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