L'UPAC à l'UQTR: la rectrice Ghazzali se défend

La rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières,... (Photo: Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

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La rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Nadia Ghazzali, soutient que la haute direction de l'institution du boulevard des Forges est victime d'un petit groupe organisé qui cherche à la déstabiliser.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La rectrice de l'Université du Québec à Trois-Rivières, Nadia Ghazzali, estime qu'un petit groupe d'individus utilise une «démarche structurée pour déstabiliser la direction en inondant les médias» de courriels et d'informations.

«Il y a des journalistes qui m'ont dit qu'ils ont reçu des enveloppes par taxi et sur leur pare-brise», illustre-elle.

La rectrice estime que ce petit groupe organisé n'est pas étranger à la visite de l'Unité permanente anti-corruption (UPAC) à l'UQTR, en juin dernier.

Mme Ghazzali affirme que l'UPAC ne l'a pas rencontrée personnellement. «Ils ont rencontré M. Tousignant [Yves, le président du conseil d'administration]. Ils veulent regarder nos processus d'octroi de certains contrats et voir un peu le rapatriement de ma chaire de recherche», dit-elle.

L'UPAC s'est aussi présentée à la Ville de Drummondville afin de prendre des informations sur les contrats octroyés par l'UQTR. On sait que la Ville construira un nouveau campus de l'UQTR à Drummondville qu'elle louera ensuite à l'Université. La Ville a tenu à préciser, lundi, qu'elle n'a pas fait elle même l'objet d'une enquête.

Il y a eu beaucoup de brouhaha, à l'UQTR, depuis l'arrivée en poste de la rectrice Ghazzali. Il a été question de climat de terreur, d'expression brimée, de menaces, de chamboulement complet de la haute direction, de détérioration du climat organisationnel. La rectrice a frôlé la destitution et sa gestion fut critiquée par un rapport commandé par le conseil d'administration.

Mais la principale intéressée maintient que tout cela est aussi en lien avec ce groupe organisé qui tente de déstabiliser la haute direction. «Je me pose des questions», dit-elle, estimant que le groupe d'individus qui soulèvent ces problèmes «veulent influencer l'opinion publique pour leurs propres bénéfices», analyse-t-elle.

«Pourquoi ils s'acharnent tant sur la direction? Je me suis dit: Est-ce peut-être parce que je ne viens pas de Trois-Rivières ou parce que je suis une femme? C'est vraiment un questionnement que je fais à cause du répétitif, du périodique. Chaque fois qu'on passe devant une commission ou qu'on passe devant une instance ou qu'il y a un CA, il y a un boom dans les médias. On met de la pression. Je me pose vraiment la question», dit-elle.

Notons que le recteur précédent, Ghislain Bourque, qui n'était pas de Trois-Rivières et l'ancienne rectrice, Claire V. De la Durantaye, une femme elle aussi, n'ont pas connu ce genre de situation durant leur mandat respectif. «La réflexion que je fais, ce n'est pas par rapport aux gens de la Mauricie, c'est par rapport à ce groupe de personnes-là», dit-elle. «Pourquoi cet acharnement lorsque les décisions sont prises, lorsque les choses sont claires?», demande-t-elle.

«La seule chose que je vois, c'est de déstabiliser la direction ou peut-être de demander un changement au niveau de la direction», analyse-t-elle.

La rectrice indique que la source de ces réactions provient peut-être des «quelques dossiers difficiles, délicats et complexes aux ressources humaines», des dossiers, dit-elle, qui sont antérieurs à son entrée en fonction pour certains.

La rectrice Ghazzali a refusé lundi, de nommer des noms tout simplement parce que la loi l'empêche de parler de dossiers de ressources humaines. «On a des conventions collectives à respecter, des lois à respecter. On ne peut pas divulguer... même sous la torture, on ne peut pas», explique-t-elle.

«On espère de tout coeur qu'on va pouvoir enfin passer devant les tribunaux et pouvoir donner notre version des choses. J'attends qu'on nous donne la parole», dit-elle.

La rectrice Ghazzali dit avoir eu l'occasion de discuter avec le ministre Yves Bolduc pour expliquer la situation. «On lui a parlé en décembre. On est en étroite collaboration. Ce matin (lundi) j'ai parlé avec son attaché politique. On a offert toute notre collaboration pour répondre à toutes les questions. On est prêt à aller à Québec quand il veut», dit-elle.

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