Le CERAS pour développer l'UQTR

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La construction du Centre d'excellence régional académique et sportif (CERAS) comprenant un colisée de 5000 places participerait au développement de l'UQTR.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Si la Ville de Trois-Rivières ne choisit pas le projet de l'UQTR pour réaliser son projet de colisée, fragiliserait-elle l'Université? C'est la question que se posait mercredi, dans nos pages, le maire Yves Lévesque.

Pour le président du conseil d'administration de l'UQTR, Yves Tousignant, la construction du Centre d'excellence régional académique et sportif (CERAS) comprenant un colisée de 5000 places participerait au développement de l'UQTR.

«On est, en général au Québec, en baisse démographique. On a pris une stratégie, à l'UQTR, de développer parce qu'on est dans un environnement où notre financement vient avec chaque étudiant. On n'a pas une enveloppe fermée de financement. Donc on a besoin d'être proactif dans notre plan d'affaires», plaide de son côté la vice-rectrice à l'administration et aux finances, Johanne Giguère. Il faut donc, dit-elle, «développer des créneaux pour attirer et retenir les étudiants en Mauricie et au Centre-du-Québec», explique-t-elle.

«Les dirigeants de l'UQTR veulent que l'Université se développe», ajoute le président. «C'est la plus grande des universités en région au Québec et on veut garder notre palmarès. Tout ce qu'on peut faire pour développer le campus, on va le faire», dit-il, en rappelant le projet d'équipe universitaire de football qui est aussi dans les cartons.

Toutefois, à ce stade-ci, le projet du CERAS n'est pas avancé, reconnaît M. Tousignant. Ce dernier explique qu'il n'y a pas eu «une consultation en profondeur de nos partenaires au niveau du campus», dit-il. «Ce serait bon, autour d'une table, de savoir ce que le monde pense», dit-il. «On a travaillé autour d'une esquisse», fait-il valoir. «On n'est pas allé dans les détails. Il y avait des craintes au niveau du stationnement. Le dossier, depuis que Trois-Rivières hésite, depuis le printemps dernier, n'a pas été approfondi», indique-t-il.

La rencontre qui était supposée se tenir avec le ministre Bolduc avant Noël, à ce sujet, n'a pas eu lieu non plus. «On a choisi d'attendre un peu pour s'assurer que notre dossier soit bien complet et bien monté», explique la vice-rectrice.

Rappelons qu'avant les Fêtes tous les syndicats de l'UQTR ainsi que l'Association générale des étudiants ont demandé à la direction de suspendre son projet de CERAS, faute de moyens financiers.

Yves Tousignant indique qu'il n'est pas inquiet à ce chapitre au niveau du budget d'immobilisations. «Ma crainte a toujours été au niveau du budget de fonctionnement», reconnaît-il toutefois.

Selon lui, il «faudrait aller au fond des choses au niveau du budget de fonctionnement.»

On sait que l'UQTR, comme les autres établissements d'enseignement supérieur du Québec, est soumise à de très importantes compressions budgétaires de la part de Québec justement au niveau de son budget de fonctionnement. Or, «ce travail-là, à l'interne, on ne l'a pas fait depuis le printemps», reconnaît M. Tousignant.

Johanne Giguère plaide que «si on était seul, ça aurait un impact sur notre budget», reconnaît-elle. Toutefois, dit-elle, «on a des partenaires autour de ce dossier-là. La Ville de Trois-Rivières serait une partenaire très importante. On a le Cégep de Trois-Rivières, le Collège Laflèche. On a aussi, au niveau des maisons d'enseignement primaires et secondaires, plusieurs écoles qui sont intéressées à participer dans l'utilisation de cette infrastructure-là», explique-t-elle.

Puisque tout le monde est financé de la même façon, dit-elle, les maisons d'enseignement ont donc «intérêt à développer des créneaux d'excellence, par exemple du côté du sport.»

«Il s'agit que le maire (de Trois-Rivières) fasse son lit. Il y a des rencontres à faire et ensuite, on annoncera une orientation de part et d'autre», indique M. Tousignant.

«Il faut que la Ville de Trois-Rivières prenne position», dit-il. «À quoi ça sert de discuter, pourquoi mettre du temps et de l'énergie quand il y a deux options en l'air?», se questionne-t-il.

L'UQTR devra toutefois convaincre les syndicats et l'AGÉUQTR qui ont cosigné, juste avant la période des Fêtes, une lettre demandant à l'Université de pas aller de l'avant avec ce projet. Mme Giguère indique qu'aucune approche n'a été faite auprès d'eux depuis, à cause du congé des Fêtes. «Mais on va poursuivre notre travail au courant de l'hiver et du printemps», dit-elle, en précisant que l'adhésion de la communauté universitaire et des étudiants est importante.

Même si l'on ignore toujours où va atterrir le fameux colisée, la Ville ne part pas tout à fait en neuf dans cette affaire.

C'est que la Commission scolaire du Chemin-du-Roy qui devait, au départ, obtenir la construction du colisée de 5000 places au Complexe sportif Alphonse-Desjardins, est aux prises avec «une facture de 1,5 million $ de plans et devis d'un colisée», rappelle la directrice générale, Hélène Corneau. «J'ai espoir qu'avec la Ville de Trois-Rivières, on arrive à une solution», dit-elle.

Mme Corneau reconnaît que «la Ville n'est pas du tout intéressée à payer ça. C'est ce que le maire nous a dit, mais on va continuer à travailler sur le contenu de notre entente parce que c'est notre partenaire. C'était ça notre entente. On prenait le risque de construction. Je pense qu'on a fait la démonstration que l'entente n'était pas adéquate», dit-elle.

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