L'AGEUQTR craint une baisse du nombre d'étudiants français

Mathieu Roy, président de l'Association générale des étudiants... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Mathieu Roy, président de l'Association générale des étudiants de l'UQTR.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

L'Association générale des étudiants de l'UQTR regrette la modification de l'entente historique France-Québec qui fera en sorte de hausser les frais de scolarité pour les étudiants français au Québec de 2200 $ à 6200 $, a indiqué jeudi son président, Mathieu Roy.

Le gouvernement Couillard et celui de François Hollande ont réalisé une entente de principe à ce sujet, cette semaine, selon La Presse, entente qui devrait être conclue avant le 31 décembre.

Cette situation aura assurément des impacts sur le Québec à long terme, estime pour sa part le conseiller à l'exécutif de l'AGÉUQTR, Frédérik Borel. «Ce changement de tarification entraînera une baisse de la fréquentation des étudiants français», prévoit Mathieu Roy.

«Mais déjà, si les droits de scolarité restent très élevés, ça va être difficile de retenir ces étudiants. Ce sont des montants assez importants. Le étudiants vont y penser deux fois avant de venir», estime Frédérik Borel.

Selon lui, la mesure va surtout pénaliser les étudiants aux ressources financières plus modestes. «Il va y avoir une forme de discrimination qui va s'opérer à travers ça. Ces étudiants-là ne bénéficient pas de l'aide financière aux études, à moins de faire des études de cycles supérieurs. Il y a énormément d'étudiants français qui viennent soit pour faire un stage ou pour étudier au niveau du premier cycle», dit-il.

Du côté de l'UQTR, ajoute M. Borel, les Français représenteraient la communauté la plus importante parmi les étudiants étrangers.

Ce dernier craint que cette modulation des droits de scolarité pour les étudiants étrangers finisse par «s'étendre à l'ensemble» et craint que l'application d'une règle à une minorité mène à l'application de la même règle pour la majorité. Or l'AGÉUQTR a toujours été claire à l'effet qu'elle s'oppose à «toute forme de hausse des droits de scolarité tant que ne seront pas tenus des États généraux» sur l'éducation au Québec, rappelle Frédérik Borel.

Il n'a pas été possible d'obtenir les réactions de l'UQTR, jeudi.

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