UQTR: le ministre Bolduc ira voir de plus près

Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc.... (Le Soleil, Andréanne Lemire)

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Le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc.

Le Soleil, Andréanne Lemire

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le ministre de l'Enseignement supérieur, Yves Bolduc, entend aller voir de plus près ce qui se passe à l'Université du Québec à Trois-Rivières.

À l'occasion d'une mêlée de presse à Québec, mardi, le ministre a déclaré: «On va aller voir de plus près qu'est-ce qui se passe à ce niveau-là. On va d'abord aller chercher les faits et après ça, on prendra des décisions, mais ce qu'on a entendu ce matin (mardi) nous inquiète et on va prendre les moyens nécessaires pour aller jusqu'au bout des choses.»

Le ministre n'a pas voulu accorder d'entrevue à ce sujet, mardi.

Malgré la déclaration du ministre, le président du conseil d'administration de l'UQTR, Yves Tousignant, estime que les documents mis au jour par les médias de la région dans une affaire d'éthique impliquant la rectrice, Nadia Ghazzali et l'ancienne vice-rectrice, Lucie Guillemette, à l'Université, sont de l'histoire ancienne.

Le président du CA indique que «l'histoire de mai 2013», qui avait failli causer la destitution de la rectrice «est de l'histoire ancienne», dit-il. «Il y a eu une décision de prise. Tout s'est fait à huis clos», dit-il. Il y a eu rejet de la recommandation du comité d'éthique et on passe à autre chose», conclut-il.

M. Tousignant estime qu'il faut tourner la page même si de plus en plus de personnes ayant oeuvré ou oeuvrant toujours à l'UQTR se lèvent pour protester contre des situations de harcèlement, d'intimidation et de mauvaise gouvernance.

Dans un communiqué, hier, Yves Tousignant a affirmé à nouveau sa «confiance envers les instances chargées de statuer sur les dossiers de gouvernance et des ressources humaines.»

L'UQTR, quant à elle, indique qu'elle «s'astreint à un devoir de réserve. Au besoin, elle présentera ses explications et défendra ses positions, en temps opportun, devant les instances appropriées.»

Rappelons qu'un document adopté à huis clos s'est retrouvé dans la partie publique du site web de l'UQTR, il y a quelques jours. Ce document indique que l'UQTR a payé les frais d'avocats de quelque 88 000 $ de la rectrice et de la vice-rectrice impliquées dans l'affaire d'éthique.

«Le dossier a été traité à huis clos. Il y a eu une décision. La recommandation (du comité d'éthique) a été rejetée. Il y a eu un vote. Mme Ghazzali était représentée par son avocat à cette rencontre-là, qui a duré 7 ou 8 heures, la vice-rectrice, Mme Guillemette par son avocate et le conseil d'administration par notre avocat. On a lu les documents pendant la séance. Il y a eu un argumentaire. Il y a eu un vote et majoritairement, ça a été rejeté», explique Yves Tousignant.

«J'en suis à ma huitième année au conseil d'administration de l'Université. On a eu une période de crise, mais là, on est en train de remonter, ça va de mieux en mieux. On a quatre vice-recteurs permanents chevronnés. Il y a beaucoup de choses qui se font. On fait la manchette avec des dossiers disciplinaires, des dossiers de personnes avec qui on a coupé les liens», déplore M. Tousignant.

Il y a quelques jours, la Commission des relations du travail a commencé à entendre la cause de l'ancien directeur des équipements à l'UQTR, Alain Fournier, congédié après avoir dénoncé au Secrétaire général de l'Université une situation qu'il jugeait anormale. L'UQTR, a-t-il expliqué devant la Commissaire, avait allongé le contrat de la firme alimentaire Sodexo à sept ans et réduit son loyer alors que, selon lui, les organismes publics ne peuvent octroyer des contrats de plus de trois ans.

«M. Fournier a eu une journée de séance. Il est prévu trois à quatre journées (dans ce dossier). J'aurais aimé que les quatre journées soient dans la même semaine», indique M. Tousignant. «Là ça va aller en février puis à quand? Et là, on a juste un côté de la médaille», déplore-t-il.

M. Tousignant estime que les choses vont mieux, à l'Université.

Quand on lui demande comment il se fait que de plus en plus de personnes se lèvent, à l'UQTR, pour dénoncer des situations de menaces et d'intimidation de la part de la haute direction, le président du CA répond: «Les nominations n'ont peut-être pas été les meilleures au niveau de l'Université. Je fais partie des comités de sélection depuis deux ans et je peux assurer que ce sont les meilleures personnes qui sont nommées (maintenant). Ce n'est pas basé sur le copinage.»

«M. Fournier n'avait pas obtenu sa permanence. Donc il y a eu une évaluation de faite et l'évaluation a été négative. Mais c'est un dossier de personnel», dit-il.

Quand on lui demande pourquoi Cléo Marchand, qui fut vice-recteur, s'est senti tassé et traité comme «un chien embarrassant», M. Tousignant répond: «On sait bien des choses qu'on ne peut pas dire publiquement. C'est ça qui est triste. On ne peut pas tout traiter sur la place publique. À l'Université de Montréal, il se passe bien des choses et ce n'est pas traité dans les médias», fait-il valoir.

«À Trois-Rivières, tout ce qui est traité, ça sort dans la presse», déplore-t-il.

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