La Chine comme solution à la baisse démographique

L'UQTR espère recruter des étudiants en Chine.... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

L'UQTR espère recruter des étudiants en Chine.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La Chine représente une solution fort intéressante pour pallier le problème de baisse démographique auquel l'UQTR est confrontée comme toutes les autres universités et collèges du Québec.

C'est une des raisons pour laquelle l'École internationale de français de l'UQTR vient d'ouvrir un Bureau de sélection en Chine qui permettra d'attirer chez elle les meilleurs étudiants chinois.

Le Bureau a vu le jour à la suite de la signature d'une lettre d'intention entre l'UQTR et la Guangdong University of Finance, en octobre dernier. «Ça nous permet, à moyen et à long terme, de se créer une relève, indique le directeur de l'École internationale de français de l'UQTR, Daniel Lavoie. On va frapper un mur, bientôt, dans les écoles», rappelle-t-il, en faisant référence à la baisse démographique.

Les Chinois allaient déjà beaucoup en France pour étudier, raconte M. Lavoie. La langue de Molière occupe une place beaucoup plus grande qu'on pourrait l'imaginer en Chine, notamment dans le milieu des affaires.

«À Pékin, la télévision d'État est en mandarin, en anglais et en français», illustre-t-il. Le Bureau de sélection de l'ÉIF en Chine «permet de faire des tests au niveau linguistique et aussi de sélectionner les meilleurs étudiants», indique M. Lavoie.

Le président de la Guangdong University of Finance a formé un consortium avec une cinquantaine d'écoles basées dans différentes régions de la Chine. En signant la lettre d'intention, l'UQTR peut donc bénéficier de ce bassin de candidats potentiels.

L'ÉIF offre aux recrues des cours d'initiation au français ou de perfectionnement afin d'intégrer éventuellement les étudiants chinois dans les programmes d'études de l'UQTR. «C'est l'objectif de notre département», dit-il.

L'École a élaboré un test qui permet d'identifier les lacunes des étudiants. Certains peuvent être excellents au niveau du français écrit et éprouver des lacunes du côté oral, explique M. Lavoie.

Les étudiants sont par la suite dirigés vers les cours qui leur permettront d'obtenir les améliorations les plus appropriées.

«La connaissance de la langue, si elle n'est pas acquise, est une petite bombe à retardement pour la poursuite des études», fait valoir le directeur. C'est ce qui arrive dans les universités anglophones», illustre-t-il. «L'école d'anglais de McGill, par exemple, fonctionne à plein régime», dit-il.

L'ÉIF et son nouveau bureau chinois ne sélectionnent donc que les meilleurs étudiants. En Chine, indique M. Lavoie, «l'université est accessible aux meilleurs. Donc nous allons sélectionner les bons étudiants, leur offrir une formation linguistique qui débuterait en Chine pour se continuer à l'UQTR. Je veux débuter des cours en ligne», dit-il, car il n'y a pas de professeurs de linguistique de l'UQTR qui vont enseigner en Chine.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer