Nouvelles compressions: «Je ne vois pas comment on va y arriver»

La vice-rectrice à l'administration et aux finances de... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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La vice-rectrice à l'administration et aux finances de l'UQTR, Johanne Giguère.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'UQTR pourrait être contrainte d'appliquer sous peu de nouvelles compressions budgétaires en plein milieu de son exercice financier en cours.

Selon La Presse, le ministre de l'Éducation s'apprête en effet à imposer très prochainement de nouvelles coupes d'un minimum de 25 millions $ aux universités québécoises.

La vice-rectrice aux finances et à l'administration de l'UQTR, Johanne Giguère, ne savait pas encore à combien pourraient se chiffrer les nouvelles restrictions.

«On ne connaît pas l'impact pour l'UQTR, mais je suis toujours dans le même discours que la dernière fois. Les deux premières vagues de compressions, celle du 9 juin, de 4,2 millions $ et celle du mois de septembre, de 3,2 millions $, ont été faites à l'arrachée. On a obtenu l'équilibre vraiment d'une façon difficile dans des mesures administratives pour ne pas toucher à la mission de l'UQTR», rappelle-t-elle.

«Je ne vois pas comment on va y arriver, sincèrement», dit-elle, quand on lui demande comment l'Université pourrait compresser davantage. «Ça va vraiment être très difficile», anticipe-t-elle.

Mercredi, les vice-recteurs aux finances des universités à charte et ceux du réseau de l'UQ se rencontraient à Montréal pour discuter de la situation.

Mme Giguère a indiqué qu'une réunion des universités membres de l'UQ a aussi eu lieu la semaine dernière. Elle a pu constater que plusieurs universités sont présentement «en difficulté».

«Je dirais que, pour le moment, on a réussi à faire nos compressions lors de la deuxième vague, mais ce n'est pas le cas de toutes les universités. Il y en a qui, déjà à la deuxième vague, avaient atteint leurs limites de réduction des dépenses», a-t-elle constaté.

L'UQTR n'a pas encore eu le temps de voir comment elle composera avec ces nouvelles restrictions. «On termine tout juste celles du mois de septembre. Ça fait deux fois qu'on refait le budget», plaide-t-elle. «Pouvez-vous vous imaginer une troisième fois? En cours d'exercice? On est à la moitié de l'année financière», rappelle-t-elle. «Il va falloir refaire un exercice budgétaire.»

Depuis un an et demi, l'UQTR a subi au total quelque 10 millions $ de compressions sur un budget total de 160 millions $ qui aurait dû, autrement, être de 170 millions $, dit-elle. «La pression est énorme», reconnaît-elle.

Rappelons que lors de sa rencontre éditoriale annuelle avec Le Nouvelliste, en septembre, la rectrice de l'UQTR, Nadia Ghazzali, avait laissé planer le spectre d'une réouverture des conventions collectives si Québec venait lui imposer davantage de restrictions budgétaires. En effet, pas moins de 80 % du budget concerne la masse salariale.

Pour ajouter à la difficulté, Québec a récemment abaissé de 225 $ le financement par étudiant équivalent temps plein, un coup dur que l'UQTR aurait souhaité ne pas vivre à ce stade-ci.

L'UQTR a eu recours aux efforts de toute la communauté universitaire afin d'atteindre son équilibre budgétaire en dépit des restrictions.

L'administration s'attendait à subir éventuellement d'autres coupes, mais seulement l'an prochain.

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