«Drummondville, cité universitaire»

Le futur campus de l'UQTR à Drummondville....

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Le futur campus de l'UQTR à Drummondville.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Drummondville) Même si le feu vert gouvernemental fut laborieux à obtenir, le ministre Yves Bolduc et le maire Alexandre Cusson n'ont pas tari d'éloges l'un envers l'autre pour souligner le début des travaux de construction du campus de l'UQTR à Drummondville dont l'ouverture est maintenant prévue au début de 2016.

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Dans l'ordre habituel, on retrouve Nadia Ghazzali, rectrice de l'UQTR, Yves Bolduc, ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science et ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Alexandre Cusson, maire de Drummondville, Laurent Lessard, ministre responsable de la région Centre-du-Québec et ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, et Jacques Desbiens, président-directeur général de l'UN Mutuelle et représentant des donateurs à la Fondation de l'UQTR.

«Si la Ville ne s'était pas impliquée, il n'y aurait pas de projet. Et c'est grâce à Alexandre Cusson», a d'abord lancé Yves Bolduc. «Le ministre a pris le ballon et il a traversé le terrain pour le livrer à temps», a ensuite soutenu Alexandre Cusson avant de proclamer fièrement «Drummondville, cité universitaire».

Et la rectrice de l'UQTR, Nadia Ghazzali, en a rajouté, affirmant que si le ministre Bolduc n'avait pas pris le ballon, «on n'aurait jamais eu à inaugurer quoi que ce soit».

D'entrée de jeu, le ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Science a admis que «derrière tout grand projet, il y a une grande histoire et ce fut une histoire très difficile». «Il y avait des fils à attacher, le bail n'était pas signé, le diable est dans les détails et les gens négociaient encore la veille de l'annonce. Je l'ai vécu avec le CHUM, le CUSUM et Sainte-Justine. C'est toujours comme ça. Avec un échéancier, tout le monde met de l'eau dans son vin», a-t-il fait savoir.

En plus de reconnaître que «deux gouvernements ont participé à cette belle annonce», le ministre Bolduc n'a pas caché qu'il avait envisagé le Cégep de Drummondville comme «plan B, C, D». «Mais ce n'était pas possible de construire au Cégep et on va le réaliser le projet car la population mérite d'avoir un campus localement», a-t-il précisé.

Selon lui, cette initiative fera plusieurs gagnants: la Ville, qui aura maintenant une institution universitaire, l'UQTR, qui se développe avec un autre lieu d'enseignement, les étudiants locaux, qui auront des services sur place, et les entreprises, qui auront accès à un bassin de main-d'oeuvre compétente.

Le futur édifice qui abritera le campus de l'UQTR sera construit par la Ville de Drummondville au coût de 24 millions de dollars, soit six millions de moins que prévus. La Ville louera ensuite les lieux pendant 25 ans à l'UQTR, cette dernière devenant propriétaire du bâtiment à l'échéance.

Les intervenants disent souhaiter que la construction du futur campus se termine à l'automne 2015 pour permettre l'accueil des étudiants à compter de janvier 2016. D'ici là, les étudiants déjà inscrits dans les programmes de l'UQTR suivront leurs cours dans des locaux appartenant au Cégep de Drummondville et à la Société de développement économique de Drummondville.

«Aujourd'hui, nous procédons à bien plus qu'une simple pelletée de terre. Nous posons la première pierre qui élèvera les bases d'un immense chantier, celui du savoir et de la diffusion des connaissances au Centre-du-Québec. C'est le début d'une ère nouvelle qui changera le visage de Drummondville pour les prochaines générations. C'est un geste historique que nous posons», a déclaré solennellement le premier magistrat.

Tout au long des échanges avec le gouvernement, le maire Cusson ramenait l'implication du milieu dans son argumentaire. «On ne pouvait pas dire non à des gens qui avaient amassé 8,3 millions de dollars», a-t-il souligné.

D'ailleurs, le président de la campagne majeure de financement de la Fondation de l'UQTR, Jacques Desbiens, a raconté cette mobilisation rapide autour d'un projet jugé prioritaire. «Nous vivons un grand jour. Drummondville est sur une lancée économique et entrepreneuriale et le campus vient assurer la pérennité de cet élan», a-t-il commenté.

Pour sa part, le ministre responsable du Centre-du-Québec, Laurent Lessard, a attribué directement le dénouement du dossier à son collègue Yves Bolduc. «Le projet avait un peu de plomb dans l'aile, mais c'est à cause de toi qu'on a un campus. C'est à la fin de la soirée qu'on voit les bons danseurs», a indiqué le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Finalement, la rectrice de l'UQTR, Nadia Ghazzali, a profité de l'occasion pour annoncer la création d'une table de concertation économique chargée de développer «des projets entourant notre nouveau campus».

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