Festival du cochon de Sainte-Perpétue: les festivités sont lancées

Grégory Charles a lancé les festivités, jeudi soir,... (Olivier Croteau)

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Grégory Charles a lancé les festivités, jeudi soir, au Festival du cochon de Sainte-Perpétue. Près de 30 000 festivaliers sont attendus pendant toute la durée du festival.

Olivier Croteau

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Albert Brunelle
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Le coup de départ est donné pour le 40e Festival du cochon de Sainte-Perpétue. De jeudi soir à dimanche, la municipalité verra sa population passer de 1000 à 30 000 personnes. Cette année, pour la première fois, le MAPAQ sera sur place afin d'évaluer les conditions de captivité des cochons.

Même si les activistes ont amené le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec à faire enquête, l'organisation n'a aucune inquiétude quant aux conclusions du rapport qui en sortira.

«Le MAPAQ est sur place. On les a rencontrés mercredi et ils seront présents samedi. On est très à l'aise avec ça. Nos cochons sont entraînés trois semaines avant la course. Ils sont nourris, abreuvés et placés à l'ombre. On a un vétérinaire sur place pour veiller à leur santé. S'il y en a un qui n'est pas en santé, on le retire. On ne maltraite aucun animal. En 40 ans d'existence, aucun cochon n'est mort ni même blessé», affirme Paul Jutras, président des loisirs et responsable des communications au Festival.

D'ailleurs, M. Jutras précise que la traditionnelle course aux cochons graissés est beaucoup plus dangereuse pour l'homme que pour le cochon. «La boue, c'est l'élément naturel des cochons, pas l'humain. C'est ceux qui essaient de les attraper qui se blessent, pas les animaux», ajoute-t-il.

Alors que le Festival s'est ancré dans l'imaginaire populaire à l'aide de son originale course, il reste qu'après 40 éditions, l'événement est devenu bien plus qu'une simple course. 

Dès jeudi soir, une foule se rendait à la scène Loto-Québec pour la prestation de Grégory Charles. Vendredi, le défi extrême de sangliers précédera le spectacle des Cowboys fringants. À l'horaire samedi, un concours de tire de chevaux doit précéder la course nationale du cochon graissé. Les festivaliers pourront assister, en soirée, à la prestation d'Éric Lapointe sur la scène Loto-Québec. La journée de dimanche sera, quant à elle, ponctuée d'un drag de rue suivi d'une course de tracteurs à gazon modifiés. 

En plus du divertissement, nombre d'amateurs s'y rendent aussi pour l'aspect culinaire. «La bouffe est à l'honneur. Tout est axé sur le porc: le jambon, les côtelettes, le porc effiloché, tout. Notre bistro est très apprécié des amateurs de bonne bouffe, on ne sert pas juste de la poutine», affirme M. Jutras.

Si la température était au rendez-vous jeudi soir, l'organisation se croise les doigts pour la suite des festivités. «On dépend beaucoup de la température. Ça peut faire une différence entre un profit de 50 000 $ ou une perte de 20 000 $. En 40 ans, on a investi deux millions de dollars dans la municipalité. On a par exemple bâti un gymnase et acheté les estrades. C'est une fierté pour nous. C'est pour cela qu'on espère le mieux pour l'événement», explique Paul Jutras.

Le Festival du cochon requiert une imposante organisation. Ce sont en effet près de 300 bénévoles qui s'affairent à rendre le site fonctionnel pour les participants. Il n'en a pourtant pas toujours été ainsi. À ses débuts, en août 1978, le comité des fêtes de la municipalité a eu l'idée d'organiser une course de cochon graissé après que des histoires loufoques de salariés de l'abattoir soient parvenues à leurs oreilles. C'est que, lorsqu'une bête échappait à un employé lors du transport, celui-ci avait toute la misère du monde à la rattraper, particulièrement lorsqu'il pleuvait et que le cochon s'enfuyait dans la boue.

«À la première édition, on s'attendait à avoir 200 personnes. On en a eu 2000. On a réalisé qu'il y avait quelque chose à faire avec ça. Ça n'a fait que grossir par la suite», témoigne M. Jutras.

Avec de plus en plus de festivals de grande envergure comme ceux de Montréal et de Québec, la compétition est féroce et le Festival du cochon de Sainte-Perpétue en subit les contrecoups.

«Montréal et Québec nous font mal. C'est pour cela qu'on cherche à attirer de plus gros noms. On a les installations pour le faire. Notre scène est conçue pour recevoir de grosses foules et ce n'est pas l'espace qui manque. La dénivellation du terrain fait en sorte que la visibilité est excellente de partout sur le site», termine Paul Jutras.




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