Plus d'argent pour les festivals et événements

Julie Boulet a annoncé, lundi, que l'enveloppe budgétaire... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

Julie Boulet a annoncé, lundi, que l'enveloppe budgétaire du programme de soutien financier pour les festivals et événements passe de 75 millions $ à 110 millions $ pour les cinq prochaines années. On la voit ici en compagnie de Gilbert Rozon, chef de la direction du Festival Juste pour Rire, et du maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
François Houde
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) C'est à Trois-Rivières, plus précisément dans le hall d'entrée de l'Amphithéâtre Cogeco, que la ministre du Tourisme Julie Boulet a choisi de dévoiler lundi les nouvelles orientations du programme de soutien financier pour les festivals et événements ainsi que la bonification de son enveloppe budgétaire qui passe de 75 millions $ à 110 millions $ pour les cinq prochaines années.

La ministre du Tourisme Julie Boulet a profité... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste) - image 1.0

Agrandir

La ministre du Tourisme Julie Boulet a profité de son passage à Trois-Rivières pour rencontrer les directeurs généraux de deux des événements touristiques majeurs de la région: Dominic Fugère (GP3R), à gauche, et Pascal Lafrenière (Festival western de Saint-Tite).

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Plusieurs personnalités du monde des événements touristiques étaient... (François Gervais, Le Nouvelliste) - image 1.1

Agrandir

Plusieurs personnalités du monde des événements touristiques étaient présents à la conférence de presse de la ministre Julie Boulet lundi. On retrouvait notamment, Gilbert Rozon, chef de la direction du Festival Juste pour Rire et Louise Beaudoin, présidente du Regroupement des événements majeurs internationaux.

François Gervais, Le Nouvelliste

Insistant sur l'importance de l'industrie touristique au Québec avec ses 13,5 milliards $ de recettes annuelles, ses 92 millions de visiteurs et sa cinquième place dans la liste des produits d'exportation de la province, la ministre a rappelé que les divers festivals et événements représentent pas moins de 600 millions $ de recettes annuelles.

Comme le programme d'aide n'avait pas fait l'objet de modification depuis l'an 2000, il était devenu impérieux de procéder à des changements permettant au programme de répondre de façon plus adéquate aux besoins des organisateurs d'événements. 

Au titre des modifications, on note d'abord une simplification du programme de même qu'une révision des critères d'admissibilité qui devraient, au dire de la ministre, soutenir de façon plus marquée la performance touristique ainsi qu'une majoration de l'aide financière aux événements se déroulant hors saison et à l'extérieur des grands centres. On parle notamment d'une hausse de 10 % des subventions dévolues aux événements hors des grands centres. 

Près d'une cinquantaine de nouveaux événements et festivals de petite envergure seront désormais soutenus par le programme. On assurera par ailleurs le soutien du potentiel de croissance des plus importants en favorisant la réalisation de nouveaux projets novateurs visant le développement du produit. 

«Nous allons aussi privilégier la signature d'ententes pluriannuelles avec les événements et festivals pour ainsi assurer la stabilité nécessaire à leur développement. Par ailleurs, nous allons appuyer financièrement les études de provenance des clientèles et d'achalandage touristique.»

L'indice de performance des événements sera désormais systématiquement pris en considération dans la détermination de l'aide accordée. On parle ici de l'achalandage global, du pourcentage des touristes, de la proportion des revenus autonomes sur les revenus totaux, etc.

On va également réserver des montants pour de l'aide à des événements ayant des projets ponctuels comme la célébration d'un anniversaire comme on le verra au Festival western de Saint-Tite en 2017. Il importe d'ailleurs de préciser que le programme sera mis en oeuvre dès cette année.

«Sur quelque 120 événements que nous soutenions, a indiqué la ministre, pratiquement la moitié ne recevaient pas les montants auxquels ils avaient droit selon l'analyse faite en fonction des critères du programme parce qu'on n'avait pas la marge de manoeuvre financière.

Je pense notamment ici au Grand Prix de Trois-Rivières ou au Festival western de Saint-Tite. Ces problèmes-là seront corrigés et l'aide pour à peu près tout le monde sera augmentée, mais toujours en fonction de la performance. J'estime que ça va faire une différence importante pour presque tous les événements en Mauricie.» 

La modification des critères de financement des événements était attendue avec impatience par de nombreux intervenants du milieu et ceux qui étaient présents à la conférence de presse ont manifesté leur satisfaction de voir l'augmentation des sommes investies mais également les nouvelles modalités de l'aide.

Dominic Fugère, directeur général du GP3R, par exemple, se montre enthousiaste.

«Le gouvernement s'est donné les moyens d'aider des événements comme le nôtre. Nous avons connu une croissance importante ces dernières années et de voir que le nouveau programme va tenir compte de la façon dont les événements se développent et performent, c'est très positif. On voulait s'assurer que nos efforts et surtout, nos résultats, soient reconnus à leur juste valeur pour qu'on puisse grandir et il semble que ce sera le cas.»

Du côté du Festival western de Saint-Tite, le directeur général Pascal Lafrenière allait dans le même sens.

«Ça va nous permettre d'investir dans la programmation, d'autant que c'est notre cinquantième anniversaire cette année. On veut innover pour convaincre les gens de venir à Saint-Tite et une aide supplémentaire pourrait nous permettre de prendre davantage de risques.

On a innové avec le Cirque Éloize l'an dernier: on l'a fait seul et ça a payé mais il faut admettre que c'était un gros risque. Pour nous, l'annonce d'aujourd'hui implique de l'amélioration du côté de la programmation, du service à la clientèle et de la commercialisation à l'extérieur du pays également.»

Son de cloche similaire du côté du FestiVoix.

«D'abord, c'est une annonce positive pour l'ensemble des événements mais nous, dit Thomas Grégoire, on considère que plus d'argent public va nous permettre d'aller chercher plus d'argent privé. Comme nous sommes en pleine croissance, ça va nous permettre de continuer à développer notre contenu et à aller plus loin.

Les critères évoqués par la ministre comme le pourcentage des revenus autonomes, l'achalandage, le pourcentage de touristes, ça semble nous favoriser pour obtenir de l'aide supplémentaire. Je pense que le gouvernement a fait un bon travail à la fois pour les grands centres mais aussi les régions; on ne peut que s'en réjouir.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer