Le Sanatorium est prêt à recevoir des visiteurs

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Les propriétaires, Éric Parent et Simon Parent sont accompagnés de leur père Réjean Parent (au centre) qui leur donne un bon coup de main dans l'exécution des travaux. Absent, le copropriétaire David Lemire.

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(Lac-Édouard) Le projet pouvait sembler un peu fou lorsqu'ils l'ont imaginé, mais jeudi, les dirigeants de Sanatorium historique étaient extrêmement fiers de présenter le fruit de leur travail acharné sur l'ensemble du site et d'inaugurer le nouveau Centre d'interprétation des habitats du martinet ramoneur. Les portes du Sanatorium de Lac-Édouard sont désormais ouvertes à tous.

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Le nouveau Centre d'interprétation des habitats du martinet ramoneur a été inauguré.

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«On avait une idée, on avait un rêve. Je me couchais le soir et j'avais une image en tête, mais de là à la rendre réelle c'était une autre chose. Là, tu mets une photo à côté et à part quelques petits détails, c'était ça. [...] C'est comme mettre un bébé au monde, je le vis comme ça aujourd'hui. Ça fait deux ans qu'on travaille fort», a lancé d'entrée de jeu Éric Parent, un des copropriétaires.

Aujourd'hui, on a réparé et embelli les bâtiments en conservant leur cachet, on a clôturé le terrain, planté des fleurs, cultivé les champs. Divers animaux animent également le site, lamas, poules, canards, chevaux... mais c'est un oiseau en voie de disparition qui attire le plus de regards. D'ailleurs, il continuera de le faire puisqu'un centre d'interprétation est entièrement dédié aux habitats du martinet ramoneur dans la maison d'accueil.

«On présente le chicot, les structures artificielles, le dortoir de brique. On raconte comment le martinet ramoneur utilise ces habitats développés par l'homme», note Simon Parent, copropriétaire.

«C'est près de 5 % de la population du Québec qui habite chez nous. C'est extrêmement important qu'on fasse quelque chose», a-t-il ajouté.

La maison d'accueil n'a pas été choisie au hasard. Évidemment son emplacement faisait d'elle un endroit de choix pour accueillir les visiteurs, mais il y a plus encore.

«Cette maison était très importante pour nous. C'était la plus abîmée du site. Ç'aurait été beaucoup plus facile d'entreprendre un autre bâtiment, il y avait beaucoup de travail. Par contre, la structure était intéressante, sa géographie et on voulait faire revivre ce bâtiment-là», a expliqué Éric Parent.

L'intérieur de la maison d'accueil a subi une... (Audrey Tremblay) - image 2.0

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L'intérieur de la maison d'accueil a subi une cure de rajeunissement tout en gardant un cachet exceptionnel comme en témoignent ces photos avant et après.

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L'intérieur de la maison d'accueil a subi une cure de rajeunissement tout en gardant un cachet exceptionnel comme en témoignent ces photos avant et après.

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On a inauguré l'endroit avec des invités bien spéciaux, notamment, des gens qui opèrent un sanctuaire sur lequel il y a plus de 25 cheminées au Texas. L'artiste Karine Lacroix était également de la partie pour présenter son livre et son court métrage qui seront dans la salle d'exposition. «Le martinet a existé à travers le Sanatorium et de tous les habitants. Ce qu'on a décidé de faire, c'est de raconter l'histoire du Sanatorium par les oiseaux qui y ont habité et qui y habitent encore. C'est un mélange d'archives, de faits réels et de fiction. On a fait un livre et un film. [...] Ce n'est pas juste moi, c'est le résultat de la participation de plein de gens», a-t-elle souligné.

On le sait, les trois entrepreneurs et une bonne partie de la population ont à coeur la protection de l'habitat des martinets ramoneurs, qui ont élu domicile dans la cheminée du Sanatorium depuis déjà des dizaines d'années. Un citoyen de Lac-Édouard est même bénévole depuis plusieurs années pour en faire du dénombrement. Les résultats sont transmis au ministère.

«Ce sont nos bébés. On veut les protéger. Ça fait six ans que je viens les compter bénévolement. [...] On prend en compte aussi beaucoup de données, la température, le vent, les nuages, tout ce qui pourrait influencer la présence ou l'absence des martinets ramoneurs», a expliqué Samuel Bolduc.

L'année dernière, les propriétaires ont restauré la grande cheminée, qui sert de dortoir aux oiseaux, qui était devenu dangereuse. De nouveaux nichoirs ont également été installés pour permettre à l'espèce de se reproduire. C'est d'ailleurs l'été dernier qu'ils ont assisté à la naissance de martinets ramoneurs.

«C'est la première cheminée non chauffée qui a du succès au Canada», lance fièrement Simon Parent.

D'ailleurs, les curieux remarqueront des noms près d'un nichoir. C'est qu'on a décidé de nommer les couples d'oiseaux qui s'y installent.

«On les a nommés au nom de nos grands-parents, Armand et Béatrice. Ils se sont rencontrés sur le site. [...] On espère que d'autres gens dans le village aient l'intérêt d'honorer leurs ancêtres de la même façon lorsque d'autres cheminées seront occupées», a commenté Simon Parent.

Maintenant, on invite les citoyens à venir visiter les installations gratuitement, même si le coin bistro n'est pas encore tout à fait à point.

«On a maintenant de l'eau et des toilettes. On est capable d'accueillir 50, 60, 75 personnes. C'est très encourageant», affirme Éric Parent.

Le maire de la petite municipalité était aussi sur les lieux pour observer le travail colossal accompli par la troupe de Sanatorium historique. «Dès le départ on a trouvé que c'était un projet structurant pour notre municipalité. [...] C'est comme si la mort qu'il y avait ici et la décrépitude étaient chassées par la vie. La vie renaît. C'est un exemple de renaissance qui se fait également à la grandeur de la municipalité», a mentionné le maire Larry Bernier.

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