Pas de panique chez les ATR

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Trois-Rivières

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Alors que la Mauricie (7 %) et le Centre-du-Québec (6 %) font moins bonne figure que la Montérégie et Lanaudière (8 %) pour les projets de visite cette année, les associations touristiques régionales ne paniquent pas pour autant.

Selon un récent sondage CAA-Québec sur les destinations privilégiées par les répondants, les régions de la Capitale-Nationale (20 %), du Saguenay-Lac-Saint-Jean (16 %), de Montréal (15 %), de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine et du Bas-Saint-Laurent (13 %) sont celles qui attirent le plus. «Plusieurs ne font pas encore le lien entre les forts produits d'appel ou les villes versus le nom de la région. Je suis toujours prudente avec ces résultats-là. Ça ne nous énerve pas», avance comme explication la directrice des communications chez Tourisme Mauricie, Catherine Cournoyer, habituée à ce genre de statistiques annuelles.

Alors que, dit-elle, la Mauricie n'est pas une région à forte notoriété touristique, contrairement aux Laurentides ou à la Gaspésie, plusieurs connaissent pourtant «Trois-Rivières, Shawinigan, le Festival western et le Parc national».

«C'est une conséquence de notre approche qui vise plutôt à mettre le spotlight sur nos entreprises, sur les produits forts. Bien évidemment, comme n'importe quelle région, on aimerait ça être numéro un et qu'on soit plus top of mind, dans le réflexe immédiat des gens. Par contre, on est très confiant pour l'été qui vient, avec de gros produits et beaucoup de nouveautés», a ajouté celle qui a évoqué le lancement de la saison cette semaine.

Par ailleurs, Mme Cournoyer a hâte de voir comment toutes ces intentions de vacances vont se traduire à la fin de la période estivale alors qu'au début de l'été, «tout le monde veut aller aux Îles».

«Et venir une fin de semaine à Trois-Rivières quand tu restes à Boisbriand, ce n'est pas des vacances pour eux. Bien sûr, on aimerait que la Mauricie résonne plus dans la tête des gens. On n'est pas une région exotique, on n'est pas Charlevoix, on n'a pas le côté bucolique des Cantons de l'Est. C'est comme si venir ici, c'était presque vite fait, bien fait», a-t-elle poursuivi.

Celle-ci se réjouit qu'à la lumière d'une étude de clientèle menée au Québec, ce qui compte le plus dans le choix de la destination, c'est la familiarité, la proximité et la beauté des paysages. «C'est une très bonne nouvelle. Notre slogan, La belle d'à côté, on ne l'a pas choisi au hasard. On est près, beau, pas cher», fait remarquer Mme Cournoyer.

Pour sa part, le directeur général de Tourisme Centre-du-Québec, Yves Zahra, rappelle que l'enquête du CAA traite des intentions. «C'est comme demander: où rêverais-tu aller en vacances cette année?», souligne-t-il.

Or, celui-ci ne s'attend pas à ce que sa région devienne un jour une destination de vacances. Ce qui n'empêche pas le territoire centricois de connaître une hausse de ses visiteurs de 15 % par année. La rive sud est fréquentée à 70 % par des excursionnistes, contre 30 % de touristes.

«Même si les gens viennent ici pour passer leurs vacances, ils ne le disent pas qu'ils viennent en vacances chez nous. Personne ne dit qu'il va au Centre-du-Québec, mais au Festival du cochon, au Village d'Antan, au Mondial des Cultures», a-t-il constaté.

À son avis, le fait que 35 % des gens vont prendre moins d'une semaine de vacances représente un avantage tant pour la Mauricie que le Centre-du-Québec car ces vacanciers n'auront pas le temps de se rendre trop loin. «Le sondage du CAA ne nous fait pas peur», a-t-il conclu.

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