Moins de vignobles au Centre-du-Québec pour les portes ouvertes

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Des activités d'animation sont prévues pour chaque vignoble.

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) La cinquième édition des portes ouvertes chez les vignobles du Centre-du-Québec comptera moins de joueurs, cette année, puisque plusieurs ont mis fin à leurs activités au cours des derniers mois pour diverses raisons.

Toutefois, le Domaine du Clos de l'Isle, le Fief de la rivière (situés tous deux à Bécancour), les Entreprises Riparia de Saint-Wenceslas et le Domaine des trois fûts de Drummondville ont prévu chacun un accueil chaleureux aux visiteurs, les 11 et 12 juin prochains, de 10 h à 17 h. Plusieurs activités entoureront la dégustation des bouteilles produites l'an dernier et les visites guidées.

Les amateurs de vin savent qu'habituellement, la visite des vignobles est un plaisir de courte durée. On ramène plusieurs bouteilles à la maison, mais quand on demeure trop loin, il faut attendre l'année suivante pour refaire le plein de son vin préféré. Cette année, la situation sera toute autre.

En effet, le gouvernement a tout récemment adopté la Loi 88 sur le développement des boissons artisanales.

«Les gens qui visitent le Québec durant l'été découvrent nos vignobles, apprécient notre vin et se demandent après où se le procurer. Quand tu demeures à Saint-Sauveur ou à Mont-Tremblant et qu'il y a un vin intéressant au Centre-du-Québec, les gens vont être intéressés de savoir que dans tel dépanneur ou telle épicerie de leur région, il y sera», se réjouit Daniel Harrisson, le propriétaire du Domaine du Clos de l'Isle.

«Je vais sûrement approcher les dépanneurs», prévoit de son côté Rémi Martel du Vignoble Riparia. «Il va falloir déterminer quelle sera la marge de profit qu'on va dégager afin de déterminer si ça vaut la peine ou pas. Il y a des frais de distribution à calculer, fait-il valoir, mais ça peut valoir la peine.»

Daniel Harrisson vend déjà ses produits au Marché Godefroy.

«Ça me coûte un employé et une location. Si je vais vers les dépanneurs, ça ne me coûtera pas plus cher et peut-être même moins cher», calcule-t-il.

M. Harrisson reconnaît qu'il est maintenant tentant de grossir son vignoble. «Je ne dis pas que la décision est prise, mais c'est très tentant. Il faudrait que j'achète des terres voisines des miennes. Il y a des possibilités», dit-il.

Jocelyn Hébert, propriétaire du Fief de la Rivière, indique que pour tout de suite, la nouvelle loi ne change rien pour lui puisque tout le vin produit au vignoble est écoulé sur place. La nouvelle loi sera sans doute fort appréciée lorsque ses nouvelles vignes seront prêtes à produire, d'ici deux ans.

«Cette année, on a 4000 bouteilles, l'an prochain, on devrait monter à 5000 et l'autre année, on va être à 7000 bouteilles ou 8000», précise-t-il en indiquant toutefois que l'entreprise n'a pas l'intention de grossir davantage.

Trois vignobles du Centre-du-Québec ont fermé leurs portes. Le regroupement des vignobles de cette région espérait atteindre 10 membres à moyen terme, mais il ne peut espérer en avoir plus de six maintenant.

«Lors de notre dernière réunion, j'ai donc proposé d'envisager les vignobles de la rive nord», explique M. Hébert qui a commencé à en discuter avec le Domaine et Vins Gélinas ainsi qu'avec un autre vignoble de Saint-Gabriel-de-Brandon.

«On a le même agronome et il est intéressé à faire des affaires avec nous autres», dit-il.

«L'avantage de se regrouper, c'est la visibilité», plaide-t-il. «Notre région, c'est la deuxième meilleure au niveau du climat. Il faut que les gens le sachent, il faut qu'on se vende comme région.»

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