Petits poissons des chenaux: pas de pêche avant janvier

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C'est une timide couche de glace qui tente de s'avancer sur la rivière Sainte-Anne. Elle ne devrait pas réussir avant la fin de l'année.

François Gervais

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(Sainte-Anne-de-la-Pérade) C'est sans surprise que l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux a annoncé mardi que la saison n'allait pas s'amorcer le 26 décembre comme prévu. Après tout, quelques mètres plus loin, la rivière Sainte-Anne coulait comme en juin.

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Avec le temps doux, même la mascotte Gigoteau avait troqué sa canne à pêche pour une veste de flottaison. La directrice générale et le président de l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux, Isabelle Durette et Steve Massicotte, l'accompagnent.

François Gervais

La météo des derniers jours, et celle prévue pour la prochaine dizaine, fait craindre le pire pour la saison de pêche au poulamon, qui ne devrait pas s'amorcer de sitôt. Les organisateurs visent maintenant le début du mois de janvier. Il a d'ailleurs fallu remonter très loin dans les annales pour trouver un début d'hiver aussi peu clément envers les pêcheurs. 

«C'est une des années les plus problématiques, mentionne le président de l'Association, Steve Massicotte. En 1958, la pêche avait commencé le 15 janvier, alors qu'en 2004, c'était le 12 janvier. Ce n'est pas une première. La saison de pêche c'est un ''sept rounds''. Mère Nature vient de gagner le premier, mais il nous en reste six autres.»

La situation n'est toutefois pas encore catastrophique selon ce dernier. Bien sûr, l'inquiétude est au rendez-vous pour plusieurs pourvoyeurs, qui perdront assurément des revenus, mais le festival sur la glace ne s'amorce que le 23 janvier. C'est à ce moment que la rivière enregistre sa plus grande affluence.

«C'est la première fois de mémoire que c'est comme ça, et je participe à la pêche depuis 50 ans. Nous avons été élevés là-dedans. Dans notre cas, on s'attend à commencer en janvier. Noël, ce n'est jamais le meilleur temps, mais c'est quand même bon. C'est plutôt à la fin de janvier et la première semaine de février. C'est à ce moment que le poisson arrive», mentionne Christian Hivon, du centre de pêche J.P. Hivon.

La pêche au poulamon est une activité dont les retombées économiques sont chiffrées entre 5 et 6 M$ annuellement pour la MRC des Chenaux.

«On sent l'inquiétude à Sainte-Anne-de-la-Pérade de la part de nos commerçants, nos marchands et nos restaurateurs. Ce qu'on souhaite, c'est que lorsque la pêche commencera, il y a plus de monde et ça permettra de remplir les commerces», espère la mairesse Diane Aubut.

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Une année expérimentale

Au calendrier, les dates du 30 et 31 décembre ont été encerclées, puisqu'on annonce une température de -10 degrés Celsius. Ce n'est pas aussi intéressant qu'un -25, mais ce sera suffisant pour que la glace se forme.

«Il nous faut un pouce à un pouce et demi de glace pour embarquer sur la rivière, avec une veste de flottaison, et arroser. La rivière n'est pas profonde et gèle facilement. Nous avons aussi des canons pour arroser de la rive. Le 6 janvier, on devrait avoir un bon topo de la situation», explique M. Massicotte.

L'organisation a d'ailleurs fait appel à un biologiste pour cette saison qui s'annonce expérimentale. On tentera de savoir si les mouvements du poulamon, qui descend la rivière pour frayer, sont déterminés par la température de l'eau. Si c'est le cas, une saison qui s'amorce tardivement pourrait ainsi se terminer plus tard, au plaisir des pourvoyeurs, qui ont déjà dû repousser plusieurs réservations.

Un festival à thématiques

En cette 78e année de pêche sur la rivière Sainte-Anne, les organisateurs ont opté pour trois thématiques différentes. Lors du premier week-end, les 23 et 24 janvier, ce sont les enfants qui seront en vedette, alors que sept jours plus tard, plusieurs activités sportives seront au menu.

Finalement, lors de la première fin de semaine de février, ce sont des cow-boys et cow-girls qui se promèneront autour des quelque 500 chalets installés sur la rivière.

Les organisateurs ont obtenu une subvention de 15 000 $ de la part du ministère du Tourisme, mais aussi une aide de la part du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs afin de produire un document illustrant comment cuisiner le poulamon.

«Il a déjà été très consommé depuis 1938, mais il y a eu une perte d'intérêt pour le produit. On tente de lui redonner ses lettres de noblesse au niveau culinaire», explique Isabelle Durette, directrice générale de l'Association.

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