Office de tourisme et de congrès de Bécancour: c'est la fin de l'aventure

La disparition de l'Office de tourisme de Bécancour... (Archives, Le Nouvelliste)

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La disparition de l'Office de tourisme de Bécancour pourrait mettre en péril la Route des Navigateurs.

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Bécancour) Privé de son financement de 107 000 dollars par la MRC, l'Office de tourisme et de congrès de Bécancour a vu ses membres voter unanimement en faveur de sa dissolution à compter du 31 décembre prochain, lors d'une assemblée générale spéciale tenue mardi.

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Jean-Guy Dubois

Émilie O'Connor

Créé dans la controverse en 2013, l'organisme vivait déjà à l'heure des compressions avant le coup de grâce du conseil des maires de la MRC de Bécancour lors de l'adoption de son budget 2016.

Sa présidente, Jasmine Hébert, avait mis en garde les élus des impacts négatifs d'une telle prise de position. «Mettre un terme à notre entente touristique risque de causer plus de pertes financières à court et moyen terme au sein de notre milieu», avait-elle écrit.

Dans une lettre adressée au préfet Mario Lyonnais, elle avait évoqué plusieurs conséquences à la fin du financement de l'Office: exclure Bécancour et sa région comme une destination à congrès, engendrer des pertes directes de revenus, accentuer les difficultés auprès des entreprises, couper l'accès au développement de projet rassembleur et mettre en péril la Route des Navigateurs. Sans compter, disait-elle, «la baisse importante de notre attractivité touristique».

«Le tourisme est une industrie porteuse générant d'importantes retombées économiques chez nous, plus de 41 millions de dollars annuellement en dépenses touristiques dans les entreprises et elle est créative d'emplois, 896 emplois dans la MRC de Bécancour», plaidait Mme Hébert.

Selon elle, la présence d'un office de tourisme est reconnue à travers le monde pour son travail, notamment par l'accueil touristique, la venue et la rétention des visiteurs.

«Ne pas lui donner les outils nécessaires pour atteindre ses objectifs représente automatiquement une difficulté supplémentaire dans l'exploitation de nos entreprises respectives et une immense perte comme destination qui se veut touristique», avait-elle prévenu.

Au terme de la rencontre, mardi, Mme Hébert se montrait pourtant optimiste pour le futur. «Le tourisme vit encore», a-t-elle insisté.

La veille, le maire Jean-Guy Dubois avait d'ailleurs rassuré un citoyen sur le sujet. «La fonction touristique dans Bécancour va continuer», a-t-il déclaré lors de la séance publique du conseil de lundi.

À la période de questions, il a rappelé comment le tourisme avait été une source de problématiques à la table de la MRC, certaines municipalités n'y trouvant pas leur compte.

La Ville de Bécancour, qui assumait déjà les deux tiers du budget, ramène ainsi la gestion de la question touristique en ses murs. «Et il y aura des pactes individuels avec les municipalités qui veulent continuer. On leur chargera un prix», a-t-il expliqué, donnant l'exemple des ententes intermunicipales pour l'eau ou l'incendie.

Au citoyen qui se disait préoccupé par tant de tergiversations au cours des dernières années, le premier magistrat lui a rétorqué: «soyons bien calmes avec ça. Ce sera une façon différente, avec un territoire différent, probablement avec le même monde».

Membre du conseil d'administration de l'Office, le maire de Saint-Pierre-les-Becquets, Yves Tousignant, a confirmé au Nouvelliste que son conseil avait déjà adopté une résolution pour une offre de service à la Ville de Bécancour.

«Ce sera beaucoup plus solide avec la Ville que le mariage forcé. C'est un mal pour un bien», a-t-il conclu.

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