Fête du Travail: «Comme en semaine de la construction»

Il fallait trimer dur pour se dénicher une... (Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste)

Agrandir

Il fallait trimer dur pour se dénicher une place de camping en pleine nature, en fin de semaine. Le Parc régional de la rivière Gentilly, comme plusieurs autres sites, affichait complet. Cette petite famille de Québec y séjournait: Guillaume, Félix et Olivier Tremblay ainsi que Caroline Labelle.

Photo: Andréanne Lemire, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Complet, non-vacant, bondé, aucune place disponible. Non, il ne s'agit pas là d'inscriptions affichées à l'entrée de l'urgence d'un centre hospitalier, mais plutôt des réponses que reçoivent les amateurs de camping qui se cherchent un petit coin de paradis à l'ombre durant la fin de semaine de la fête du travail. Une longue fin de semaine, additionnée à une température estivale, qui fait le bonheur des campeurs prévoyants et des propriétaires de terrains aménagés.

Au Parc de la rivière Batiscan, il fallait beaucoup de chance pour se dénicher quelques mètres carrés où dresser sa maison de fortune ou stationner son véhicule récréatif. Chaque année, le directeur général du Parc, Jean Huard, doit prévoir le coup d'achalandage du début septembre.

Le week-end de la fête du Travail est parmi les plus populaires de l'année, d'autant plus lorsque le soleil décide de se mettre de la partie. En fin de semaine dernière, les 180 espaces de camping étaient tous réservés et près de 70 % des visiteurs provenaient de l'extérieur de la Mauricie, principalement de Montréal et ses environs, ou encore de la région de la Capitale-Nationale.

«À la fête du Travail, on est tout le temps plein», note le directeur général. «On fonctionne comme en semaine de la construction», soit à plein régime avec main-d'oeuvre accrue. De toutes les activités proposées au Parc, le camping occupe «la place la plus importante. Notre clientèle est fidèle et revient à chaque année. Ce sont des visages qu'on revoit». Nouveau service cette année qui, sans conteste, reviendra l'an prochain: la réservation en ligne, utilisée par plus de la moitié des campeurs.

Au Parc régional de la rivière Gentilly, l'affluence était telle en fin de semaine que les employés ont dû ouvrir un «espace de débordement», c'est-à-dire des terrains de fortune sur le gazon de la place publique, pour accueillir une dizaine de campeurs supplémentaires. La cinquantaine de terrains, avec ou sans service, rustiques ou non, avaient tous trouvé preneur. Idem pour les petits chalets et les prêts-à-camper qui font le bonheur des plus douillets.

«C'est clair que la demande est là. Pour la fin de semaine de la fête du Travail, même si on a été complet tout l'été, on aurait pu remplir un deuxième terrain de camping de taille équivalente sans problème, considérant le nombre de demandes de réservation qu'on a enregistrées. Donc, la demande est là, mais notre capacité à y répondre n'est pas là tout de suite. C'est pourquoi on travaille sur un plan de croissance qui inclut la bonification des infrastructures d'hébergement et des activités», signale le directeur général Marc Joseph. Depuis 2009, l'administration du Parc régional de la rivière Gentilly a investi près d'un million $ pour moderniser ses installations. À noter que les campeurs peuvent y loger douze mois par année.

Aucune place de camping disponible non plus au Parc national de la Mauricie. Sur les 500 sites spécialement adaptés pour les campeurs, seulement deux étaient offerts aux plus rapides sur la gâchette, en formule canot et camping. Deux petites places qui ont fait l'objet d'une résiliation de dernière minute. Notons que la fin de semaine de la fête du Travail vient clore la saison de camping aux abords du lac Wapizagonke, alors que les activités d'hébergement sous la belle étoile se poursuivent jusqu'au 12 octobre pour les secteurs Rivière-à-la-Pêche et Mistagance.

Une popularité qui réjouit la chef d'équipe du service aux visiteurs du Parc national de la Mauricie, Cécilina Rouault. «Dans tout le parc, on a affiché complet. D'autant plus qu'on annonçait beau toute la fin de semaine. La fête du Travail, c'est reconnu, on sait qu'on aura une grosse fin de semaine. On a beaucoup d'habitués qui en profitent.» Les 25 tentes Otentik, à mi-chemin entre la tente et le chalet rustique, étaient également toutes occupées. 

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer