Robert Trudel veut créer un office de tourisme parallèle

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Le directeur général de la Cité de l'énergie, Robert Trudel, appuyé par la copropriétaire de l'Auberge Gouverneur, Sonia Tremblay, veut créer un organisme parallèle à l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan qu'il souhaite plus efficace.

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Guy Veillette
Le Nouvelliste

(Shawinigan) Déçu des retombées de l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan jusqu'à maintenant, le directeur général de la Cité de l'énergie, Robert Trudel, veut créer un organisme parallèle qu'il souhaite plus efficace, particulièrement pour le démarchage.

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Robert Trudel, directeur général de la Cité de l'énergie et d'Espace Shawinigan.

PHOTO: SYLVAIN MAYER

En 2014, seulement onze congrès ont été recensés à Shawinigan, une baisse de 50 % par rapport aux 22 de l'année précédente, un nombre exceptionnellement élevé faut-il préciser. Dans le dernier rapport annuel de l'OTFC, il est mentionné que neuf organisations ont bénéficié de l'accompagnement offert pour visiter les installations shawiniganaises. Un service qui a permis d'attirer concrètement un congrès en 2015 et trois autres l'an prochain.

Insatisfaites de ces résultats, quatre ou cinq entreprises mettraient un budget en commun pour embaucher une ressource dont le mandat consisterait ni plus, ni moins à jouer sur le même terrain que l'OTFC. 

«On travaille là-dessus», avance M. Trudel, qui tient à préciser qu'il demeure directeur général de la Cité de l'énergie malgré le non-renouvellement de son mandat au conseil d'administration de l'OTFC. Cette nouvelle aurait causé une certaine confusion dans la population, selon lui. 

«Nous allons former l'Office de tourisme, foires et congrès de la Cité de l'énergie ou d'Espace Shawinigan, c'est à voir. Nous ferons de la publicité à travers la province.»

Sonia Tremblay, copropriétaire de l'Auberge Gouverneur, confirme son intérêt pour ce concept.

«Il faut qu'on se prenne en main, parce que présentement, il n'y a rien», tranche-t-elle. 

Mme Tremblay avait démissionné du conseil d'administration de l'OTFC en janvier 2014, parce qu'elle se sentait très mal à l'aise dans la nouvelle organisation. 

Sylvia Bouchard, ex-déléguée commerciale du Bureau de foires et congrès de Shawinigan, avait été embauchée par l'Auberge Gouverneur à l'automne 2013. Mais les coûts devenaient difficiles à supporter pour une seule organisation. Avec d'autres partenaires, ce mandat deviendrait plus réaliste.

«S'il y a un regroupement et qu'on est capable de payer quelqu'un qui fera de la route, à qui on pourra dire de tourner à gauche ou à droite, je trouverais ça bien», mentionne Mme Tremblay. «À l'Office de tourisme actuellement, personne ne fait ça.»

«Dans mon cas, c'est une question de survie», ajoute-t-elle. «Actuellement, je n'ai rien de l'OTFC. Les congrès que je reçois, ce sont les miens. L'Office ne m'a rien amené. Ce n'est pas vrai que je vais passer une autre année comme ça.»

En 2014, l'Auberge Gouverneur a particulièrement souffert des fameux travaux sur l'avenue de la Station. Le contexte économique n'aide pas non plus, la fermeture de grandes usines comme celles de Rio Tinto Alcan et de Produits forestiers Résolu se répercutant sur une longue période.

Sonia Tremblay ne met pas une croix définitive sur l'Office de tourisme, foires et congrès de Shawinigan. Elle n'attend qu'une preuve selon laquelle cette organisation vaut les quelque 665 000 $ injectés par la Ville en 2014.

«Je vais embarquer partout où j'aurai des retombées économiques», martèle-t-elle. «Mais depuis deux ans, ça tourne en rond. Ils nous disent qu'ils se placent, mais pendant ce temps, on crève de faim. Ils peuvent faire ce qu'ils veulent, je ne suis en chicane avec personne. Mais nous, on doit s'organiser pour manger à la fin du mois.»

«Si ça ne fonctionne pas depuis deux ans, si je ne vois pas de changements dans la structure ou dans le personnel, je ne vois pas pourquoi ce serait mieux en 2015 ou en 2016», opine-t-elle. «Dans le privé, on n'a pas les moyens d'attendre.»

Contexte

Valérie Lalbin, directrice générale de l'OTFC, avait déjà vu venir le creux de vague l'an dernier dans l'accueil de congrès. La compétition demeure vive, mais elle précise que le contexte local a aussi changé.

«Quand le Bureau de foires et congrès a été mis en place, nos plus gros hôtels et Espace Shawinigan n'avaient pas de force de vente», explique-t-elle. «Personne ne faisait de développement, de démarchage. Sylvia Bouchard était la force de vente pour l'ensemble de la destination. En 2013, l'Auberge Gouverneur s'est doté d'une force de vente et c'est très bien que nos partenaires se préoccupent de leur produit. Le centre de foires m'indiquait qu'il avait aussi sa force de vente. Ça modifiait ainsi le rôle de l'Office de tourisme, foires et congrès.»

Par contre, Mme Lalbin fait remarquer que les propos sur la pertinence de son organisation ne l'ont jamais empêché de parler de l'Auberge Gouverneur ou de la Cité de l'énergie dans les activités de représentation ou de démarchage. «L'Office de tourisme fait un travail de destination», résume-t-elle.

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