Les festivals pourraient passer au couperet

Lors de son passage à Sainte-Anne-de-la-Pérade, la ministre... (Photo: Olivier Gamelin, Le Nouvelliste)

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Lors de son passage à Sainte-Anne-de-la-Pérade, la ministre du Tourisme Dominique Vien portait fièrement une tuque aux couleurs de la nouvelle image de marque de Tourisme Québec. On la voit ici en compagnie du député de Champlain Pierre Michel Auger et, à l'arrière, de la mairesse de Sainte-Anne-de-la-Pérade, Diane Aubut.

Photo: Olivier Gamelin, Le Nouvelliste

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Olivier Gamelin
Le Nouvelliste

(Sainte-Anne-de-la-Pérade) L'enveloppe budgétaire servant de point d'appui aux festivals et autres événements bénéficiant de l'aide financière du gouvernement du Québec pourrait passer, à son tour, sous le couperet de l'austérité économique. C'est du moins le message porté par la ministre du tourisme Dominique Vien lors de son passage sur la rivière Sainte-Anne, samedi, à l'invitation de l'Association des pourvoyeurs de pêche aux petits poissons des chenaux.

«Au niveau du financement des festivals et des événements au Québec, on n'a pas touché à l'enveloppe globale pour le moment», souligne la ministre, en ajoutant, par ailleurs, que son ministère se posait actuellement «un certain nombre de questions».«Il y a une réflexion à mener sur le nombre de festivals et d'événements qu'on finance au Québec, sur la mission de chacun, sur les répercussions de chacun également. Est-ce que l'enveloppe qu'on dédie à ces festivals est suffisante, oui ou non?», s'interroge la ministre qui, pour l'heure, ne cible aucun cas d'espèce. «Il y a beaucoup d'argent qui est investi. Est-ce qu'on est sur les bonnes cibles tout le temps? Je me pose la question», laisse tomber Mme Vien avant d'appâter un hameçon.

Chose certaine, «il faut être attentif aux répercussions que [les efforts budgétaires] peuvent avoir, mais en même temps la situation économique du Québec nous demande une certaine discipline», ajoute-t-elle. «C'est dans ce contexte-là qu'on évolue actuellement.»

Si la ministre semblait ravie de taquiner le poulamon pour la première fois de sa vie, les organisations tirant avantage de l'apport financier des différents ministères, voire des commandites des sociétés d'État telles Loto-Québec, la Société des alcools du Québec ou Hydro-Québec, pourraient avoir la mine basse à la suite de la vaste restructuration entreprise par le ministère du Tourisme.

«L'effort est demandé à tous les Québécois, mais également à l'ensemble de l'appareil gouvernemental», renchérit Mme Vien. «C'est normal que [les sociétés d'État] entendent le message gouvernemental.» À l'instar des autres pans de l'État québécois, qui doivent se serrer la ceinture, il va sans dire que des choix déchirants devront être faits.

Dans son Plan de développement de l'industrie touristique 2012-2020, Tourisme Québec entend mettre de l'avant deux stratégies de développement qui visent à mousser le fleuve Saint-Laurent touristique, ainsi que le tourisme hivernal. Toutes saisons et régions confondues, Tourisme Québec a soutenu financièrement 163 événements en 2013-2014, pour un investissement total de 16,6 millions $.

«Depuis que je suis en poste, je mène une réflexion globale sur la révision du modèle d'affaires et de gouvernance au niveau du tourisme en général. Je ne suis pas autorisée à vous dire aujourd'hui où est-ce que j'en suis dans mes démarches, mais ce que je peux vous dire c'est que le financement en fait partie. Je pense que c'est normal, après un certain nombre d'années, de se poser des questions sur l'état des lieux.»

Notons d'autre part que le Festival de la pêche aux petits poissons des chenaux a tiré parti, encore cette année, d'une subvention récurrente de 15 000 $ octroyée par Tourisme Québec, son partenaire principal, et de 8000 $ alloués par Hydro-Québec sous forme de commandite. «L'argent donné par Tourisme Québec sert à faire la promotion de la pêche, du festival, des activités, sert à faire venir les gens à Sainte-Anne-de-la-Pérade», mentionne Steve Massicotte, président de l'Association des pourvoyeurs.

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