Plaidoyer d'une globe-trotter pour un tourisme responsable

Lydiane St-Onge entamera en janvier un périple d'un... (Photo: François Gervais, Le Nouvelliste)

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Lydiane St-Onge entamera en janvier un périple d'un an en Amérique du Sud.

Photo: François Gervais, Le Nouvelliste

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Brigitte Trahan
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Ne se lassant pas de parcourir le globe pour découvrir les autres cultures en marchant à l'extérieur des sentiers touristiques déjà battus, la Trifluvienne Lydiane St-Onge quittera à nouveau le Québec, le 20 janvier, à la conquête de l'Amérique du Sud pendant un an.

Un de ses objectifs est de démontrer à ses quelque 43 500 adeptes sur Facebook comment voyager tout en respectant les peuples à qui l'on rend visite.

Elle songe même présentement, avec une amie, à générer une marque bien à elle qui s'appellera «Lydiane autour du monde» et qui lui permettra de produire des documentaires, des photos, «peut-être même des produits dérivés pour le voyage», laisse-t-elle entendre. «Peut-être qu'une partie pourrait même être remise à un organisme», avance-t-elle, rêvant, en fait, de promouvoir le tourisme durable, responsable et engagé.

«Je suis tannée de voir des touristes qui viennent se défoncer la face pendant deux semaines, qui ne respectent pas la population locale, qui jugent le pays et qui se pensent les rois du monde parce qu'ils ont de l'argent. Bali en est un exemple direct et concret», illustre-t-elle. «Les Australiens vont là pendant leur semaine de congé et ils vont là pour se saouler pendant une semaine. Tu vois que la population locale n'est plus capable. Elle se fait envahir par ce genre de tourisme-là qui est complètement irrespectueux, qui détruit tout sur son passage et qui pollue», déplore-t-elle.

«Je suis tannée de voir ça. J'ai le goût de démontrer qu'il y a d'autres façons de voyager», dit-elle.

Elle veut aussi dénoncer, grâce à sa visibilité croissante, toutes les attractions touristiques qui nuisent à la faune et à l'environnement.

«Aux Philippines, il y une place où tu peux aller nager avec les requins-baleines. La population a commencé à nourrir ces animaux pour exploiter ça et se faire de l'argent», raconte-t-elle. Encourager ça, en tant que touriste, dit-elle, nuit grandement à l'environnement.

«Ces requins-baleines sont tellement paresseux qu'ils ne vont pas ailleurs. Ils restent là et se laissent nourrir toute la journée. Ils ne se reproduisent plus, ne font plus leurs migrations, avec pour résultat qu'aux Philippines, il n'y a presque plus de requins-baleines, sauf là», déplore la globe-trotter.

Le 15 janvier, Lydiane St-Onge inaugurera son premier site Web au www.lydianeautourdumonde.com.

D'ici là, elle demande à ses 43 500 amis Facebook de donner généreusement à un organisme qui lui tient à coeur, Virlanie, qui aide les victimes du récent typhon aux Philippines qui n'ont plus de toit. C'est un pays qu'elle a visité et où elle a vécu de belles émotions, dit-elle. On peut donner à cette cause en se rendant sur le site www.donnezautourdumonde.com.

Lydiane a trouvé quelques bons commanditaires pour son prochain périple en Amérique du Sud et invite les entreprises à la soutenir en communiquant avec elle via Facebook en tapant «Lydiane autour du monde».

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