Un sentier de 25 km entre le Baluchon et l'auberge du Lac-à-l'eau-claire

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Les amateurs de randonnée équestre pourraient circuler sur un sentier balisé entre Le Baluchon et l'auberge du Lac-à-l'eau-claire.

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Martin Lafrenière
Le Nouvelliste

(Saint-Paulin) Les directions du Baluchon et de l'auberge du Lac-à-l'eau-claire veulent relier leurs installations respectives par un sentier balisé réservé entre autres aux amateurs de promenade en ski de fond et de balade à cheval.

Le projet de 100 000 $ prévoit l'établissement d'un sentier sur une distance d'environ 25 kilomètres. Large d'environ 1,5 mètre (cinq pieds), il serait aménagé en respectant la nature assez sauvage qui se trouve entre ces deux établissements hôteliers de Saint-Paulin et de Saint-Alexis-des-Monts.

Ce projet représente une adaptation à plus petite échelle d'une idée lancée entre autres par Louis Lessard en 2006. La corporation Pôle aventure, grande nature avait l'objectif d'installer un corridor de plein air de plus de 100 km reliant le parc national de la Mauricie et la réserve Mastigouche.

Plus de neuf millions de dollars étaient requis afin d'aménager une piste de randonnée réservée aux activités non motorisées (vélo, randonnée équestre, ski de fond) et une autre piste pour les activités motorisées (motoneige et quad).

«C'est un produit en demande et il y a un manque au Québec. Le sentier, je l'ai marché, je l'ai skié avec Pierre Simard (le propriétaire du Lac-à-l'eau-claire). On l'a mis sur GPS. Ça prend des droits de passage, mais on est avancé. On a un accord verbal pour l'ensemble du territoire», mentionne le grand patron du Baluchon, Louis Lessard.

Un refuge et des relais seront dispersés le long du sentier. Les amateurs de randonnée pédestre, les gens qui aiment se promener en raquettes ou ceux qui préfèrent le traîneau à chiens pourraient se déplacer d'un endroit à l'autre à travers une forêt d'une belle diversité. Des érables et des pruches se trouvent dans l'environnement du sentier prévu.

«On va s'adapter à la forêt, prévient M. Lessard, car on parle d'une trail! C'est sûr qu'on va couper des branchailles, des arbustes. Mais les arbres de bonne dimension, on va les contourner.»

Pierre Simard est un skieur de fond qui a visité plusieurs régions du Québec. Il voit d'un très bon oeil la réalisation d'un tel sentier.

«Il y a un marché pour ça. Un bon exemple est la traversée de Charlevoix. Ça existe depuis 30 ans, c'est un classique dans le domaine de la longue randonnée. Ça prend une semaine en ski de fond. Notre projet de sentier est pour attirer les gens, leur faire vivre une expérience additionnelle et les garder plus longtemps», déclare M. Simard, qui aimerait bien un jour étendre le sentier vers un autre établissement hôtelier.

Louis Lessard précise qu'une demande d'aide gouvernementale de 60 000 $ a été déposée. Il s'attend à recevoir une réponse en août.

Si l'argent public est disponible, les travaux pourraient commencer cet automne. Le sentier pourrait ouvrir en décembre 2015.

Le plan de développement toujours là

Par ailleurs, le plan de développement évalué à 40 millions de dollars est toujours bien vivant au Baluchon. Annoncé en 2011, le plan prévoyait alors de faire passer la capacité d'hébergement de 90 à 200 chambres d'ici 2018. Louis Lessard souligne que le plan va se faire, mais les travaux vont s'échelonner sur une plus longue période.

«Le secteur touristique a connu un ralentissement et il faut y aller plus par étapes. On tient beaucoup au plan, la clientèle est là. Mais il faut être prudent: la clientèle européenne, les touristes américains et canadiens ont moins d'argent qu'avant, car on n'a pas passé la dernière récession.»

Le Baluchon va ainsi échelonner ces projets. Il y aura une première phase évaluée à près de 12 millions de dollars: sur les 12 maisons de ferme incluses dans le volet «Baluchon des rivières», on prévoit en construire deux pour commencer.

Même prudence en ce qui a trait au volet «Baluchon des lacs». Le plan parle de l'érection de 20 chalets sur pilotis et sur terre au pied du parc national de la Mauricie et de la réserve Mastigouche. La première étape se limitera à quatre. Un écolodge de 12 chambres fait aussi partie des plans.

À propos du volet «Baluchon des lacs», la direction de l'établissement prévoit acheter certaines terres publiques et en louer d'autres au ministère des Ressources naturelles. Des discussions ont lieu à ce sujet.

Selon les prévisions du Baluchon, la réalisation du plan de développement va attirer davantage de touristes étrangers. Cette clientèle représente actuellement entre 5 % et 7 % de l'achalandage total du Baluchon. Dans un horizon de cinq à sept ans, la clientèle internationale devrait se situer entre 12 % et 20 % pour le premier volet, alors qu'elle devrait atteindre entre 30 % et 40 % pour le second.

Cette première phase pourrait se réaliser d'ici trois ans, advenant une ferme reprise de l'activité touristique.

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