Gilles Gignac: défenseur de la culture de Mékinac

Gilles Gignac... (François Gervais)

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Gilles Gignac

François Gervais

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Établi à Saint-Tite depuis 1978, Gilles Gignac compte parmi les acteurs, les protecteurs et les ambassadeurs de la culture de la MRC de Mékinac. Associé depuis une trentaine d'années au Festival western de Saint-Tite, le retraité du domaine de la santé et des services sociaux est aussi président de l'organisme Culture Mékinac.

Natif de Québec, M. Gignac a migré à Saint-Tite pour occuper un poste de travailleur social au CLSC de l'endroit. Il était directeur des services de santé courants au Centre de santé et de services sociaux de la Vallée-de-la-Batiscan lorsqu'il a pris sa retraite en 2008.

Son implication au sein du Festival western de Saint-Tite remonte à 1988. Il en a présidé la 25e édition en 1992, et il est présentement vice-président du conseil d'administration de la corporation qui chapeaute le comité organisateur de l'événement. 

Gilles Gignac a servi d'intermédiaire entre le Musée québécois de culture populaire de Trois-Rivières et la population de Saint-Tite et des environs pour la conception de l'exposition soulignant les 50 ans du festival, Notre Far West, inaugurée en juin dernier au musée.

«Le gros de mon travail consistait à mettre la main sur des artefacts, à faire des vérifications», résume celui qui a vidé, consulté et trié tout ce qu'il a trouvé dans la multitude de boîtes de documents recueillis au fil des années.

Sa tâche lui a aussi permis d'entrer en contact avec des gens ayant un lien particulier avec le festival ou qui ont offert des objets rares, que l'on pense à cette dame de Shawinigan dont le défunt époux avait remporté la première course, ou encore à ce brocanteur de Sainte-Thècle qui a offert les premiers chapeaux symboliques du festival.

«C'est beau ce que le Musée a fait! C'est d'un professionnalisme extraordinaire. Avec tout ce qu'on leur a donné, la construction de l'imaginaire du festival est là», apprécie celui qui a consacré une vingtaine d'heures par semaine pour la préparation de l'exposition, entre décembre 2016 et juin 2017.

Cultivant un intérêt pour les arts (il avait commencé une formation universitaire en chant classique), M. Gignac a agi comme arbitre pour la Ligue d'improvisation de Saint-Tite, a présidé l'opéra rock de l'école secondaire Paul-Le Jeune, et a joué dans plusieurs productions de la troupe de théâtre La Corde à linge.

Depuis quatre ans, il préside l'organisme Culture Mékinac. «L'objectif est de promouvoir la culture sur notre territoire, mais aussi de faire comprendre aux gens que la culture, c'est également du développement économique. On soutient l'agent et les intervenants culturels, et on est là pour valoriser tout le développement de la culture, particulièrement pour la relève», décrit-il. 

Un des volets de mise en valeur concerne le patrimoine bâti. Parmi les projets, Culture Mékinac travaille avec la Société d'histoire et de généalogie de Saint-Tite pour établir un inventaire des maisons centenaires du territoire. M. Gignac est lui-même très sensibilisé à l'enjeu de conservation du patrimoine bâti, lui qui a acheté, avec ses trois fils, une maison de 121 ans de la rue Notre-Dame (connue comme «la vieille maison rouge») pour la restaurer.

Cette promotion de la culture au sens large se décline sur plusieurs volets pour Gilles Gignac, que ce soit au coeur de son implication dans Culture Mékinac qu'à travers son attachement au Festival western. La culture western a particulièrement été prise à partie cette année par des opposants aux rodéos qui liaient l'activité à de la cruauté animale. M. Gignac y voit une occasion de démystifier cette culture.

«On entre dans une étape où il faut faire connaître la culture sur laquelle on travaille depuis 50 ans. On commence à être plus en mesure de dire les choses telles qu'elles sont. Il n'y a aucune maltraitance, ici. Il faut renseigner les gens, démystifier. Le côté positif de tout ce qui s'est passé est que ça a permis aux gens de poser des questions, et à nous de vulgariser nos affaires et être plus pointus», considère-t-il.




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