Multiplier l'aide grâce au bingo

Jacques Veillette... (Stéphane Lessard)

Agrandir

Jacques Veillette

Stéphane Lessard

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Jacques Veillette considère comme vital le soutien financier offert aux organismes communautaires par le Regroupement des bingos de Trois-Rivières et son fonds d'aide. Bon an mal an, une centaine d'organismes se partagent les revenus des dix séances de bingo tenues à chaque semaine au Bingo O'503. En 2016, on a souligné les 20 ans d'implication de Jacques Veillette dans cette organisation.

Originaire de La Tuque, M. Veillette s'est établi à Trois-Rivières au début des années 1990. Son implication sociale avait commencé dans sa ville natale, où il fut notamment membre fondateur du Club Optimiste de La Tuque. Il y avait aussi présidé le Festival de chasse, mis sur pied par le club.

À 76 ans, 20 ans après avoir pris sa retraite du secteur de la santé, M. Veillette s'implique encore dans quatre organisations. Il agit comme trésorier aux conseils d'administration de l'Association des cardiaques de la Mauricie, du Pavillon Saint-Arnaud et de la Fondation communautaire du Saint-Maurice, en plus de sa collaboration au Regroupement des bingos de Trois-Rivières et son fonds d'aide. 

Ce regroupement des bingos de Trois-Rivières, en 1996, s'est réalisé sur la base du partage des profits entre un certain nombre d'organismes communautaires détenteurs de licences. Près d'une vingtaine d'organismes profitent de la répartition de ces revenus chaque année, dont des associations et centres de loisirs ou de sport amateur, ainsi que des fabriques paroissiales.

Le fonds d'aide du regroupement a été créé en marge pour aider périodiquement d'autres organismes ne disposant pas de licence. Environ 20 % des revenus des bingos sont redistribués à ces organismes qui présentent des projets particuliers. Des distributions ont lieu deux fois par année. Depuis 1997, près de 4,5 millions $ ont été remis à ces ressources via le fonds d'aide. Plus ou moins 80 organismes accrédités par la Ville sont ainsi soutenus chaque année, dans des créneaux d'aide à la jeunesse, d'appui aux personnes vivant avec un handicap ou d'assistance à une clientèle en situation de pauvreté.

Jacques Veillette, qui a présidé le Regroupement des bingos de Trois-Rivières pendant plusieurs années, est à même de témoigner de l'importance du partage des revenus du bingo pour les organisations qui en bénéficient. L'Association des cardiaques de la Mauricie, par exemple, reçoit plusieurs dizaines de milliers de dollars par année en temps que détentrice d'une licence. Cette aide contribue à financer ses services et activités, qui vont des soins infirmiers aux ateliers-conférences sur le stress ou le sommeil, en passant par les conseils en nutrition et les consultations avec des kinésiologues ou des psychologues.

«C'est vital, l'argent reçu des bingos. Si je regarde le Pavillon Saint-Arnaud, c'est 80 000 $. Si on n'avait pas ça, on serait obligé de couper dans des services ou des employés, et c'est la même chose pour l'Association des cardiaques. On ne pourrait pas tout payer...», illustre-t-il en ajoutant l'exemple des fabriques qui reçoivent aussi de l'argent des bingos. «Beaucoup de fabriques sont en difficulté à cause de la baisse de la pratique», constate l'homme particulièrement sensibilisé à la cause, étant le frère de l'ancien évêque de Trois-Rivières Mgr Martin Veillette.

D'ailleurs, ses préoccupations de partage, de solidarité et de soutien à la communauté prennent en partie leur source dans la famille de 11 enfants dans laquelle il a grandi à La Tuque.

Le septuagénaire qui trouve aussi le temps de s'entraîner régulièrement en salle traîne avec lui l'agenda dans lequel il note toutes les activités et rendez-vous en lien avec ses implications. Pourquoi choisit-il encore de gérer un horaire, des obligations, aussi louables soient-elles? «Moi je dis que quand tu donnes tu reçois automatiquement plus que tu donnes. Je veux aider pour mettre du pain sur la table à ceux qui n'en ont pas ou qui en manquent. Nous on a la chance d'avoir nos trois repas par jour, il faut aider ceux qui n'ont pas cette chance.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer