Rassembler pour aider la communauté

Benoit Marquette... (Sylvain Mayer)

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Benoit Marquette

Sylvain Mayer

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Quand il relate son cheminement et ses motivations, Benoit Marquette utilise le terme «rassembleur» pour se décrire. Originaire de Saint-Hyacinthe, il a adopté Trois-Rivières en 1993 et s'est impliqué dans plusieurs de ses organisations, du Club Kiwanis à la Fondation du Collège Marie-de-l'Incarnation en passant par la Jeune chambre de commerce de la Mauricie et la Fondation du Musée québécois de culture populaire.

Aujourd'hui conseiller en placement, vice-président et gestionnaire de portefeuille à la Financière Banque nationale, M. Marquette a été formé en génie civil avant de bifurquer vers la photographie et s'établir à Trois-Rivières où il a rejoint celle qui est devenue son épouse, Julie Béliveau. 

«C'était au début des années 1990. En génie civil, il n'y avait pas de travail. Je suis un passionné de photo, et j'ai démarré une entreprise de photo avec des amis à Montréal. Nous voulions développer le marché de l'extérieur de Montréal», détaille M. Marquette qui a choisi d'explorer celui de Trois-Rivières. Ce choix n'était pas étranger à l'idée de rejoindre Julie, une ancienne voisine déménagée à Trois-Rivières avec ses parents, et retrouvée une dizaine d'années plus tard.

Un des premiers contrats de Benoit Marquette en photo en Mauricie lui fut proposé par le Musée d'arts et traditions populaires de Trois-Rivières, qui devait documenter les items de la collection Robert-Lionel-Séguin. Sa formation en génie civil lui a par la suite servi. «La construction du musée commençait, et ils avaient besoin d'expertise pour la surveillance du chantier et le suivi avec les sous-traitants. Je m'en suis occupé, et j'ai eu un mandat de gestion du bâtiment», raconte-t-il. 

Entre-temps, il a entrepris les cours de finances qui lui permettraient de travailler en valeurs mobilières, domaine auquel il se consacre depuis 1998. «Pour être dans les valeurs mobilières, il faut connaître du monde. C'est là que j'ai commencé à m'impliquer socialement.» Le néo-Trifluvien s'est d'abord joint au Club Kiwanis et fut responsable du Key Club. En 2001, il a intégré la Jeune chambre de commerce de la Mauricie, qu'il a présidée en 2002-2003. 

Le projet de relance de ce qui allait devenir le Musée québécois de culture populaire a requis les services de Benoit Marquette. «On est venu me chercher pour présider la fondation du musée. Le musée avait fermé et la fondation aussi. C'était tout un challenge de retourner solliciter tout le monde. Mon mandat était d'aller chercher un demi-million $ et on l'a fait avec l'équipe et les bénévoles. Le musée a pu avoir un deuxième souffle.»

L'homme a ralenti ses implications lorsqu'il est devenu père pour la première fois en 2006. Il a tout de même continué à agir auprès de la Fondation de la Maison Albatros, et a par la suite relancé son implication dans le domaine de l'éducation.

«Ma femme a fait son primaire, son secondaire et son stage au CMI, et elle y enseigne. Nos enfants vont là. Cette école représente énormément», indique celui qui s'est impliqué au conseil d'administration et à la fondation des Petits chanteurs de Trois-Rivières lorsque le choeur a migré de l'école Saint-François-d'Assise au Collège Marie-de-l'Incarnation.

«Je suis quelqu'un de rassembleur. J'ai fait ce que je pensais qui était le mieux, on a avancé, on s'est rapproché.» En laissant l'administration des Petits chanteurs, il a accepté la présidence de la Fondation du CMI. 

M. Marquette témoigne de l'importance des fondations, qu'elles oeuvrent dans les secteurs de la santé, de l'éducation ou du communautaire: «Tous les organismes à la limite sont viables, mais toujours fragiles. Et de l'autre côté, on voit l'abondance. Tout le monde doit partager», dit-il en rappelant que les fondations aident à financer les extras non couverts par les budgets de base, que l'on parle d'équipement, de bourses ou d'autres projets spéciaux.  

«Mon mandat est de donner un nouveau souffle, une nouvelle mission à la Fondation du CMI. Je veux que les anciennes étudiantes reviennent au CMI, participent, redeviennent proches de leur école», conclut-il.

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