À l'ombre du Carnaval...

Nicole Lafontaine et Denis Hamelin... (Sylvain Mayer, Le Nouvelliste)

Agrandir

Nicole Lafontaine et Denis Hamelin

Sylvain Mayer, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marc Rochette
Le Nouvelliste

Il faut bien avoir développé une expertise dans le domaine de l'éclairage pour préférer travailler dans l'ombre. C'est pourtant le cas de Denis Hamelin qui, avec son épouse Nicole Lafontaine, se plaît à jouer un rôle d'arrière-scène au Carnaval de Gentilly.

Or, sans son embauche comme concierge à la centrale nucléaire Gentilly-2 au début des années 80, ce secteur dynamique de Bécancour aurait été privé de deux précieux bénévoles qui ne comptent pas leurs heures. Car le couple est originaire du Centre-de-la-Mauricie, elle, de Shawinigan, et lui, de Saint-Georges-de-Champlain. Et c'est après avoir travaillé à la Canadian Industries Limited (CIL), à Shawinigan, et, ensuite, dans la région madelinoise, que M. Hamelin s'est installé à Gentilly en 1982.

Cet employé d'Hydro-Québec y sera toujours resté, même si ses tâches de magasinier, de monteur, de préposé à l'outillage et de formateur technique l'auront amené tantôt à Victoriaville, tantôt à Montréal, en passant par Trois-Rivières.

À leur arrivée à Gentilly, le couple n'a pas tardé à s'impliquer. Forte de son expérience passée chez les jeannettes, Mme Lafontaine a vite intégré les comités d'école et de parents avant de se retrouver, avec son époux, dans l'organisation du Rendez-vous des montgolfières de Bécancour, devenu le Festival des montgolfières. Si la fille d'électricien s'occupait des pilotes, le fils de livreur de liqueur veillait aux aspects techniques de l'événement, que ce soit les permis ou la conception du terrain.

En 1995, Denis Hamelin s'est vu remettre par la Ville le titre de bénévole de l'année dans le secteur Gentilly. On y soulignait alors ses années de pompier volontaire et d'entraîneur au soccer, sans oublier son engagement du côté des montgolfières. Mais on l'aura également honoré pour avoir été l'instigateur d'une ligue de minibasket sur le territoire de la municipalité.

Par ailleurs, c'est graduellement que le couple a intégré les rangs des nombreux bénévoles du Carnaval de Gentilly, en commençant par organiser une «soirée ados». Après avoir assuré une présence derrière le bar, Mme Lafontaine aura assumé les communications de l'événement, qui en est à sa 48e édition cette année, en plus d'avoir déjà organisé la parade. «Notre garçon, Gabriel, s'est impliqué à l'éclairage», tiennent à souligner les fiers parents.

Leur fille Marie-Maude n'en est pas moins un sujet de fierté parentale avec son implication tantôt dans l'organisation de la Magie de Noël, tantôt comme duchesse. Encore en 2016, elle est la coordonnatrice de Loisirs Gentilly inc., qui fut d'ailleurs déjà présidé par son paternel.

Car, faut-il le rappeler, cinq ans après la mise sur pied de cet organisme à but non lucratif en 1963, le Carnaval de Gentilly fut créé, devenant du même coup la source de financement de cette festivité annuelle.

«C'est avec la plus grande humilité que Loisirs Gentilly inc. reçoit les bénéfices annuels du Carnaval de Gentilly afin de pouvoir continuer de développer des offres de services en loisirs à la population de Gentilly», déclarait d'ailleurs Marie-Maude Hamelin lors du lancement de la programmation 2016-2017 du Carnaval. Fait à noter, elle et son frère ont étudié en loisirs et travaillent aujourd'hui dans leur domaine.

Pour leurs parents, c'était important de s'impliquer dans leur communauté. «Ça nous tentait de nous investir et tant qu'à s'établir, engageons-nous. Et si personne ne fait rien, il ne se passe rien», soutient Denis Hamelin. Pour sa conjointe, l'aventure du bénévolat revêt tant un volet éducatif que social. «Cela nous a fait découvrir des gens, des amis», avoue Nicole Lafontaine.

Son mari se plaît à raconter comment son implication au niveau de l'éclairage, qu'il a vécue «doucement et tranquillement», est pratiquement devenue une passion. «J'essaie toujours d'innover, de surprendre», confie celui qui se dit conscient du rôle de l'éclairage pour «l'émotion du moment».

À la fin de chaque Carnaval, le couple réunit l'équipe technique à sa maison. Sauf que de novembre à février, c'est plutôt la salle Yvon-Guimond qui devient leur domicile. 

«On ne se met pas dans la lumière», conclut ce duo dans la vie est dans l'ombre du Carnaval.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer