Pour l'amour du sport et des animaux

Jean Gauvin... (Sylvain Mayer)

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Jean Gauvin

Sylvain Mayer

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(Trois-Rivières) Difficile pour Jean Gauvin de cacher son amour pour les animaux. Lorsqu'on franchit la porte de sa maison du secteur Sainte-Flore, un comité d'accueil de trois beaux matous nous fait de l'oeil pendant que le maître nous souhaite la bienvenue. Ce marathonien d'expérience, qui en avait assez de se fixer des objectifs de performance et de vitesse, a plutôt choisi, en 2016, de courir pour le plaisir, mais aussi pour le bien-être des animaux qu'il aime tant.

Depuis le 1er janvier dernier, Jean Gauvin s'oblige à courir 10 kilomètres par jour. Par le biais du web, mais aussi à travers son large réseau de connaissances, il recueille du même coup des fonds qui seront entièrement remis à la Société protectrice des animaux (SPA) de la Mauricie. À ce jour, plus de 3600 $ ont pu être amassés.

«Et l'année n'est pas terminée», rappelle-t-il en riant.

Jean Gauvin a toujours pratiqué différents sports, ça fait partie de lui. En 2009, il décide de se fixer un objectif à la course, histoire de se tester, de se prouver qu'il peut pousser son entraînement un peu plus loin. «J'ai décidé de m'inscrire au marathon de Rimouski. Mon entraînement a commencé le 19 mai 2009. Je m'en souviendrai toujours. J'avais déjà participé à la Classique de canots de la Mauricie pendant 18 ans, alors je savais déjà que j'avais une bonne capacité d'endurance», explique-t-il.

Son aventure à Rimouski le motive et lui procure beaucoup de plaisir, tellement qu'il continue à se lancer divers objectifs, jusqu'à se rendre au Ironman de Lake Placid en 2014, puis au mythique championnat mondial de Kona, à Hawaii la même année. «Après cette expérience-là, j'ai complètement décroché. Je me suis lancé dans des rénovations à la maison. J'ai fait le demi-Ironman de Tremblant cette année-là, mais sans entraînement. Je l'ai terminé, mais avec un temps qui n'a rien à voir avec ce que j'ai déjà pu faire. Courir pour des performances, je l'ai fait, et ça ne me motivait plus tant que ça», explique-t-il.

C'est à Noël 2015 qu'il a eu l'idée de se fixer un nouvel objectif, de courir mais pour venir en aide à une bonne cause. «J'ai toujours aimé les animaux, je suis très sensible à la cause», explique celui dont la conjointe est vétérinaire et donc elle aussi très proche de la cause.

Par le biais de Facebook, Jean Gauvin entame son défi le 1er janvier 2016 en lançant des invitations à tous ses contacts, de l'encourager dans sa démarche et de verser des sous pour la cause. «À chaque fois que c'est l'anniversaire d'un de mes contacts, je lui envoie un petit mot. Je lui dit qu'aujourd'hui, je vais courir en pensant à lui et qu'en retour, ce serait bien qu'il fasse un petit don pour la SPA», explique Jean Gauvin, en exhibant un calendrier où il a soigneusement inscrit, à chaque jour de l'année, à qui il devait envoyer un petit mot d'anniversaire.

Ainsi, chaque jour, peu importe la température, il enfile ses espadrilles et part courir. Parfois entre deux périodes d'enseignement au Pavillon Bourgeois de Trois-Rivières, parfois de chez lui où il empruntera différents parcours dans le village de Sainte-Flore, le professeur consacre plus ou moins 50 minutes de sa journée à se tenir en forme et à aider les animaux. 

Jusqu'au mois d'août dernier, il pouvait encore compter sur la présence et l'encouragement de son fidèle compagnon Charlot, un Golden Retriever qui avait passé l'âge de l'accompagner mais qui restait toujours à l'attendre et à le féliciter à son retour. Cet été, Charlot est parti rejoindre sa soeur Cannelle qui avait aussi été fidèle à son maître pendant plus de 14 ans.

«Leur enclos est toujours dans la cour. Ils me manquent, c'est certain. La nature a fait en sorte que je n'ai pas pu avoir d'enfants. Mes chiens étaient comme mes enfants. J'ai encore un deuil à faire, je pense à eux très souvent», confie-t-il, convaincu que ses efforts permettront à d'autres fidèles compagnons comme Charlot et Cannelle de rendre heureuses plusieurs familles pour encore bien des années.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission Facteur matinal animée par Barbara Leroux au 96,5 FM, entre 6h et 9h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche. 

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