Rosaire Lemay: l'oeil d'un communicateur

Rosaire Lemay... (Sylvain Mayer)

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Rosaire Lemay

Sylvain Mayer

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Marc Rochette
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même s'il a derrière la cravate une carrière de 33 ans dans l'enseignement, le nom de Rosaire Lemay a plutôt une consonance médiatique, en plus d'être rattaché à Baie-du-Febvre et ses milliers d'oies blanches qu'il se plaît d'ailleurs à dénombrer année après année.

Pourtant, ce résident de la rue de l'Église est né à Sainte-Eulalie. Il fréquentera le Mont-Bénilde avant d'obtenir un brevet d'enseignement chez les Frères des écoles chrétiennes à Québec. Après avoir fait ses débuts comme enseignant au primaire à Aston-Jonction et Saint-Léonard-d'Aston, la commission scolaire de Baie-du-Febvre le choisit en 1964 pour remplacer les Frères à la direction de l'école Paradis.

À 26 ans, on l'informe alors qu'il est probablement le plus jeune directeur d'école du Québec. Celui-ci oeuvrera par la suite à la tête des écoles de Saint-Zéphirin, Saint-François-du-Lac et Pierreville avant de prendre sa retraite en juin 1992.

Mais ses tâches dans le secteur de l'éducation ne l'auront pas empêché de s'impliquer dans sa communauté. En plus d'avoir été marguillier à la fin des années 60, il aura été membre du comité des loisirs à Baie-du-Febvre. Pendant la période fébrile des Carnavals d'hiver, soit une quinzaine d'années, il occupera le poste de «publiciste», c'est-à-dire, chargé de l'information auprès des divers médias.

C'est au cours de ces années que Rosaire Lemay tisse des liens plus serrés avec le Courrier-Sud. Graduellement, le journalisme deviendra son hobby «tout comme d'autres s'adonnent au golf ou sport plein air», se plaît-il à dire. D'ailleurs, peu après avoir quitté l'enseignement, il jouera le rôle d'adjoint à l'information. En août 1999, après plus de 20 ans de collaboration avec l'hebdomadaire, il décide d'entrer de plain-pied dans sa retraite.

Sa fonction de journaliste l'aura amené à se faire connaître également comme photographe. «Ça m'a créé une réputation surfaite comme photographe. Pourtant, je n'ai jamais suivi de formation», avoue celui qui fut pourtant le premier à acquérir, en 2002, un appareil photo numérique. Celui-ci lui sera fort utile alors qu'il réalise un site Internet consacré à l'information de la vie faunique et aviaire dans la plaine inondée.

Or, en 1990, Rosaire Lemay est appelé à faire partie du comité de développement économique. C'est là que s'amorce le projet de développer le tourisme en faisant la promotion du phénomène de la migration de l'oie blanche. Quatre ans plus tard, il ne sera donc pas étranger à la réalisation de la construction du Centre d'information.

«On se souvient de l'événement Regard sur l'Oie blanche présenté chaque printemps alors qu'on présentait une exposition d'art animalier fort couru», souligne-t-il.

À l'occasion d'une restructuration administrative, il crée un nouveau site Internet qu'il intègre dans le site de la municipalité... qu'il avait lui-même réalisé en 2006.

En 2007, Rosaire Lemay convainc les dirigeants du Challenge 255 de créer un site Internet. On le charge de le réaliser en plus d'être le responsable de l'information de l'événement auprès des médias et du grand public. Comme il avait été le seul à prendre des photos numériques, il utilisera ses propres photos à cette fin.

À l'occasion du tricentenaire de la concession de la seigneurie de Baie-du-Febvre en 1983, il publie l'histoire de la paroisse. Écrit à la main, copié au dactylo manuel, son ouvrage est le fruit de plus d'un an de travail qui occupera ses fins de semaine et la majeure partie de ses vacances estivales. «C'était avant l'avènement de l'ordinateur personnel», précise-t-il.

En 2007, il rédige et publie l'histoire de sa paroisse natale, Sainte-Eulalie, à l'occasion du 150e. Cette même année, il est mis à contribution à nouveau à titre de correcteur lors de la relance du journal municipal qu'il avait mis sur pied dans les années 80, une fonction qu'il vient d'ailleurs à peine de délaisser.

Toujours au fait des nouvelles technologies en communication, l'homme de 78 ans vient de se trouver un nouveau hobby: «dresseur de drone». «J'ai toujours montré notre milieu au niveau du sol, je veux le voir et surtout le montrer sous des angles inédits», a-t-il conclu.

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