Lise Cormier: pour l'amour de l'art

Lise Cormier... (François Gervais)

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Lise Cormier

François Gervais

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Même si elle s'est établie à Shawinigan en 2009, Lise Cormier a continué de coordonner les activités de la Galerie d'art du presbytère de Champlain et l'organisation du symposium À marée haute. Après dix ans d'implication dans le comité culturel de Champlain, où elle a vécu plus de 30 ans, l'artiste tire sa révérence pour se consacrer à ses projets personnels.

Native de Pierreville, Lise Cormier a migré à Trois-Rivières avec sa mère devenue veuve et ses quatre frères et soeurs. Celle qui a toujours été attirée par les arts et qui souhaitait enseigner, a complété un cours commercial avant de bifurquer vers la coiffure. 

«Je me suis inscrite à l'école de coiffure avec l'idée d'enseigner. Pour moi la coiffure c'était des arts, parce qu'on enseigne la couleur, les formes, les structures...», illustre la dame qui a possédé son salon à Champlain pendant une trentaine d'années tout en enseignant son métier à Trois-Rivières.

L'attrait pour les arts visuels était inné et n'a jamais quitté Mme Cormier. «J'ai toujours dessiné. Quand j'étais toute jeune, je dessinais du portrait au crayon. Pendant que je coiffais, j'arrêtais à 11 h et je recommençais à 13 h, soit pour faire des peintures sur soie, des émaux sur cuivre, de la poterie. J'ai tout fait!», raconte l'artiste qui a découvert et adopté l'aquarelle comme médium privilégié, via ses expérimentations en peinture sur soie. 

C'est en 1995 qu'elle a commencé à exposer en galerie et a pu être considérée comme peintre professionnelle. En 2004, elle a exposé dans sa localité, favorisant ainsi sa reconnaissance comme peintre dans sa localité. En 2006, le maire de l'époque, Marcel Marchand, a formé le comité culturel, et Mme Cormier a été invitée par la présidente, Mireille LeBlanc, à s'impliquer dans le volet des arts. 

«Depuis quelque temps déjà, on essayait d'organiser quelque chose pour les artistes, et ça tombait toujours à l'eau, les gens ne s'impliquaient pas. Alors à travers le comité, Mireille me faisait confiance, et on a commencé à exposer au presbytère en 2007 sur des panneaux, en collaboration avec la fabrique. En 2008, on a eu le système d'accrochage et d'éclairage et nous sommes devenus une galerie officielle», relate-t-elle.

Dix peintres avaient exposé en 2007, et 41 l'année suivante. Depuis ce temps, les expositions se succèdent de mars à novembre dans le presbytère transformé en galerie d'art. Parmi les années les plus fastes, on remarque celle de 2012, où un total de 141 créateurs ont accroché de leurs oeuvres aux murs de la galerie. Pendant les premières années, Mme Cormier veillait toute seule au recrutement des artistes, à l'accrochage et à l'organisation des vernissages. Elle s'est par la suite entourée d'une équipe de bénévoles.

En 2009, un premier symposium, mis sur pied par Lise Cormier, s'est intégré à l'événement Phares sur Champlain. Le plus récent symposium À marée haute a réuni 28 peintres de la région et d'ailleurs au Québec, et près de 8000 visiteurs ont pu les voir à l'oeuvre et échanger avec eux. 

Mme Cormier s'occupe aussi du site web et de la page Facebook des événements dont elle est responsable. C'est pour récupérer du temps dans son agenda afin de cultiver sa création personnelle que la bénévole a annoncé qu'elle terminait l'année et cédait sa place dans le comité culturel de Champlain.

Si elle était restée dans l'organisation champlainoise malgré son déménagement dans le secteur Grand-Mère de Shawinigan, c'était pour continuer de développer les tremplins artistiques pour les artistes professionnels, semi-professionnels et amateurs de la MRC des Chenaux, et pour contribuer à intéresser les citoyens à l'art, le tout dans un milieu qu'elle appréciait particulièrement. 

Notre Tête d'affiche a aussi offert des ateliers au Québec et en France, et a donné des cours d'aquarelle à l'Association des personnes vivant avec un handicap des Chenaux. La prolifique artiste qui produit au rythme d'environ une toile par semaine s'implique aussi dans le milieu shawiniganais, et caresse certains projets dont une future exposition en Europe et la publication d'un livre de photos.

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