Courir pour les femmes victimes de violence

Vicky Lavigne... (Stéphane Lessard, Le Nouvelliste)

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Vicky Lavigne

Stéphane Lessard, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

Au coeur de l'organisation du défi Les Demois'Ailes, Vicky Lavigne ne fait pas «que» courir sa portion des 750 km qui séparent Toronto de Trois-Rivières.

Pendant la course, elle accompagne aussi pour le plaisir d'autres femmes dans leurs relais. Et pendant les huit mois précédant l'événement, elle aura été en charge d'une multitude de tâches. Cette mère de cinq enfants qui travaille à temps plein chérit la cause pour laquelle elle s'implique, celle des femmes victimes de violence conjugale.

La première édition du défi Les Demois'Ailes s'est tenue en 2013, alors que 16 coureuses se sont relayées entre Toronto et Trois-Rivières pour amasser des fonds pour les maisons d'hébergement La Séjournelle de Shawinigan et Le FAR de Trois-Rivières. Vicky Lavigne, copropriétaire du magasin Go Sport avec son conjoint et sa fille, s'est jointe au projet l'année suivante.

«La première année du défi, Jolyane Damphousse et Joanie Boucher, qui s'en occupaient, sont venues nous voir au magasin pour une commandite. Et moi, c'est une cause qui me tenait beaucoup à coeur. On a commandité cette année-là», raconte Mme Lavigne qui a décidé de participer au défi l'année suivante avec sa fille Stéphanie. La résidente de Saint-Boniface avait commencé à courir un peu avant son inscription.

«J'ai commencé graduellement. Mais à partir du moment où tu t'inscris, tu n'as pas besoin de savoir courir», indique-t-elle.

Des kinésiologues du Groupe Physi-K évaluent les participantes et leur créent un programme d'entraînement individuel adapté à leur niveau. Des entraînements de groupe sont aussi prévus à toutes les semaines. Les participantes bénéficient également d'un suivi de professionnels du groupe Physio-Action, qui les accompagnent aussi pendant la course de juillet.

La première année, 16 femmes ont participé au défi qui consiste à courir dix relais de 10 km chacun, entre Toronto et Trois-Rivières.

En 2014, 22 participantes ont relevé le défi et, en 2015, le nombre a grimpé à 44. Cette année, du 6 au 10 juillet, 40 femmes ont couru de la Ville Reine jusqu'à Shawinigan et elles ont remis 70 000 $ aux maisons La Séjournelle et Le FAR.

«Moi j'ai eu besoin un jour de la maison et j'ai voulu donner au suivant. C'est pour ça que je suis là. Je connais les besoins des maisons et ça me tient énormément à coeur», confie Mme Lavigne en faisant référence à une autre période de sa vie.

Chaque participante doit amasser 2300 $ à travers diverses activités de financement et la vente d'objets promotionnels. Mais pas question de simplement signer un chèque de 2300 $.

«On veut que les filles s'impliquent, qu'elles se fassent connaître. On veut que la cause soit connue. Le but c'est de se faire voir partout et de parler de cette cause. Si tout le monde fait un chèque, on n'en parlera pas!», fait remarquer celle qui a accumulé les responsabilités au sein du comité organisateur.

Un comité plus formel a été formé pour l'édition de 2015, alors que les deux premières éditions étaient gérées de façon plus intuitive. Une organisation plus structurée a permis d'augmenter le nombre de participantes pour 2015 et 2016 et on souhaite établir un véritable conseil d'administration cet automne pour soutenir l'aventure de 2017.

Pour le défi de 2015, Mme Lavigne a assumé plusieurs mandats, dont ceux de la distribution des objets promotionnels vendus, des commandites pour les vêtements, des communications avec les médias et de l'organisation de l'arrivée des coureuses à la Place des canotiers à Shawinigan.

«C'est rendu gros et on veut continuer. Cette année, le comité (Jolyane Damphousse, Natacha Pilotte, Julie Poirier et moi), est un peu à bout de souffle. C'est trop gros pour être géré par des femmes qui courent et qui s'occupent de tout», constate Mme Lavigne.

Quand elle songe au développement du défi, notre Tête d'affiche souhaite pouvoir y accueillir encore plus de femmes et faire connaître davantage sa mission le long du parcours, dans les localités où les coureuses font escale.

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