Au coeur de la sauvegarde d'une école

Marie-Eve Landry... (Olivier Croteau, Le Nouvelliste)

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Marie-Eve Landry

Olivier Croteau, Le Nouvelliste

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Michel Lamy
Le Nouvelliste

Quand l'école Sainte-Marie s'est retrouvée avec un problème d'espace, Marie-Eve Landry sentait qu'elle devait agir pour dénouer l'impasse.

Elle est ainsi devenue l'une des instigatrices, ainsi que la porte-parole du comité de mobilisation pour l'agrandissement de l'école. C'est en grande partie grâce à elle si le ministre de l'Éducation Sébastien Proulx a accepté le projet d'agrandissement de l'école primaire de Saint-Boniface le 20 juin dernier.

Les motivations de Mme Landry étaient à la fois personnelles et collectives. D'une part, le projet d'agrandissement lui tenait à coeur parce que ses enfants fréquentent l'école. D'autre part, c'est dans la solidarité que se sont déroulées les actions qu'elle a entreprises avec le comité de mobilisation.

C'est d'ailleurs cette ténacité générale qui a permis d'obtenir les fonds du gouvernement du Québec, plus d'un an après le début de la mobilisation.

Au sujet de l'accomplissement réalisé par le comité, la porte-parole ne cache pas son enthousiasme. «C'est une grande fierté, et je ne crois pas que quelque chose comme ça ait déjà été fait au Québec, surtout par un petit regroupement dans une petite municipalité comme Saint-Boniface», constate Mme Landry.

La diversité des moyens de revendication mis en place par le comité est impressionnante. Après avoir lancé sa campagne au moyen d'une conférence de presse, le comité a organisé la vente de quelque 700 chandails «Unis pour notre école» (les fameux chandails verts), une messe verte, un défi vélo et une chaîne humaine de 393 personnes.

Le comité a aussi mis sur pied un site Internet, publié régulièrement dans les journaux, rassemblé 2278 signatures et organisé le lancement du livre du journaliste sportif Luc Gélinas.

En considérant la visibilité que l'ensemble des activités a apporté au comité, il ne fait aucun doute que la population de Saint-Boniface a pris activement part à la mobilisation.

Toute cette attention constitue une belle marque de reconnaissance pour la porte-parole, qui ressort grandie de son expérience en comité. «Nous avons beaucoup appris au cours de nos démarches. Ce n'est pas toujours évident, surtout avec le côté politique. Par contre, je conserve bien des amitiés au sein du comité. Je retire également beaucoup de fierté de tout ça, parce que nous avons travaillé fort pour réussir», souligne Mme Landry.

La porte-parole ajoute que la persévérance peut donner des résultats si on travaille de la bonne façon.

«En tant que population, en tant que citoyens, si nous voulons quelque chose, nous pouvons l'obtenir. Bien sûr, revendiquer demande des efforts, mais quand nous sommes positifs et que nous essayons de brasser les choses d'une bonne manière, nous pouvons être écouté des gouvernements», soutient Mme Landry.

«J'espère que ça peut donner un signe aux gouvernements, que ce soit en santé ou en environnement, afin que nous n'ayons pas besoin de faire des tonnes de mobilisation quand ce que nous demandons est logique», ajoute-t-elle.

Consciente du nombre de personnes qui ont investi leur temps et leurs ressources dans la mobilisation, Mme Landry avait une panoplie de remerciements à faire.

«J'aimerais remercier tout le monde: le député Pierre Giguère, qui a eu de plus en plus confiance en notre projet, le ministre Sébastien Proulx, qui a été touché par notre cause et qui nous a dit oui, la municipalité, le maire, les 43 commerçants qui ont vendu ou porté nos chandails, les 15 membres du comité, qui ont tous participé à leur manière, l'école, la directrice, les parents, les grands-parents, les gens de Saint-Boniface, ainsi que tous nos supporteurs. Oui, je représentais le comité, mais je n'étais pas seule là-dedans», reconnaît-elle.

Aussi, la porte-parole souhaite dédier sa nomination en tant que tête d'affiche aux gens impliqués dans la cause.

«J'aimerais qu'avec tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la mobilisation, nous soyons une tête d'affiche ensemble, car c'est grâce à tout le monde que nous avons eu le feu vert du gouvernement, et que nous aurons des enfants heureux à Saint-Boniface», conclut-elle.

L'école Sainte-Marie devrait être prête pour la rentrée 2017-2018. À ce sujet, les fonds auraient déjà été transférés à la Commission scolaire de l'Énergie.

Mme Landry espère que la victoire du comité aidera d'autres endroits au Québec. Elle pense entre autres à l'école de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, qui va également déborder sous peu.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Francis Dubé, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.

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