Serge Lafrenière: les gens d'abord, les courses après

Serge Lafrenière... (Olivier Croteau)

Agrandir

Serge Lafrenière

Olivier Croteau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Le couloir prend des allures d'un mini temple de la renommée avec ses nombreuses photos rappelant les diverses époques ayant marqué le populaire événement. Sourire aux lèvres, Serge Lafrenière nous reçoit dans les locaux des Amis du Grand Prix (AGP), organisme pour lequel il s'implique depuis neuf ans.

Un tableau d'honneur rendant hommage aux pionniers, un mur consacré à l'évolution du fameux circuit urbain du parc de l'Exposition, un autre pour souligner la mémoire de Robert Gauthier, figure de proue du Grand Prix de Trois-Rivières pendant tant d'années. Pour Serge Lafrenière, il était primordial de mettre à l'avant-scène l'apport des bâtisseurs et de garder bien vivants ces précieux souvenirs des premiers balbutiements du GP3R.

«J'ai recueilli ces informations pour ne pas qu'on oublie ces gens. C'est un peu le mandat de l'AGP», soutient notre Tête d'affiche, un infatigable travailleur aux commandes d'une petite mais efficace équipe de neuf personnes.

«Chacun a ses responsabilités, c'est ce qui explique notre succès», témoigne celui qui occupe les fonctions de président du conseil d'administration pour la quatrième année. Véritable chef d'orchestre, ses tâches sont nombreuses: laver la vaisselle au terme des rencontres de 5 à 7 jusqu'au montage et au démontage des installations, que ce soit pour les conférences de presse ou pour les estrades servant à accueillir 450 personnes pendant le Grand Prix.

La «butte», comme on la surnomme, demeure l'un des points de repère parmi les plus prisés pour suivre les courses durant le festival automobile. Chaque année, des centaines d'amateurs y convergent, mordus ou non du sport. Le panorama, avec la porte Duplessis en toile de fond, est impressionnant, l'accueil des bénévoles de l'AGP chaleureux.

«On vend près de 500 billets à toutes les éditions. En 2016, ça n'a pas pris un mois que nous étions déjà à guichets fermés! L'atmosphère est différente, c'est très familial comme ambiance. J'ai vécu plusieurs événements, dont le Grand Prix de Montréal, mais je n'ai jamais senti cet esprit particulier qui règne à Trois-Rivières pendant le GP3R.»

Pas plus tard que l'an dernier, des spectateurs habitués de fréquenter la «butte» ont offert un coup de main à Serge Lafrenière et son équipe pour démonter le site, alors qu'il y avait apparence de pluie en fin de journée. «En une heure, tout le matériel avait été transféré à l'intérieur. Ça en dit beaucoup sur cet esprit familial dont je parle», lance le retraité d'Hydro-Québec originaire d'Amos qui, à 73 ans, reste très actif dans la communauté.

Fidèle complice du Grand Prix de Trois-Rivières depuis 1996, le regroupement de l'AGP a prospéré au fil du temps. Ses activités caritatives de même que la vente des billets pour ses estrades permettent de soutenir des pilotes québécois dans un sport où les commanditaires font foi de tout.

Fondée en 2002 grâce à Yvon Simard, la bourse des Amis du Grand Prix a remis 48 500 $ aux plus beaux espoirs du Québec. Un élément de fierté supplémentaire pour Serge Lafrenière et son clan.

«Le Grand Prix en a fait du chemin depuis 1967. À l'origine, ça coûtait 2,50 $ pour rentrer sur le site et des balles de foin assuraient la sécurité des spectateurs! Aujourd'hui, c'est un rendez-vous international qui fait parler de nous à travers le monde.»

Serge Lafrenière ne se contente pas de gérer l'AGP. Il siège au conseil d'administration de Stratégie Carrière depuis 15 ans - cinq à la présidence - en plus d'agir à titre de secrétaire à l'Association des retraités d'Hydro-Québec en Mauricie. Par le passé, il a aussi été le directeur de l'école de ski à Vallée du parc.

«Je remercie ma femme pour sa compréhension, elle sait que je ne pourrais pas m'enfermer à la maison et pitonner sur la télévision», rigole celui qui voue un grand respect pour Yvon Simard, Dominic Fugère, Gerry Rochon et Claude Héroux, pour ne nommer que ceux-là.

Et les courses dans tout ça? «J'aime beaucoup le sport automobile, mais je ne suis pas un fanatique comme certains! J'aime les courses, mais j'aime encore plus le monde.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer