Marie Cossette: l'appartenance à l'école par les sports

Marie Cossette... (Sylvain Mayer)

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Marie Cossette

Sylvain Mayer

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Pour Marie Cossette, le sport contribue à développer le sentiment d'appartenance à l'école et à canaliser l'énergie des jeunes. Depuis six ans, la technicienne en sports à l'école secondaire Paul-Le Jeune coordonne les sports parascolaires et élabore de nouveaux projets pour motiver les élèves. La mère de trois enfants donne aussi l'exemple en relevant elle-même des défis de vélo et de course.

Originaire de Saint-Prosper, Marie Cossette a étudié au Cégep de Rivière-du-Loup en techniques d'intervention en loisirs avant de revenir dans la région pour occuper divers postes au sein d'organismes communautaires et dans des écoles. En 2010, elle s'est jointe à l'équipe de l'école de Saint-Tite comme technicienne en loisirs, volet sports.

«Je m'occupe de toutes les activités sportives, celles du midi, intramurales, ou les activités parascolaires. Je travaille avec le responsable des sports, qui s'occupe plus du budget. On choisit des entraîneurs pour chacune des disciplines et on monte les nouveaux projets ensemble. Pour une école de 545 élèves, on a 16 équipes sportives, ce qui est beaucoup!», décrit Mme Cossette.

Il y a deux ans, elle a intégré le cheerleading à l'offre de sports scolaires. «L'année passée, les filles n'ont pas fait de compétition mais cette année, elles sont allées au régional et ont fini troisièmes», dit-elle en parlant des 26 filles inscrites à cette discipline tendance.

Les filles sont aussi encouragées à bouger via le programme Fillactive, que Marie Cossette a implanté à son école avec deux collègues. Ce programme déployé dans les écoles secondaires du Québec et de l'Ontario propose un entraînement d'une dizaine de semaines se concluant par une course de 5 ou 10 km. Cette année, 86 filles y ont participé.

Marie Cossette a également importé à son école le Défi de novembre, qui invite les gens à se lever tôt, quatre mercredis de novembre, pour venir faire de l'activité physique.

«J'ai toujours été sportive étant plus jeune. Mais ça faisait une dizaine d'années que je n'avais pas fait de sport. Rendue ici, je suis retombée dans mes amours de jeunesse», indique-telle en évoquant son rôle de technicienne en sports.

À titre personnel, elle en sera en septembre à sa troisième participation aux Défis du parc de la Mauricie au sein de l'équipe féminine. «À l'automne 2013, j'avais commencé à courir pour me mettre en forme. En janvier 2014, je me suis inscrite au défi - en retard! - sur un coup de tête. Je n'avais pas de vélo! Je n'avais jamais fait de vélo de route... Et le défi, c'est 105 km!»

En 2015, elle a complété le duathlon (60 km de vélo et 21 km de course à pied en sentier), et elle relèvera le défi du 30 km de course en sentier en 2016. Dans la dernière année, elle a aussi participé à diverses épreuves des demi-marathons de Sainte-Thècle, du Baluchon et de Bécancour, ainsi qu'à la course Color Me Rad.

Pour en revenir à l'école Paul-Le Jeune, Mme Cossette y a instauré ce qu'elle nomme le mur des célébrités, qui fait connaître ses équipes sportives. Elle a aussi mis en place l'attribution et l'exposition de plaques honorant des jeunes qui se sont distingués en sports, que ce soit pour leurs performances, leurs progrès ou leur esprit sportif.

«Ce n'est pas tant le sport comme tel, c'est le sentiment d'appartenance qui est important. Je regarde les jeunes, et je les aime. Je les vois plein de potentiel. Il n'y a pas de mauvais jeunes, il y a des mauvais choix. On essaie d'aller chercher ces jeunes-là qui font des mauvais choix pour les amener vers quelque chose de positif. Les sports, justement, c'est positif. Ça les amène à penser à autre chose qu'à faire des mauvais coups», considère Marie Cossette.

En marge de ses tâches, elle s'occupe aussi du défilé de mode des finissants et du gala de fin d'année.

«Ma force c'est de travailler en équipe et de faire en sorte qu'autant les jeunes que les adultes s'impliquent dans leur école.»

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