Les jeunes en action pour changer le monde

Marlène Dubois... (François Gervais, Le Nouvelliste)

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Marlène Dubois

François Gervais, Le Nouvelliste

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) «Mon plus grand salaire, c'est de voir à quel point les milieux peuvent changer quand on part des jeunes», déclare Marlène Dubois, animatrice à la vie spirituelle et à l'engagement communautaire à la Commission scolaire de la Riveraine.

Par son travail, elle transmet ses valeurs d'ouverture, de solidarité et de protection de l'environnement, tout en incitant les jeunes à l'action.

Originaire de Saint-Gabriel-de-Brandon, Mme Dubois a étudié en communication publique à l'Université Laval avant d'orienter sa pratique professionnelle dans le milieu communautaire. C'est un stage en journalisme au sein d'une association de femmes au Burkina Faso qui a allumé sa flamme. «Ça a changé ma vie», confie celle qui a par la suite travaillé pour des organismes comme le Carrefour Tiers-Monde et accompagné des jeunes dans des stages au Guatemala, au Pérou et au Costa Rica.

Déménagée à Saint-Pierre-les-Becquets, elle a oeuvré au Comité de Solidarité/Trois-Rivières avant d'être embauchée par La Riveraine. Elle coordonne des projets dans sept écoles primaires du territoire ainsi qu'à l'école secondaire Les Seigneuries de Saint-Pierre-les-Becquets.

«On touche deux volets: le volet spirituel, pour que les jeunes puissent développer des valeurs comme la tolérance, l'empathie, l'ouverture sur l'autre et l'estime de soi, ce qui ne va pas sans l'engagement communautaire, qui permet de développer son leadership et la confiance en soi. On s'occupe de tout ce qui touche les valeurs humaines et qui met les jeunes en action», explique Mme Dubois en démystifiant son rôle.

Pour favoriser l'ouverture à la différence, l'animatrice a entre autres organisé une visite d'élèves de 5e et 6e année à l'Association des personnes handicapées de la MRC de Bécancour, pendant laquelle les jeunes ont partagé des activités avec des personnes vivant avec une déficience intellectuelle.

«C'était tellement une belle rencontre! Pour se préparer, on avait fait des ateliers sur les préjugés qu'on avait et les attitudes à avoir pour être ouvert à l'autre. Puis on est allés passer un après-midi là-bas. C'est unanime, ça a été une expérience incroyable», raconte-t-elle en parlant de ce projet en particulier.

Marlène Dubois coordonne aussi un stage au Guatemala pour les élèves des Seigneuries. Comme d'autres l'ont fait en 2015, entre dix et 13 élèves de 4e et 5e secondaire se rendront au Guatemala en 2017 dans une communauté autochtone maya, peuplée de veuves de la guerre civile qui vivent du tissage.

En marge des collectes de fonds pour financer le voyage, les jeunes sont préparés à l'expérience par diverses activités en lien avec la notion de choc culturel et le développement du sens critique par rapport aux inégalités, entre autres. «Il existe plein de projets culturels et sportifs dans les écoles. Le projet du Guatemala attache ceux qui ont des qualités du coeur. C'est un stage d'initiation à la solidarité internationale», décrit-elle.

«Les jeunes vivent avec des familles. On ne s'en va pas là pour les aider mais pour les appuyer», nuance-t-elle avant d'ajouter: «On y va aussi pour nous, pour changer notre vision du monde. Ce sont des gens qui vivent simplement, en harmonie avec la nature, qui sont hyper respectueux et très humbles. On participe à des projets là-bas, mais le but principal est d'être en contact avec une autre culture.»

Dans un autre volet d'action, Marlène Dubois a mis sur pied des brigades vertes. Dans les écoles, des comités d'élèves s'impliquent pour réduire la pollution et optimiser le recyclage dans leur milieu, particulièrement dans les cafétérias. Fabrication de compost, sensibilisation à l'utilisation excessive de bouteilles d'eau, participation à la Journée de l'arbre et concours de slam sur le rôle des arbres sont autant d'exemples d'initiatives associées aux brigades vertes.

L'animatrice fonde beaucoup d'espoir dans la jeunesse d'aujourd'hui: «C'est une jeunesse qui grandit avec les technologies, mais en même temps qui peut les utiliser pour partager ou pour se renseigner. Je vois des jeunes super éduqués et sensibilisés. Je vois une jeunesse qui a une volonté d'agir, de changer les choses et de donner du temps. La relève est là.»

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.

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