Bien s'entourer pour réussir

Guillaume Asselin... (François Gervais, Le Nouvelliste)

Agrandir

Guillaume Asselin

François Gervais, Le Nouvelliste

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) On a beaucoup parlé de Guillaume Asselin cette saison. Avec raison! Sacré joueur de hockey universitaire par excellence au Canada, meilleur pointeur de la Ligue de l'Ontario et athlète de l'année chez les Patriotes de l'UQTR, le prolifique attaquant a accumulé les honneurs aussi rapidement qu'il décoche des lancers sur la patinoire.

À 23 ans, Asselin est définitivement le sportif de l'heure au sein des équipes d'excellence sur le campus trifluvien. Ce lundi, à Calgary, le numéro 83 se retrouvera en nomination pour les prestigieux Prix Borden Ladner Gervais, un gala méritas qui vise à élire l'étudiant-athlète de l'année sur la scène universitaire nationale, tous sports confondus.

Guillaume Asselin est l'un des quatre candidats retenus chez les hommes par le Sport interuniversitaire canadien. Sa domination dans le volet des statistiques individuelles ainsi que les succès encourus par son club au fil de la saison en faisaient un choix logique. Il est d'ailleurs le premier étudiant de l'histoire de l'UQTR à être retenu parmi les finalistes.

«Depuis que je suis arrivé à Trois-Rivières à la fin de 2013, tout va pour le mieux, constate le principal intéressé. Nous avons remporté le championnat de saison au Canada avant de gagner la Coupe Queen's dans la Ligue de l'Ontario. La prochaine étape, ce serait de devenir les nouveaux champions canadiens.»

C'est avec en tête cet ultime objectif qu'il entreprendra la campagne 2016-17. Une campagne qu'il espère encore plus prolifique que la précédente. Car après une première demi-saison fort prometteuse, Asselin a connu un léger passage en 2014-15. Aux yeux de son entraîneur Marc-Étienne Hubert, il pouvait en donner plus.

«On s'est beaucoup parlé avant le début de l'année. Je l'avoue aujourd'hui, je n'étais pas dans la meilleure forme physique et Marc-Étienne m'avait clairement indiqué que je me devais d'être mieux préparé.»

Le hockeyeur a écouté son mentor, qui le connaît depuis les rangs juniors. D'un joueur d'impact et respecté, il est devenu un atout indispensable, un adversaire redoutable craint de tous les clubs du circuit. Il est devenu la figure de proue des Patriotes hockey.

«J'adore travailler avec Marc-Étienne. Avec lui, je suis en mesure d'atteindre mes objectifs, on partage des affinités et je sais à quoi m'attendre de lui.»

Il est tout aussi élogieux envers ses coéquipiers. Ce succès, il n'en fait pas un monopole. «On est une vraie famille. Dans notre sport, c'est tellement important! Je pense que c'est pour cette raison qu'on réussit aussi bien.»

L'étudiant en administration, concentration finance, est habitué de travailler en équipe. «Je viens d'une grande famille. J'ai deux soeurs et en plus de mes parents, ma grand-mère demeure à la maison avec nous depuis une douzaine d'années.»

Il n'hésite pas à identifier ses parents comme ses principaux modèles. Ils lui ont notamment inculqué la persévérance, une valeur primordiale pour tout bon athlète en quête de réussite.

«J'ai eu plusieurs mentors dans ma vie, comme mon entraîneur Serge Beausoleil dans le midget AAA, mais mes parents occupent une place importante, évidemment», sourit Guillaume Asselin, qui a presque toujours été identifié comme athlète de niveau élite. «Sauf peut-être une fois, à ma première année dans le pee wee.»

Notre tête d'affiche sourit quand il se remémore ses années dans le hockey mineur, où il occupait souvent le rôle du jeunot du groupe en raison de son talent. Aujourd'hui, il aime redonner aux petits hockeyeurs de la Mauricie qui viennent assister aux matchs des Patriotes au Colisée.

«La grande guignolée des médias, à laquelle on participe, c'est mon activité préférée. J'adore côtoyer les jeunes, je sais qu'on peut avoir un impact positif sur eux, surtout qu'il n'y a pas de club de hockey junior à Trois-Rivières.»

Et comme tous les jeunes, Guillaume Asselin a déjà rêvé à la Ligue nationale de hockey.

«Je me suis déjà mis beaucoup de pression par le passé pour y arriver, mais je n'ai jamais été repêché. Aujourd'hui, j'ai laissé ça de côté en sachant que ça ne sert à rien de trop y penser. Si une autre chance s'offre à moi un jour, je serai prêt à la saisir», conclut celui qui aimerait tenter son coup dans la Ligue américaine au terme de sa carrière avec les Patriotes.

Vous pouvez entendre l'entrevue avec notre Tête d'affiche dans l'émission matinale Chez nous le matin, animée par Frédéric Laflamme, au 96,5 FM, entre 6 h et 9 h, ainsi que le reportage présenté au Téléjournal Mauricie du dimanche.

Écrivez-nous à redaction@lenouvelliste.qc.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer