Gaston Drouin: aider à planifier pour mieux vivre

Gaston Drouin... (François Gervais)

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Gaston Drouin

François Gervais

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) Gaston Drouin a 77 ans et nous reçoit encore dans le bureau de l'entreprise de services financiers qu'il a fondée il y a 50 ans dans le secteur Shawinigan-Sud. Il parle avec enthousiasme de sa carrière dans le domaine de l'assurance, lui qui fut témoin du déclin industriel de Shawinigan et qui considère avoir contribué à en amoindrir les conséquences auprès des familles touchées.

Le natif de Saint-Narcisse a vécu à Montréal avant de revenir en Mauricie en 1964, à l'emploi d'une compagnie financière pour laquelle il a agi comme agent de prêts hypothécaires. «Ce type de prêt a permis d'accorder des hypothèques aux familles qui avaient subi la grève. Les fameuses grèves de Shawinigan avaient rendu les familles vulnérables. Les prêts hypothécaires permettaient en même temps de consolider les emprunts dans un seul prêt. J'aidais les gens à repartir sur le bon pied», raconte-t-il.

En 1966, deux ans après son arrivée à Shawinigan, Gaston Drouin a ouvert son propre bureau d'assurance-vie et d'investissement. «J'ai pu continuer à améliorer le sort des familles en leur rendant la vie plus facile», soutient l'homme qui a continué à inclure dans sa clientèle un grand nombre de travailleurs d'usines qui ont fermé à Shawinigan, et même à Montréal.

Les gens mis à pied se retrouvaient souvent avec une prime de séparation et leur fonds de retraite, et M. Drouin les guidait dans l'investissement des ces montants en ayant en tête d'un côté les études des enfants et de l'autre, la retraite. Lors de la fermeture d'une raffinerie de l'est de Montréal au début des années 1990, M. Drouin a réussi à convaincre plusieurs travailleurs de faire affaire avec lui, à Shawinigan, en vantant tous les avantages de cette stratégie.

«J'ai amené ici les capitaux des gens qui prenaient leur retraite après 30 ans ou 50 ans. J'ai amené au-delà de 10 millions $ dans la compagnie», précise le membre à vie de la Table ronde des millionnaires, une organisation qui regroupe les meilleurs vendeurs d'assurance-vie dans le monde.

En 1998, pour souligner ses performances, le Shawiniganais fut intronisé au Temple de la renommée de la compagnie canadienne pour laquelle il travaillait. La bourse de 15 000 $ associée à cette intronisation a été redistribuée à la Fondation du Séminaire Sainte-Marie, à celle du centre hospitalier du Centre-de-la-Mauricie et à la Fondation Richelieu de Shawinigan.

D'ailleurs, M. Drouin a déjà siégé au conseil d'administration de la Fondation du Séminaire Sainte-Marie, au début des années 1990, et a présidé une campagne de collecte de fonds ayant amassé 250 000 $ pour la réfection du gymnase de l'école. Il est aussi membre du Club Richelieu depuis près de 50 ans. Il a présidé le club deux ans, en plus de présider pendant six ans la Fondation Richelieu. «La vocation du Club Richelieu est d'aider les gens démunis. J'ai fait beaucoup de porte-à-porte pour recueillir des dons», indique-t-il.

L'homme d'affaires donne également du temps à la vie paroissiale. «Je suis président d'assemblée de la paroisse Saint-André de Shawinigan-Sud. J'ai formé une équipe de bénévoles pour l'entretien de l'église. L'église est extrêmement propre, elle est accueillante et les paroissiens en profitent. Je me suis impliqué dans une campagne de financement pour refaire la toiture de l'église», détaille le Shawiniganais.

Même quand il parle de ses activités extra-professionnelles, M. Drouin revient rapidement à l'évocation de son travail et cite ses implications au sein d'associations d'assureurs. «J'ai donné beaucoup de conférences aux assureurs pour les motiver et leur dire: «Quelle belle profession!», indique l'homme qui s'est associé à son fils Donald il y a 25 ans.

«Je travaille encore, mais il faut admettre que je suis moins présent. Quand Donald doit s'absenter, on a toujours une présence ici. Ce n'est pas mauvais de continuer un peu. Je suis obligé de suivre des formations pour continuer à être complètement à jour. Mon cerveau travaille!», répond notre Tête d'affiche quand on l'interroge sur une éventuelle retraite.

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