Benoit Dusablon: quand une blessure change tout

Benoit Dusablon... (François Gervais)

Agrandir

Benoit Dusablon

François Gervais

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Trois-Rivières) Benoit Dusablon est revenu aux sources dans les dernières semaines en organisant la Classique hivernale, lors de laquelle 1000 jeunes ont sauté sur la surface glacée extérieure. N'eut été d'une blessure, qui sait si ces petits hockeyeurs auraient pu vivre une telle expérience.

Avant d'être l'un des plus influents hommes d'affaires de la région grâce à l'entreprise Le Prix du Gros, M. Dusablon a été un joueur de hockey. Et pas un mauvais, puisqu'il a atteint la Ligue nationale de hockey lors de la saison 2003-2004 avec les Rangers de New York. C'était avant qu'une hernie discale au cou ne vienne mettre fin à sa carrière prématurément.

«Dans la vie, je me suis toujours dit qu'on contrôle ce qu'on peut contrôler. J'avais le choix entre me faire opérer et peut-être rester paralysé ou encore accrocher mes patins. J'ai décidé d'accrocher mes patins.»

Avec un cinquième secondaire en poche à 24 ans, le hockeyeur a dû mettre un trait sur sa carrière. Fort heureusement, son père, Denis, avait déjà bien lancé l'entreprise de ventes de voitures à Sainte-Anne-de-la-Pérade, puis un peu partout en Mauricie. «J'ai pris ma retraite le mardi, et je suis rentré le jeudi, raconte-t-il. Je suis tombé dans le monde de l'automobile par défaut, parce que mon père y était et que je voulais reprendre la business. Mais je ne suis pas un passionné de l'automobile, c'est le monde de la vente que j'aime et le public.»

Redonner à la communauté

On peut dire que depuis sa retraite, les choses se sont bien déroulées pour M. Dusablon, à un point tel que le hockeyeur a cédé la place à l'homme d'affaires, plusieurs de ses clients ignorant son passé sur la surface glacée. La petite rondelle noire est toutefois restée dans le sang de l'entreprise, où plusieurs anciens hockeyeurs travaillent. Ce n'est donc pas étonnant que le concept de la Classique hivernale y ait germé.

«J'ai bien des défauts, mais quand j'ai quelque chose dans la tête, je vais me rendre jusqu'au bout et je ne le fais pas à moitié, dit-il. Je serais malhonnête de dire que je ne pensais pas que ça allait nous donner de la visibilité, mais je ne pensais pas en avoir autant. Quand on prend une décision de faire une Classique, ou encore d'aider les jeunes ou un organisme, ce n'est pas dans le but de réaliser des ventes, mais d'aider la communauté. Nous avons aussi créé la Fondation Le Prix du Gros et le gros de l'argent va être redistribué au sport amateur, Leucan, Opération Enfant Soleil et la Fondation RSTR.»

La Classique aura été réalisée au coût de 50 000 $, mais M. Dusablon et son équipe se sont aussi impliqués dans une multitude de projets à connotation sportive dans les dernières années, dont le hockey et le soccer mineur, les équipes sportives des Patriotes de l'UQTR ainsi qu'une commandite de l'aréna de Sainte-Anne-de-la-Pérade, afin d'en assurer la survie. Le Prix du Gros avait aussi fortement appuyé le projet d'équipe de football à l'UQTR. Il est donc facile de faire un lien entre les Dusablon et la famille Tanguay, qui a une forte implication dans le monde sportif de Québec.

«C'est un beau modèle d'affaires, les Tanguay. Si ce n'est pas d'eux, à Québec, il n'y aurait pas de hockey junior ou de football universitaire. Quand je jouais au hockey junior, on affrontait les Harfangs de Beauport et il y avait 800 personnes dans les estrades. Maintenant, ils ont une moyenne de 13 000.»

La tenue de la première Classique hivernale pourrait bien avoir fait boule de neige dans le milieu. C'est du moins ce qu'espère l'homme d'affaires de 36 ans, qui tente de préparer la relève de l'événement.

«La Classique, je vais la refaire un an, mais ce que j'aimerais, c'est la redonner à un autre citoyen corporatif. Si je le fais une couple d'années, et quelqu'un d'autre aussi, ça peut devenir gros. On a une belle ville, mais ça prend des hommes d'affaires de la région pour développer ce type d'activités. Il y a du bon monde à Trois-Rivières et le nombre d'appels que j'ai reçus de gens pour me dire qu'ils allaient m'aider pour la Classique le prouve.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer