Michel Héroux: exploiter son potentiel à tout âge

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Michel Héroux

François Gervais

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Trois-Rivières) L'intérêt pour la culture et la communication se dévoile comme canevas de l'implication de Michel Héroux au fil des années. Ce conseiller en orientation à la retraite a laissé sa marque - et l'enrichit encore - dans la gestion de diverses organisations. Que ce soit au sein de comités d'école ou de regroupements paroissiaux, ou encore à la présidence des conseils d'administration de Ciné-Campus et de la Corporation du Séminaire de Nicolet, M. Héroux a combiné ses goûts et ses compétences pour en faire bénéficier la communauté.

«La vie ne s'arrête pas à la retraite. La retraite nous permet d'exploiter d'autres potentiels qui nous habitent», constate celui qui n'a pas attendu à cette période de sa vie pour développer ses «autres potentiels». Comme plusieurs parents, le Trifluvien s'est impliqué dans les comités des écoles fréquentées par ses enfants, soit l'école primaire Jacques-Buteux, l'Institut secondaire Keranna et le Séminaire Saint-Joseph. Il a aussi présidé le conseil d'administration du Mouvement des Petits chanteurs de Trois-Rivières.

Michel Héroux s'est également démarqué comme un pilier de l'organisation paroissiale deSaint-Jean-Baptiste-de-la-Salle. «J'ai fait tous les jobs au niveau paroissial! J'ai entre autres été responsable du journal Jean Parle pendant 25 ans», indique l'homme qui fut membre du conseil pastoral, marguillier, animateur dans des activités de toutes sortes et collaborateur au semainier paroissial, en plus de participer à l'organisation du tournoi de golf Roland-Leclerc.

Dans un autre secteur d'activités, Michel Héroux a siégé au conseil d'administration de Ciné-Campus une vingtaine d'années et l'a présidé pendant 15 ans. «Cette implication est en haut de la liste pour sa durée, mais aussi pour les changements qu'on a faits. Le nombre de membres était en déclin, et on a réussi à le stabiliser et à remodeler la grille de programmation», se réjouit le cinéphile fier d'avoir contribué à maintenir la vitalité du ciné-club né en 1967 et officiellement devenu le Ciné-Campus en 1972.

Il y a une douzaine d'années,M. Héroux fut sollicité pour intégrer le conseil d'administration de la Corporation du Séminaire de Nicolet, l'institution où il avait complété son cours classique en 1963. Il a succédé à l'abbé Denis Fréchette à la présidence de la corporation en 2011. «Le Séminaire de Nicolet a été fondé en 1803. C'est le troisième plus ancien au Québec. Il a fermé en 1969 en raison des changements dans le système scolaire québécois», rappelle-t-il en parlant de l'institution qui abrite maintenant l'École nationale de police du Québec.

Une corporation a été créée à la suite de la fermeture du séminaire afin de «conserver ses trésors et ses biens dont son boisé, et de conserver le lien avec les anciens», énumère Michel Héroux. Les «trésors» auxquels il fait allusion se trouvent entre autres dans le centre d'archives qui conserve des items remontant au milieu du XVIe siècle. Outre les nombreux documents manuscrits, on y retrouve plus de 17 300 cartes et plans et au-delà de 123 000 photos.

La bibliothèque du séminaire a été élaguée, réduisant de 100 000 à 60 000 le nombre de volumes qu'elle contient. Plus de 300 ouvrages datent du XVIIe siècle, 18 du XVIe et quatre du XVe. La bibliothèque possède une Bible latine avec enluminures, imprimée à Venise en 1476. «Il s'agit d'un centre d'archives et d'une bibliothèque de grande qualité, mal connus sur la rive nord», constate M. Héroux, qui s'est intensivement impliqué dans le dossier du déménagement des archives du Musée des religions du monde, où elles logeaient depuis 1991, vers l'évêché de Nicolet cet automne.

Parallèlement à cette richesse archivistique, Michel Héroux est particulièrement interpellé par la communication avec les anciens. «En 166 ans, 11 242 élèves sont passés au Séminaire de Nicolet. Nous sommes environ 600 anciens aujourd'hui. Ce qui me tient vraiment à coeur, c'est de garder le sentiment d'appartenance à notre alma mater», soutient celui qui a créé un journal virtuel, Le Nicourriel, publié mensuellement pour tenir les ex-séminaristes au courant de l'actualité les concernant.

Le natif de Saint-Albert-de-Warwick a également mis sur pied la remise de la Médaille du mérite, qui honore annuellement sept anciens dans autant de catégories. Quinze tournois de golf réunissant une centaine d'anciens par année ont aussi été organisés pour alimenter le sentiment d'appartenance.

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