Mireille Bompeix: le bénévolat dans les gènes

Mireille Bompeix... (Sylvain Mayer)

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Mireille Bompeix

Sylvain Mayer

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Shawinigan) On ne serait pas surpris de retrouver des gènes de bénévolat dans l'ADN de Mireille Bompeix, si une telle chose était possible. La jeune femme de 19 ans représente la troisième génération d'une famille très impliquée dans le secteur Grand-Mère de Shawinigan. En mai dernier, elle recevait le prix du bénévolat jeunesse du Centre d'action bénévole de Grand-Mère, lors de la même cérémonie où son grand-père maternel, Richard Dessureault, se voyait décerner le trophée Micheline M. Villemure saluant l'ensemble de son oeuvre.

Mireille a commencé à s'impliquer en quatrième année à l'école de Sainte-Flore. Elle y a intégré l'équipe des Peace and Love, une sorte de brigade d'intervention visant à identifier et dénoncer les situations d'intimidation, particulièrement pendant les récréations. Puis au secondaire, à l'école du Rocher, l'adolescente s'est jointe au comité d'Amnistie Internationale.

«On faisait des campagnes pour aider ceux dont les droits sont brimés. Par exemple, on envoyait des cartes aux prisonniers d'opinion pour les soutenir et mettre de la pression sur leur gouvernement pour les libérer», détaille-t-elle.

En cinquième secondaire, après avoir passé trois mois à l'Île-du-Prince-Edouard dans le cadre d'un échange étudiant, elle s'est impliquée à fond dans le conseil étudiant et le comité de l'album de finissants. Pendant son parcours secondaire, elle a aussi animé le gala Méritas de son école ainsi que le concours Secondaire en spectacle.

Parallèlement à ses implications dans son milieu scolaire, Mireille Bompeix a fait partie du mouvement Guide à compter de l'âge de six ans. «Ma grand-mère, ma tante et ma mère ont fait partie du mouvement. J'ai été Étincelle, Jeanette et Guide. À 14 ans, j'ai commencé à animer avec ma mère aux Jeanettes. Depuis deux ans, je suis animatrice pour les Guides», énumère celle dont la mère, Josée Dessureault, est animatrice responsable de la région du Québec des Guides franco-canadiennes.

«Ça demande beaucoup d'organisation. Il faut être à son affaire, être responsable. Ça développe le sens de l'animation et ça permet de se dégêner», analyse la jeune femme qui étudie en technique d'éducation à l'enfance au Collège Shawinigan et qui envisage de s'inscrire au baccalauréat en enseignement au primaire après l'obtention de son diplôme d'études collégiales.

Outre son implication comme animatrice au sein du mouvement Guide, Mireille peut également alimenter ses habiletés pédagogiques dans le domaine du patinage artistique. Elle a elle-même pratiqué ce sport pendant de nombreuses années, et agit maintenant comme entraîneure auprès d'enfants. Aussi adepte de soccer, un sport auquel elle s'est initiée à l'âge de quatre ans, la jeune femme est entraîneure de soccer avec son père à l'école secondaire du Rocher.

«J'aime retransmettre mon savoir aux jeunes et contribuer à leur développement», résume Mireille Bompeix en parlant de son intérêt pour l'enseignement.

En mai 2014, la finissante de l'école du Rocher recevait le Rocher de bronze Catherine-Aubin, une distinction décernée à un ou une élève s'étant distingué par ses résultats scolaires et son implication dans la communauté. Un an plus tard, elle recevait le trophée Bénévolat jeunesse du Centre d'action bénévole de Grand-Mère. «C'est l'fun de savoir que tes efforts sont reconnus, que les gens apprécient ce que tu fais», commente celle qui a aussi fait du porte-à-porte plusieurs années au profit du téléthon du Noël des Nôtres.

«Mon grand-père est impliqué dans toutes sortes de comités. Ma mère et mes deux soeurs aussi. Pour nous, c'est normal de s'impliquer, de faire du bénévolat. Mes parents ont été comme une mini compagnie de taxis pour nous transporter à toutes nos activités, mes soeurs et moi!», illustre-t-elle. Autre preuve que l'implication est une affaire de famille chez les Dessureault-Bompeix, la soeur aînée de Mireille, Sofiane, a mérité le prix Bénévolat jeunesse du CAB de Grand-Mère en 2011.

Notre Tête d'affiche évoque l'inspiration de son grand-père, Richard Dessureault, mais celui-ci, dans sa propre entrevue de Tête d'affiche publiée le 9 novembre, citait ses propres parents comme modèles d'implication. On peut donc parler d'une filiation de quatre générations de gens actifs dans leur milieu, qui ont à coeur le développement de leur communauté!

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