Les as du bénévolat à Saint-Tite

René Maillette et Nycole Montmarquette.... (Sylvain Mayer)

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René Maillette et Nycole Montmarquette.

Sylvain Mayer

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Marie-Josée Montminy
Le Nouvelliste

(Saint-Tite) Nycole Montmarquette et René Maillette ne sont pas natifs de Saint-Tite. Après avoir vécu 30 ans à Québec, le couple s'est définitivement installé dans la ville du Festival western en décembre 2008. Sept ans plus tard, M. Maillette et son épouse comptent parmi les bénévoles les plus actifs de Saint-Tite.

Mme Montmarquette a grandi à Montréal tandis que son époux est originaire de Shawinigan. Au début des années 1990, les résidants de la capitale provinciale étaient à la recherche d'un chalet, peu importe la région, où ils pourraient se détendre pendant les fins de semaine et les vacances. C'est finalement une maison de campagne, dans un rang de Saint-Tite, qui les a séduits en 1992.

À l'approche de la retraite, l'idée de s'y installer de façon permanente a été évoquée et discutée. «J'étais un peu craintive. Je n'étais pas sûre que j'aimerais ça. J'ai dit : ''On va faire un  essai''», raconte Nycole Montmarquette, qui a averti son mari qu'elle ne se contenterait pas de rester assise devant la fenêtre à regarder le champ devant leur maison. «Il va falloir qu'on fasse de quoi!», avait décrété l'ancienne adjointe administrative qui avait été impliquée au Centre d'action bénévole de Beauport.

Prêt à s'activer dès son arrivée, le duo adepte de ski de fond a offert ses services au club Le Sillon. Comme les besoins étaient déjà comblés pour cette saison-là, les néo-Saint-Titiens furent invités à s'impliquer l'année suivante. Entre-temps, ils furent bénévoles pour Le Sillon au Saloon SAQ du Festival western édition 2009. «Nous gérions le bar, et les pourboires et un petit pourcentage des ventes revenaient au club», détaille M. Maillette.

Toujours en 2009, les Montmarquette-Maillette ont été sollicités par un voisin conseiller municipal pour participer à la campagne visant à élire André Léveillé à la mairie. Le nouveau conseil municipal chapeauté par M. Léveillé a ensuite proposé au couple de participer à la création d'un comité culturel, question de combler une lacune dans la municipalité.

«Pour les activités culturelles, les gens allaient à l'extérieur. Nous avons essayé de faire quelque chose qui allait toucher tout le monde», indique Mme Montmarquette, qui fut notamment responsable des expositions d'arts visuels à la bibliothèque municipale de 2010 à 2015. Des dégustations de vins et fromages, des activités pour souligner Noël, la fête des Mères et l'Halloween, la présentation de conférences, la projection d'opéras sur grand écran ainsi que des ateliers d'horticulture comptent parmi les projets mis de l'avant par le comité depuis sa création.

Et oui, les Montmarquette-Maillette ont intégré l'équipe de bénévoles du club de ski de fond et de raquette Le Sillon en 2010. Aussi membre du conseil d'administration, M. Maillette est chargé de l'entretien des pistes et des sentiers, tandis que sa conjointe accueille les gens au chalet.

Le Festival western figure également dans le calendrier de bénévolat du couple qui fait partie de l'équipe des spectacles. «Chaque bénévole de l'équipe met plus de 100 heures par année», calcule René Maillette en évoquant ces journées et soirées complètes où on monte et démonte l'aménagement particulier de la scène, transporte les instruments et autres équipements, prépare les loges, accueille les musiciens et les chanteurs et veille à leur confort, etc.

Les deux complices gravitent également autour de la troupe de théâtre La corde à linge.

M. Maillette s'occupe de monter les décors, alors que sa douce moitié est responsable de la billetterie.

Les citoyens de Saint-Tite ont des chances de voir nos Têtes d'affiche dans plusieurs événements ponctuels organisés par la Ville, comme par exemple le grand marché aux puces appelé La course aux aubaines, tenu annuellement la fin de semaine de la fête du Travail. Ils ont aussi décoré l'aréna, l'hôtel de ville et la bibliothèque pour l'Halloween, et l'aréna pour Noël.

On peut déduire que Nycole Montmarquette ne regrette pas sa décision d'avoir quitté Québec pour Saint-Tite, malgré ses appréhensions. «J'aime vivre à Saint-Tite, même si j'aime parfois aller faire une saucette à Québec! Ici, les gens sont tricotés serré. Tout le monde se parle, tout le monde se connaît. Il y a beaucoup plus d'entregent que dans les grandes villes», constate-t-elle.

«Quand nous nous sommes installés en 2008, les gens ne nous connaissaient pas beaucoup, et ils ont été tellement chaleureux!», renchérit son époux.

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